Votre média pour immigrer, vivre, travailler et étudier au Québec, Canada

Le point sur les voyages au Canada

Publié le 16 février 2021
arrivée canada douane voyage international

Les mois de janvier et février ont été riches en nouvelles mesures et changements de position de la part du gouvernement fédéral sur la question des voyages internationaux. La situation précaire de nombreux snowbirds, l’identification des premiers variants de la COVID-19, ou encore les dérives observées durant les fêtes de fin d’année ont constitué autant de facteurs d’inquiétude.

Le Canada fait partie des pays les plus exigeants au monde en termes d’entrée sur son territoire et de sortie. Pourtant, face à l’aggravation de la situation sanitaire mondiale, marquée par l’apparition et la circulation active de variants du virus, voilà un mois qu’Ottawa se résout à durcir encore les mesures de contrôle et de suivi des voyageurs internationaux.

Après un début d’année aussi mouvementé, il n’est pas toujours simple de comprendre quelles mesures sont en vigueur, qui peut rentrer sur le territoire ou non – et surtout sous quelles conditions. Nous vous dressons ici une chronologie des mesures prises depuis début janvier.

7 janvier 2021 : Test négatif obligatoire avant d’embarquer

Depuis le 7 janvier 2021, tous les voyageurs de plus de 5 ans, quelle que soit leur nationalité, doivent avoir réalisé un test de dépistage de la COVID-19 au maximum 72 heures avant le départ. Les résultats négatifs doivent être présentés au personnel de bord avant l’embarquement. Le test peut être de nature PCR ou LAMP. 

Le communiqué de Transports Canada précise aussi que tous les voyageurs seront pris en charge, dès leur arrivée, par des agents des services frontaliers, puis par des agents de l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), afin de subir des évaluations approfondies pour déterminer les signes de maladie, de même que les plans de quarantaine obligatoire de 14 jours. 

Quelques exceptions temporaires étaient toutefois prévues, à l’époque : les voyageurs provenant de Saint-Pierre-et-Miquelon étaient alors exemptés de l’obligation de fournir un test négatif jusqu’au 14 janvier, tandis que ceux arrivant d’Haïti l’étaient jusqu’au 21 janvier. Quant aux personnes de retour des Caraïbes ou de l’Amérique du Sud, le test pouvait être réalisé jusqu’à 96 heures avant leur départ, mais uniquement jusqu’au 14 janvier.

11 janvier 2021 : Les voyageurs privés de leur droit aux aides financières

Depuis le 11 janvier, les personnes qui rentrent de l’étranger n’ont plus le droit aux différentes prestations d’aide pour soutenir financièrement leur quarantaine obligatoire de 14 jours, à savoir :

  • La Prestation canadienne de la relance économique (PCRE),
  • la Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants (PCREPA), et
  • la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique (PCMRE).

Ottawa estime qu’elle n’est pas nécessaire aux voyageurs non essentiels et continue de déconseiller aux particuliers de voyager.

Cette mesure rétroactive s’applique à toutes les personnes qui sont revenues au Canada depuis le 3 janvier 2021 — une mesure qui visait donc, à l’époque, les vacanciers du temps des fêtes.

Sont exemptés les travailleurs de la santé, qui n’ont pas non plus à se mettre en quarantaine. 

Pour accéder au communiqué d’Emploi et Développement social Canada

Les annonces du 29 janvier 2021

Le 29 janvier, Justin Trudeau annonce de nouvelles mesures, dont la rumeur circulait depuis plusieurs jours, et qui étaient notamment plébiscitées par les Premiers ministres ontarien et québécois.

Dès le 29 janvier 2021 : test négatif obligatoire pour les entrées terrestres

Le 29 janvier, Transports Canada annonçait que toutes les personnes entrant au Canada seraient aussi soumises à l’obligation de présenter un test de dépistage moléculaire négatif réalisé au maximum 72 heures avant l’entrée sur le territoire. Les contrevenants risquent une amende de 3 000 $ CAN, mais ne seront pas refoulés à la frontière. 

Il y aurait quelques exceptions, mais seuls les conducteurs de camions commerciaux sont pour l’instant nommés. 

Cette mesure a pris effet le 15 février 2021. 

Du 31 janvier 2021 au 30 avril 2021 : suspension des liaisons pour les « destinations soleil »

Les vols sont suspendus du 31 janvier au 30 avril à destination et au départ des pays des Caraïbes et du Mexique. Air Canada et Air Transat suspendent les connexions entre Montréal et Varadero (Cuba), mais aussi avec Puerto Vallarta (Mexique). 

Des liaisons pour quelques villes du Mexique, de Cuba, d’Haïti et de République dominicaine sont maintenues. 

3 février 2021 : tous les vols à destination du Canada sont concentrés dans 4 aéroports

Le 29 janvier, Transport Canada annonçait également que tous les vols arrivant au Canada seraient concentrés dans quatre aéroports, comme cela avait été le cas au début de la pandémie. À compter du 3 février, seuls les aéroports suivants accueillent les vols internationaux :

  • l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal,
  • l’aéroport international Toronto Pearson,
  • l’aéroport international de Calgary, et
  • l’aéroport international de Vancouver. 

Cela s’applique à tous les voyageurs, qu’ils proviennent des États-Unis, du Mexique, d’Amérique centrale et du Sud ou d’un autre continent. 

22 février 2021 : Quarantaine à l’hôtel et test moléculaire en laboratoire privé aux frais des voyageurs 

Dans une volonté de dissuader les personnes de voyager, à défaut de pouvoir l’interdire, Justin Trudeau a finalement opté pour des mesures de quarantaine plus strictes. Il sera obligatoire pour tous les voyageurs de réserver trois nuits dans un hôtel (approuvé par le gouvernement fédéral), et ce, à leurs frais. Cela inclut tous les frais de subsistance, de nettoyage et de sécurité. 

Un test de dépistage moléculaire est aussi exigé à l'arrivée, aux frais des voyageurs. Ces nuits d’hôtel surveillées sont destinées à attendre les résultats du test. S’ils sont négatifs, le voyageur pourra finir sa quarantaine à son domicile. Dans le cas contraire, il sera pris en charge dans un centre désigné par le gouvernement. Mais dans les cas où le résultat est négatif, les voyageurs devront se soumettre à un second test de dépistage au 10e jour de leur quarantaine. Une trousse de dépistage ainsi que les instructions pour passer ce second test leur sera fourni avant de quitter l'aéroport.

Les personnes ayant une escale dans un autre aéroport canadien doivent présenter leur plan de quarantaine à l’agent aux frontières de l’aéroport de transit. Il est obligatoire de rester à l’aéroport pendant toute la durée du transit. Le séjour en hôtel et la quarantaine seront réalisés dans la ville d’arrivée finale. 

Des exceptions au séjour obligatoire à l’hôtel, dont le montant peut grimper jusqu'à 2 000 $ CAN par personne pour les trois jours, sont néanmoins prévues. Les voyageurs qui reçoivent un résultat négatif avant l'expiration de ces trois jours peuvent, en théorie, quitter l'hôtel pour poursuivre leur quarantaine chez eux, mais le remboursement des nuitées non effectuée relève, a priori, de l'hôtelier.

Outre les travailleurs essentiels, qui en sont exemptés, l'application de la mesure a été reportée jusqu'au 14 mars 2021 pour certains travailleurs étrangers temporaires des secteurs de l'agriculture, de l'agroalimentaires, du poisson et des fruits de mer.

Attention, les voyageurs déjà vaccinés peuvent malgré tout être porteurs du virus et le transmettre. Ils doivent donc se plier aux mêmes contraintes à leur arrivée au Canada.

Ce qui reste en vigueur avec les nouvelles mesures annoncées le 29 janvier :

  • Télécharger ArriveCAN et remplir le formulaire de renseignements et de plan de quarantaine afin de la présenter aux agents frontaliers fédéraux de l’aéroport canadien. Il faudra ensuite renseigner quotidiennement si l’on a des symptômes. L’application envoie une notification et un courriel chaque jour pour rappel. Il est obligatoire d’utiliser ArriveCAN depuis le 21 novembre 2020.
  • Avoir réalisé un test de dépistage au maximum 72 heures avant.
  • Comme le mentionnait Radio-Canada dans un reportage, certains nouveaux résidents permanents ne peuvent entrer au pays, selon une mesure mise en place au début de la pandémie. En effet, seuls les résidents permanents admis peuvent entrer au Canada. Il y a quelques exceptions pour les dossiers approuvés avant le 18 mars 2020, pour les parrainés par un membre de la famille immédiate ou pour ceux vivant aux États-Unis.
Auteur : Marine Caleb
Journaliste indépendante, Marine est aussi cofondatrice du podcast Voix libres, de la Revue L’Esprit libre. Son parcours l’a amenée à travailler en France, au Liban, mais aussi en Israël/Palestine. Passionnée par l’Afrique, le Moyen-Orient et par les questions liées aux migrations et aux minorités.
Autres actualités
Comment profiter au mieux de l'offre culturelle québécoise

À quelques jours de la réouverture des salles de spectacles, faisons le point sur ce dont on peut profiter dès aujourd'hui !

Dernières nouvelles de l’immigration — Mai 2021

Revenons sur les principales annonces de ces dernières semaines, qui intéressent les personnes immigrantes au Québec.