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Né au Québec d'origine étrangère

Publié le 23 mars 2017
Décider d’avoir des enfants et de les élever au Québec quand on est soi-même immigrant pose souvent la question de leur identité. Entre transmission de la culture du pays d’origine et adoption de celle du pays d’accueil, ces enfants de la seconde génération s’approprient un double héritage, reflet de leur appartenance multiple. L’immigration a façonné le visage du Québec et plus encore celui de Montréal. Aujourd’hui, près d’un nouveau-né sur trois au Québec a au moins un de ses parents nés à l’extérieur du Canada. Pendant longtemps, cette population immigrée était majoritairement d’origine européenne. Mais voilà que depuis une trentaine d’années, elle se diversifie de plus en plus. L’immigration européenne baisse tandis que celle originaire d’autres continents augmente. Elle est de plus en plus asiatique, sud-américaine et africaine francophone. Pendant longtemps, l’identité québécoise s’est retrouvée étriquée dans un paradigme essentialiste où une nation = une culture. « Avant la Révolution tranquille, il était davantage de bon ton de défendre une représentation ethnique, ethnoculturelle voire ethnoreligieuse de la nation québécoise » affirme à ce propos Nicole Gallant, professeure-chercheure agrégée au Centre Urbanisation Culture Société de l’INRS. De nos jours, l’identité est perçue comme mouvante. Il est communément admis qu’il existe une multitude de façons d’appartenir et de s’identifier à une société donnée.   Découvrez la suite de l'article en téléchargeant gratuitement le webmagazine "Élever ses enfants au Québec".  
Auteur : Éléonore Genholac
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