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La science des données, une discipline d’avenir

Publié le 11 août 2021
Photo : Chris Liverani

Depuis plusieurs années, on n’entend plus parler que de données, dont nous sommes tous à la fois instigateurs et cibles, en continu. De plus en plus, les questions de la collecte et du traitement de ces informations, que l’on regroupe sous l’appellation « science des données », sont au cœur d’enjeux très forts, à la fois économiques et éthiques. Une discipline fascinante qui permet de répondre adéquatement à certaines situations, voire les anticiper.

Converger vers une société performante

La science des données consiste en la collecte et la compilation de données et informations, dans le but de faire des prédictions et d’accroitre la performance des entreprises. Les données peuvent provenir de n’importe quelle source, de départements au sein d’entreprises jusqu’à des structures technologiques tierces, ou encore être le fruit de simples observations. Une fois mises en commun, elles sont étudiées et analysées en fonction des domaines concernés, puis traduites en actions grâce à des algorithmes. Considérée comme de l’intelligence artificielle (IA), la science des données est un formidable atout qui permet d’anticiper des événements, d’économiser des coûts de production, ou encore d’optimiser les outils destinés aux utilisateurs dans différents secteurs : en d’autres termes, de converger vers une société plus performante.

Pour comprendre l’utilité de cette exploitation de données, Nabil Beitinjaneh, chargé de cours et coordonnateur du programme de science de données à l’Université McGill, l’illustre par un exemple applicable aux pompiers : « En compulsant différentes informations, on peut en tirer des prédictions qui permettent de calculer les probabilités qu’il y ait un incendie sur des sites spécifiques. C’est en développant ce type de connaissances que l’on pourra élaborer des mesures préventives qui permettront aux combattants du feu de mieux faire face à certains événements ». Toutefois, l’intelligence artificielle a ses limites et nécessite l’intervention des êtres humains pour l’interprétation des données.

Se spécialiser en sciences des données

C’est l’objet du Certificat en sciences des données proposé par l’Université McGill. Cinq modules de cours, de 30 à 34 heures chacun, portent sur l’apprentissage de nouvelles compétences en rapport avec des technologies récentes. Principalement destiné à des gens d’affaires, gérants ou gestionnaires, possédant une expertise dans la compréhension des enjeux auxquels ils sont confrontés, ce certificat s’adresse également à des étudiants qui ont déjà une expérience en la matière. Deux spécialisations sont proposées : l’une technique et programmatique, l’autre davantage portée sur le volet d’affaires.

Les premier et dernier modules sont dispensés en tronc commun et réunissent les deux types de spécialisation. Quant au dernier module, il comporte spécifiquement un travail en équipe pour un projet final intégrant toutes les connaissances, une sorte de mise en pratique de l’apprentissage reçu. L’un des défis à relever est proposé par la Ville de Montréal, en utilisant les jeux de données ouvertes du Service de sécurité incendie de la Ville, afin de prédire le risque d’incendie sur le territoire.

Un avenir prometteur

Si la collecte des données en tant que telle a débuté il y a plus de 30 ans, elle a connu un réel essor seulement ces dernières années, sous l’effet de la multiplication de l’information et de son accessibilité, largement facilitée par des technologies toujours plus performantes. Rebondir sur cette masse d’informations pour assurer une qualité de service dans tous les domaines est une opportunité que Jean-Olivier Pitre a saisie en suivant les cours, tout en exerçant son métier au sein de la Société des Transports de Montréal (STM). Cet ingénieur passionné raconte : « Je souhaitais me spécialiser dans le traitement et la valorisation des données, qu’on a les moyens de stocker à l’infini aujourd’hui. On peut les exploiter pour savoir dans combien de temps nous pourrions faire face à une défaillance mécanique, ou encore utiliser des données d’achalandage pour offrir des services en adéquation aux usagers des transports publics métropolitains ». Quand on sait que 42 % des grands employeurs connaissent une pénurie de main-d’œuvre qualifiée en mégadonnées/analytique, il comprend l’utilité d’un tel certificat.

Vous souhaitez vous spécialiser en sciences des données ? L’Université McGill vous propose le Certificat de perfectionnement professionnel en sciences des données et apprentissage automatique, offert en présentiel sur le campus de Montréal ou en ligne.

Auteur : McGill
l’Université McGill, située au cœur de Montréal sur le campus principal d’une des meilleures universités au Canada, l’École d’éducation permanente de McGill offre des programmes novateurs dans le but d’aider les étudiants adultes à lancer leur carrière, à faire progresser leur carrière actuelle ou à changer de domaine complètement.
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