Votre média pour immigrer, vivre, travailler et étudier au Québec, Canada

Les nouveautés de l’imposition version 2020

Publié le 08 mars 2021

« Cette année, tu vas payer plus que ce que tu as gagné ». « Tu ne dois rien sur la PCU ». « Attention, tu ne peux plus déduire tes frais »… Bien des affirmations circulent, et ajoutent à la difficulté d’une déclaration de revenus 2020 qui porte souvent les marques d’une année de pandémie. Voici donc une mise au point nécessaire avant de vous lancer dans vos démarches. 

Déclarer sa PCU 

Avant toute chose, sachez que vous devez déclarer votre Prestation canadienne d’urgence (PCU) comme n’importe quel revenu. Si vous avez perçu un salaire ou avez eu d’autres rentrées d’argent, vous devez les déclarer également puisque les impôts seront calculés sur l’ensemble des revenus. Une annonce récente du gouvernement a clarifié la cible exacte des bénéficiaires de cette prestation. Si elle se limitait aux personnes qui avaient gagné 5 000 $ CAN (revenus d’emploi ou d’entreprise) et plus sur l’année glissante, il restait une notion qui nécessitait d’être précisée. Les personnes admissibles sont bien celles qui ont gagné la somme brute d’entreprise de 5 000 $ CAN sur les 12 mois précédant la demande. Sachez également que si vous ne pouvez pas payer vos impôts dans l’immédiat et devez demander un report vous ne serez pas pénalisé et n’aurez pas d’intérêts, à condition que vos revenus ne dépassent pas 75 000 $ CAN et que vous ayez reçu une prestation en lien avec la COVID-19. 

Déduire mes frais en 2020

Une nouveauté spéciale 2020 a fait son apparition : le taux fixe pour les frais de bureau à domicile. La condition pour en bénéficier ? Confirmer que, en raison de la COVID-19, l’on a été obligé de travailler de chez soi au minimum pendant quatre semaines d’affilée, à plus de 50 % du temps. Un montant forfaitaire déductible de 2 $ CAN par jour a été fixé, avec un maximum allant jusqu’à 400 $ CAN. Ce montant correspondant à 200 jours de travail chez soi. Si vous avez fait du télétravail plus de 200 jours, vous ne pourrez pas déduire les jours supplémentaires en matière de frais. 

L’avantage de cette nouvelle façon de calculer est qu’il n’est nul besoin de produire de reçu, de remplir un document gouvernemental ou de faire confirmer les frais par une signature de son employeur. Enfin, ce taux fixe entraînant une déduction maximale de 400 $ CAN tant au provincial qu’au fédéral, c’est une déduction maximale de 800 $ CAN au total, somme à laquelle vous aurez droit, et ce quels que soient les revenus de l’année 2020. Si le formulaire est simplifié, il faut tout de même noter que les autres dépenses de type véhicules ou repas ont été supprimées au profit unique des frais de bureau à domicile. Toutefois si la déduction forfaitaire ne vous satisfait pas, vous pouvez toujours vous tourner vers l’ancienne version qui prend en compte les frais réels. 

Déduction réelle des frais

Celle-ci est toujours d’actualité si vous pensez qu’elle vous avantage d’un point de vue pécuniaire. Il s’agit de la même déclaration détaillée que celle des années précédentes. Vous devez alors produire tous les justificatifs, sous forme de factures, des dépenses admissibles telles que le loyer, l’électricité, le chauffage, l’entretien, les produits de nettoyages et autres fournitures (la liste n’est pas exhaustive). Si vous cumulez plus de 400 $ CAN en passant par cette méthode, alors il serait peut-être plus judicieux de la choisir. N’oubliez pas de prendre en compte les dépenses au prorata de l’utilisation de l’espace personnel aux fins de bureau. Si ce dernier occupe 10 m2 sur un total de 100, vous ne pourrez prendre que 10 % de chaque facture. Enfin, vous devrez absolument faire signer par votre employeur les formulaires T2200S pour ce qui est du fédéral et le TP64.3 pour ce qui est du provincial.

Crédit canadien pour la formation

Une autre nouveauté concerne les personnes qui font une formation. Jusqu’à aujourd’hui, ils pouvaient réclamer un crédit d’impôt non remboursable sur leurs frais de scolarité. Malheureusement, si leurs crédits dépassaient leurs impôts, il fallait reporter le crédit de scolarité à une année future. Dorénavant si l’étudiant n’est pas imposable, il peut réclamer ce nouveau crédit remboursable au moment où il déclarera des impôts lors de sa vie active. Le montant à réclamer est le moindre de 50 % des frais de scolarité pour l’année, ou la limite accumulée à ce point, qui est de 250 $ CAN.  

Les conditions pour accumuler une limite sont d’être âgé d’au moins 26 ans et au maximum de 65 ans, d’avoir un revenu de travail d’un montant net de 10 000 $ CAN, dans lequel on peut inclure les prestations parentales.

La déclaration de revenus est un vrai casse-tête pour vous ? ImpôtExpert est là pour vous aider en simplifiant toutes les étapes. Vous pourrez alors envoyer directement votre déclaration via le site aux deux paliers gouvernementaux (provincial et fédéral) des impôts.

Auteur : ImpôtExpert
Faites votre déclaration de revenus avec précision et en toute confiance avec le logiciel ImpôtExpert. Il est idéal pour tout type de déclaration de revenus, même si vous possédez une petite entreprise ou un immeuble locatif.
En savoir plus
Autres conseils d'experts
L’Abitibi-Témiscamingue cherche des infirmières et infirmiers

Anne-Sophie évoque son parcours d'infirmière, de la France à l'Abitibi-Témiscamingue, au coeur du Québec.

L’apprentissage du français, pour tous

Des solutions simples existent pour apprendre ou perfectionner son français et augmenter ses chances d'intégration au Québec.