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Publié le 31 mai 2019

Ce qu’il faut savoir pour (enfin) apprécier le hockey

Coupe Stanley 2019 Bruins Blues hockey pour les nuls

Après avoir évoqué l’histoire des Canadiens de Montréal et alors que les finales de la Ligue nationale de hockey viennent de débuter, voici le guide de survie du sport national du Canada, afin de bien en comprendre le fonctionnement et apprécier encore plus les matchs entre amis.

Le sport et ses règles

Le hockey sur glace est le sport collectif le plus rapide du monde. Un match dure trois tiers temps de vingt minutes à temps réel. En d’autres termes, le chronomètre s’arrête à chaque coup de sifflet de l’un des quatre arbitres (deux principaux et deux assistants).

Une partie oppose deux équipes de six joueurs : trois attaquants, deux défenseurs et un gardien. À la différence d’autres sports, les changements s’effectuent généralement par « ligne ». Une ligne est l’ensemble des joueurs qui évoluent en même temps sur la glace. En fin de partie, quand une équipe est menée, il est fréquent que l’entraîneur tente son va-tout en remplaçant le gardien par un joueur de champ pour amener un surnombre sur la cage adverse. L’équipe avec le plus de buts gagne la partie. S’il y a égalité à la fin du temps réglementaire, une prolongation est disputée. Afin d’ouvrir le jeu, les équipes évoluent à quatre contre quatre ou trois contre trois selon la compétition sous le signe du but en Or. La durée de la prolongation est en général de dix minutes. Si aucun but n’est inscrit, une séance de pénalité est organisée jusqu’à ce qu’un vainqueur soit désigné. Que ce soit pendant le match, ou à l’issue de celui-ci, le tir de pénalité s’effectue toujours en un contre un entre le joueur et le gardien sans aucun autre joueur sur la glace.

Le hockey est également un sport de statistiques. Chaque joueur est évalué selon ses prestations. Si le buteur est important, ceux qui permettent le but en créant des décalages sont à féliciter. On parle alors « d’assistance » et non de passe décisive. À chaque but, les arbitres indiquent le buteur et jusqu’à deux assistants qui ont permis la marque. On parle alors de « pointeurs ». Ce classement prend en compte les buts et les assistances. La dernière statistique prise en compte concerne la présence sur le glaçon au moment d’un but. Les joueurs de chaque équipe sont comptabilisés en positif pour ceux qui marquent et négatif pour ceux qui encaissent le but.

Pour les gardiens, le nombre de buts encaissés est évidemment important, mais il est utile de savoir quel est le pourcentage d’arrêts qu’il a effectué pour déterminer qui est le meilleur de la saison. Et un gardien est content lorsqu’il réalise un « blanchissage », c’est-à-dire aucun but encaissé.

Les compétitions locales et internationales

Pour de nombreux hockeyeurs, le Graal est de remporter la Coupe Stanley, qui récompense le vainqueur des séries éliminatoires nord-américaines de la fameuse Ligue nationale de hockey (LNH ou NHL, en anglais). 31 équipes (dont 7 Canadiennes), divisées en 2 conférences (Est et Ouest), s’affrontent durant 82 matchs de saison régulière. Les 8 meilleures équipes de chaque conférence se retrouvent en Play-Offspour des confrontations au meilleur des 7 matchs, avec minimum 2 matchs par équipe à domicile. Lorsqu’une équipe remporte 4 matchs consécutifs sur les 7, on parle de « coup de balai », ou sweepen anglais.

À l’origine, seules 6 équipes existaient et on les surnomme les Original Six :

  • les Canadiensde Montréal,
  • les Red Wingde Détroit,
  • les Maple Leafde Toronto,
  • les Blackhawksde Chicago,
  • les Bruinsde Boston et
  • les Rangersde New York.

Les Canadiens ont soulevé le plus de fois le trophée avec 24 sacres (le dernier en 1993), loin devant les Maple Leaf avec 13 titres (le dernier en 1967).

En Amérique du Nord, les équipes ne sont pas forcément affiliées à une ville. En effet, comme dans les autres « majeurs », il s’agit de franchises appartenant à de riches propriétaires. Ils peuvent à tout moment les vendre et les faire déménager ailleurs. Les raisons de ces départs peuvent être multiples, mais c’est souvent pour aller sur un marché plus intéressant en termes de retombées économiques. Par exemple, les Nordiques de Québec ont quitté la Capitale-Nationale en 1995 pour s’installer à Denver, et ainsi devenir les Colorado Avalanches (ils remportent d’ailleurs la Coupe Stanley à cette occasion). La dernière arrivée est basée dans le désert du Nevada, dans la ville de Las Vegas : les Golden Knights. Elle a été créée en 2017 sans déménagement. Elle a d’ailleurs atteint la finale de la Coupe dès sa première saison.

Chaque franchise possède également une équipe filiale qui permet le développement des jeunes, mais aussi à des joueurs blessés de reprendre le rythme des compétitions professionnelles. La filiale des Canadiens de Montréal est située à Laval et se nomme les Rockets, en l’honneur de l’ancienne gloire Maurice « Rocket » Richard.

Enfin, il y a des ligues juniors de bons niveaux. Au Québec, elle se nomme Ligue de Hockey Junior Majeur du Québec (LHJMQ) et beaucoup de joueurs finissent en NHL plus tard. Elle vient de fêter ses 50 ans d’existence.

D’un point de vue international, il existe deux grandes compétitions qui font vibrer les foules canadiennes, même si le mondial reste en dessous des Jeux olympiques. Les plus titrés restent les Canadiens et les Russes dans ces deux compétitions, dont ils sont favoris à chaque édition. D’ailleurs, il existe un trophée individuel officieux qui récompense un joueur ayant gagné l’Or olympique, l’Or mondial et la Coupe Stanley : le triple Gold Club avec à ce jour 28 récipiendaires.

Les traditions nord-américaines

Dans les ligues américaines, il existe de nombreuses traditions et superstitions.

Si vous ne savez pas quelle équipe joue à domicile, fiez-vous à la couleur des chandails. En effet, l’équipe qui se déplace évolue toujours en blanc, tandis que celle qui évolue devant son public joue avec un maillot coloré. De même, lors des retransmissions télévisées, le club invité/qui se déplace est indiqué en premier car cela va se lire Montréal « joue à » Boston, par exemple.

Aussi, durant les séries, les joueurs ne se rasent plus la barbe jusqu’à l’élimination de leur équipe, ce qui explique la pilosité de certains finalistes. Également à noter, il est fréquent que les joueurs des finales de conférences refusent de toucher le trophée, pour éviter de s’attirer le mauvais œil avant la grande finale.

Dernier fait intéressant. Les équipes font honneur à leur histoire et à leurs anciens. Ainsi, certains numéros de chandails sont retirés et hissés au plafond de l’aréna en souvenir des vedettes d’hier. Ces numéros ne sont donc plus attribués dans l’équipe. Il existe un chandail, et un seul, dont le numéro n’est désormais plus attribuable à aucun joueur, d’aucune équipe : le 99 de Wayne Gretzky, surnommé The Greatest. Toujours meilleur buteur de l’histoire, la LNH lui rend hommage pour son immense contribution à la notoriété et à l’évolution du jeu.

Vous voilà prêt à présent à suivre la grande finale qui a commencé à Boston le 27 mai dernier !

Auteur : Immigrant Québec

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