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Publié le 03 mars 2015

L’emploi au Québec : méfiez-vous des idées reçues

L’emploi au Québec : méfiez-vous des idées reçues

Vous avez d’autres questions sur l’emploi au Québec, télécharger gratuitement le guide Travailler au Québec ou consulter la page dédiée à l'emploi sur notre site Internet. À leur arrivée au Québec, de nombreux immigrants espèrent trouver un emploi à hauteur de leurs compétences et de leurs rêves. Cependant, le Québec n’est pas un eldorado, trouver un emploi n’est pas chose facile et il faut accepter de faire des concessions et parfois de changer de carrière professionnelle pour arriver à ses fins. Il est donc primordial de ne pas avoir trop d’idées préconçues à votre arrivée afin d’affronter la réalité du marché du travail québécois.

Je peux travailler au Québec sans parler ni le français ni l’anglais

Trouver un emploi au Québec en ne parlant ni le français ni l’anglais est une mission quasi impossible. Le Québec étant une province francophone, la maîtrise du français est nécessaire autant dans sa vie privée que professionnelle. De nombreux employeurs vous demanderont également d’avoir une excellente maîtrise de l’anglais, en fonction du type d’emploi pour lequel vous postulez. Commencer l’apprentissage du français avant votre arrivée est primordial. Vous pourrez ensuite poursuivre cet apprentissage à votre arrivée au Québec.

Mes diplômes seront reconnus

Avant de venir vous installer au Québec, veillez à vous renseigner sur l’équivalence et la reconnaissance de vos diplômes. En effet, le système d’éducation et les diplômes qui sanctionnent les études ne sont pas les mêmes au Québec qu’ailleurs. Lorsque vous postulez à un emploi, pensez à indiquer l’équivalence de votre diplôme avec le système québécois. Les titres de vos diplômes ainsi que les universités ou les écoles dans lesquelles vous les avez obtenus ne parleront pas à un recruteur québécois. De plus, l’emploi que vous exerciez dans votre pays d’origine n’a peut-être pas le même titre au Québec, ou peut faire partie d’un ordre professionnel. « En raison d’une faible connaissance du pays et surtout d’un réseau social limité, je pense que beaucoup d’immigrants rencontrent des difficultés d’insertion professionnelle à leur arrivée. Dans ma formation, 95 % des finissants étaient des immigrés. Pour moi, étudier au Québec permet d’avoir une meilleure visibilité sur le marché de l’emploi. Le choix d’une formation de courte durée comme une Attestation d’Etudes Collégiales, proche de sa formation initiale, peut être pertinent et permet de se réorienter et de correspondre aux besoins du marché local. » Serge Philibert

Je vais trouver un emploi avec les mêmes responsabilités que celles que j’avais avant de venir au Québec

À votre arrivée au Québec, vous devrez sans doute faire des concessions concernant l'emploi auquel vous souhaitez accéder. Si dans votre pays d'origine vous occupiez un poste à hautes responsabilités, ce type de poste est peut-être rare dans votre secteur d’activités. Soyez prêt à repartir de zéro ou à occuper un poste de niveau inférieur à celui que vous occupiez auparavant, et ce pendant quelques années, le temps de gravir la hiérarchie. Cela peut être très difficile à vivre pour des personnes ayant déjà une carrière professionnelle de dix ou quinze ans car elles pourront avoir l'impression de ne pas être embauchées à hauteur de leurs compétences (et à la même hauteur salariale donc), voire même de s'ennuyer dans un poste représentant moins de défis. « Les démarches pour trouver un emploi à la hauteur de mes attentes ont été longues. Au Mexique j'étais gestionnaire de projets et coordonnais une équipe de 30 personnes au sein du ministère de la Santé. Je me suis rapidement rendu compte que mon expérience professionnelle n’était pas reconnue au Québec et que je ne pourrai trouver tout de suite un emploi du même niveau que celui que j'exerçais au Mexique » Luis René

C’est très facile de décrocher un job bien payé dans mon domaine

Mieux vaut ne pas vous faire trop d’espoir en pensant décrocher le job de vos rêves avec le salaire correspondant dès le début. Il est possible que vous soyez contraint de débuter avec un emploi moins rémunérateur que ce que vous connaissiez dans votre pays d'origine. Certains devront recommencer avec un travail payé le salaire minimum (fixé à 10,35 $ CAN l'heure au 1er mai 2014). Néanmoins n'oubliez pas que cela vous permettra d'acquérir une première expérience professionnelle au Québec. Il s’agit de « l’expérience québécoise », requise par la plupart des employeurs. C’est ensuite à vous de faire vos preuves pour pouvoir évoluer et atteindre petit à petit le niveau que vous convoitez. De la même façon, le salaire évoluera avec votre poste. « Je conseille aux nouveaux arrivants d'être ouverts aux changements et prêts à faire des concessions pour obtenir une expérience professionnelle intéressante. Le bénévolat peut également être un bon moyen d'y parvenir. Cela ouvre des portes et permet de développer son réseau. Au début, à mon avis, il faut faire des concessions et accepter un emploi moins intéressant mais qui peut ouvrir de nombreuses opportunités par la suite (promotion à l'interne ou première expérience valable sur le marché du travail). » Asma

J’ai trouvé un emploi, je suis désormais tranquille

Même si vous avez trouvé un emploi sur du long terme, cela ne veut pas dire que tout est acquis. Il est donc important pour un nouvel arrivant d’adopter les bonnes attitudes dans son nouvel environnement de travail. Connaître la culture de votre entreprise est primordial pour bien s’intégrer et s’épanouir dans son nouvel environnement. Ainsi, au Québec, la coopération en équipe est une valeur importante dans le travail. Il est attendu de vous que vous collaboriez avec vos collègues : si certains obstacles sont rencontrés lors de la mise en place d’un projet, votre employeur appréciera que vous soyez force de proposition. De plus, les relations avec ses supérieurs hiérarchiques en surprendront plus d’un. Au Québec, les rapports avec son patron sont moins formels et officiels que dans d’autres pays. Les relations sont moins pyramidales et il est considéré comme normal de pouvoir parler à son supérieur directement. Cependant, cette accessibilité ne doit pas être confondue avec familiarité. La ponctualité est également de mise. Ainsi il est d’usage au Québec que les réunions commencent à l’heure. Il en va de même avec les échéances. Un employeur s’attendra à ce que vous remettiez votre travail pour le jour fixé. Évidemment, on attendra de vous que vous respectiez vos horaires de travail. Faire des heures supplémentaires ou rester tard au travail, lorsque rien ne le justifie, peut être mal interprété par vos collègues et signe que vous vous organisez mal dans l’accomplissement de vos missions.  

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