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Publié le 03 mai 2016

Ne gardez pas votre culture juste pour vous !

Elena Vendittelli Faita dirige la Quincaillerie Dante, ce commerce de la Petite Italie dont sa famille est propriétaire depuis 1956. Spécialisée à ses débuts dans la vente d’outils de construction fabriqués en Italie, c’est principalement à la vente d’articles de cuisine que la Quincaillerie Dante se voue aujourd’hui. En 1993, Elena Vendittelli Faita lance l’école de cuisine Mezza Luna dans l’espace adjacent au commerce. Elle y enseigne les traditions culinaires italiennes. Elle reçoit l’insigne de chevalière de l’Ordre national du Québec en 2008 pour sa contribution à l’univers culinaire québécois. La Quincaillerie Dante fête son 60ième anniversaire cette année et c’est une véritable institution dans le quartier. Mais vous n’avez pas toujours offert les mêmes produits. L’adaptation au fil des ans explique- t-elle votre succès ? Oui. Au début, on avait beaucoup de clients italiens, mais ils commençaient de plus en plus à partir s’installer dans d’autres quartiers de Montréal comme Saint-Léonard ou Rivière-des-Prairies. Il fallait trouver un moyen pour que les Québécois nous connaissent plus. En même temps, les grandes quincailleries comme Home Depot ou Réno-Dépôt arrivaient à Montréal, les gens ne venaient plus chez nous pour acheter leur tournevis ou leur marteau. Si on restait dans le domaine de la quincaillerie, notre commerce allait mourir. Il fallait prendre une autre route. On a pris celle de la cuisine. On a commencé par faire des démonstrations de fabrication de pâtes dans les salons d’exposition et au magasin. De plus en plus de gens venaient nous demander quelle sauce utiliser avec telles pâtes, par exemple. Et c’est comme ça que l’école de cuisine est née. Aujourd’hui, j’ai 20 000 élèves d’inscrits et je donne 150 cours par année.

Votre recette semble marcher. Pouvez-vous nous décrire une de vos journées typiques ?

J’arrive toujours au magasin vers huit heures pour vérifier les factures. Ensuite, je vais passer une quinzaine de minutes au café avec des amis, avant de retourner au magasin. Je fais la liste des choses dont j’ai besoin pour mon cours de cuisine du soir et j’appelle chez Milano (supermarché italien) s’il y a de la viande à commander. Pendant la journée, je travaille au magasin et je m’occupe des étalages parce que j’aime que mon commerce ait l’air beau et propre. Retrouvez la suite de l'article en téléchargeant gratuitement le dossier "Démarrer une entreprise au Québec".

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