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Publié le 26 août 2019

Nouvelles mesures de soutien à l’embauche de travailleurs étrangers au Québec

mtess

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a annoncé la mise en œuvre de nouvelles mesures destinées à aider les entreprises québécoises dans leurs campagnes de recrutement à l’international et dans l’intégration en emploi des travailleurs temporaires étrangers.

Voilà plusieurs mois que le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale (MTESS) a entamé la Grande corvée 2.0, une vaste campagne visant à déterminer et à cartographier les besoins de près de 12 500 entreprises québécoises.

Beaucoup de petites et moyennes entreprises ne sont pas en mesure de se doter de départements structurés des ressources humaines. Pour celles d’entre elles qui peinent à trouver de la main-d’œuvre localement et doivent se tourner vers des campagnes de recrutement à l’international, les charges organisationnelle et budgétaire peuvent rapidement devenir un frein.

C’est la raison pour laquelle le ministre Boulet a annoncé un investissement de près de 55 millions de dollars jusqu'en 2021 et quatre nouvelles mesures, dirigées vers les entreprises et les travailleurs, pour venir encourager et soutenir le recrutement et l’intégration en emploi des personnes immigrantes.

Aide au recrutement international pour les entreprises québécoises

Les entreprises vont pouvoir compter sur plusieurs mesures d’aide financière à chaque étape de leur projet de recrutement de travailleurs temporaires à l’étranger.

La première mesure intervient dans le cadre des missions de recrutement à l’international auxquelles une entreprise pourrait décider de participer. Il en existe de nombreuses, qui sont organisées toute l’année dans la plupart des régions du monde. Le gouvernement offre alors le remboursement de 50 % des frais engagés, par entreprise et par mission, dans la limite de 5 000 $ CAN.

La seconde mesure vient appuyer les structures privées qui entreprennent une campagne de recrutement international en-dehors de quelconque missions, c’est-à-dire de leur propre initiative. Cette fois, le MTESS offre le remboursement de 50 % des frais de transport, d’hébergement et de bouche, dans la limite de 5 000 $ CAN.

Pour finir, lorsqu’une entreprise finalise l’embauche d’un travailleur étranger temporaire, une aide de 1 000 $ CAN pourra être versée par travailleur, à titre de participation aux frais de déménagement, qui sont souvent proposés par le recruteur et assumés par l’entreprise.

Une quatrième mesure clôt l’annonce, qui va concerner certes les entreprises, avec une bonification des subventions salariales existantes, mais aussi les travailleurs étrangers et leur conjoint.

Une meilleure intégration des personnes immigrantes et de leur famille

La quatrième mesure annoncée est l’admissibilité des travailleurs temporaires et de leur conjoint ou époux à toute l’offre des services publics d’aide à l’emploi. Cette mesure, déjà opérante depuis quelques mois, est désormais actée, et elle devrait s’avérer payante dans l’intégration des personnes immigrantes temporaires.

C’est ainsi que seront bonifiés à la fois le Programme d’aide à l’intégration des immigrants et des minorités visibles (PRIIME) et le Programme d’intégration en emploi de personnes formées à l’étranger référées par un ordre professionnel (IPOP). L’accès à ces mesures, notamment PRIIME, n’est ainsi plus réservé aux résidents permanents arrivés au Québec depuis moins de cinq ans.

L’entrée en vigueur de cette quatrième mesure va notamment permettre au gouvernement, sous conditions, d’augmenter la subvention salariale versée à l’entreprise qui embauche une personne immigrante ou un membre d’une minorité visible de 50 % à 70 % du salaire brut, pour un emploi à temps plein et sur une période de 52 semaines maximum. Cette subvention vise à améliorer l’intégration de ces personnes en emploi, en permettant aux entreprises de développer ou proposer des services de formation, d’accompagnement individuel, de francisation ou encore des outils de gestion des ressources humaines.

Pour plus d’information, consultez la page En action pour la main-d’œuvre, sur le site du MTESS.

Auteur : Basile Moratille

Responsable des contenus éditoriaux, Immigrant Québec

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