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Publié le 17 février 2016

"Vous êtes responsable de votre santé"

"Vous êtes responsable de votre santé"

Spécialisée dans l’accompagnement des immigrants et des entrepreneurs, Fatima Hadji est conseillère en sécurité financière affiliée à la Financière Sun Life. Un conseiller en sécurité financière aide son client à choisir une protection adaptée à ses besoins et qui va préserver son épargne en cas d’imprévus. La profession est réglementée par l’Autorité des marchés financiers.

Pourquoi souscrire à une protection individuelle alors que la RAMQ couvre déjà les frais médicaux ?

La logique nord-américaine est très différente de la logique européenne. En France, par exemple, c’est la sécurité sociale qui couvre une majeure partie. Ici, le gouvernement couvre le minimum. Un incident peut placer un individu dans une situation de grande vulnérabilité s’il n’a pas pris suffisamment de précautions. Par exemple, en cas d’invalidité, le régime public couvre les 4 premiers mois à 55% du salaire avec un plafond de 520 $ CAN /sem. Après il n’y a plus rien (sauf en cas d’accident de la route ou du travail). C’est à vous de compléter en souscrivant à une assurance invalidité individuelle. Il faut prendre conscience qu’au Québec, on est responsable de sa santé et de sa famille.

Quel est le moment opportun pour faire appel à un conseiller en sécurité financière ?

Généralement, les gens vont se poser la question vers 30-35 ans quand ils commencent à avoir des responsabilités : une vie de couple, des enfants, une hypothèque, etc. Il faut se demander par exemple si votre conjoint(e) pourra subvenir aux besoins de toute la famille si vous n’êtes plus dans le portrait. Le conseiller fait l’analyse de vos besoins financiers du moment et vous propose une solution qui correspond le mieux à votre situation, que ce soit par le biais d’une assurance vie, invalidité ou maladies graves. Si vous n’avez pas d’assurance collective ou si vous estimez que votre régime collectif n’offre pas une couverture suffisante, le conseiller peut aussi vous proposer une  police individuelle d’assurance maladie complémentaire. C’est important d’être accompagné pour faire son choix car ce sont des assurances qui nous suivent toute notre vie.

Qu’entend-on par assurance invalidité ?

L’assurance invalidité remplace une partie de votre revenu si vous êtes dans l’incapacité de travailler. Généralement, les assurances collectives proposées par les employeurs comprennent un volet invalidité qui garantit jusqu’à 70% du salaire et, dans le meilleur des cas, jusqu’à 65 ans. Si le programme d’assurance collective est moins généreux, cela peut valoir la peine de souscrire à une assurance invalidité individuelle. Il faut aussi avoir en tête que si vous perdez votre emploi, vous perdez du même coup vos droits à l’assurance collective. Pour les travailleurs autonomes, les propriétaires de petites entreprises, les employés contractuels, l’assurance invalidité est l’assurance à souscrire en priorité. Il leur faut au moins être en mesure de payer leurs factures tous les mois. Beaucoup de facteurs vont conditionner le prix et les garanties mais on peut dire qu’en moyenne, c’est 70% du salaire, non imposable. On peut choisir la durée qui peut être de 2 ans, 5 ans ou jusqu’à 65 ans. Si, par exemple, je choisis 2 ans, alors je touche 70% de mon salaire pendant ces deux années. Prenons le cas d’un homme de 30 ans, non fumeur. Appelons le Bastien. Avec une prime mensuelle de 60 $ CAN environ par mois, Bastien peut s’assurer sur un revenu de 40 000 $ CAN jusqu’à ses 65 ans. Autrement dit, s’il devient invalide, il pourra toucher 2500 $ CAN par mois jusqu’à ses 65 ans. Quand on parle d’assurance vie, ce n’est pas toujours ce que l’on croit… Effectivement. Une assurance vie, ici, c’est plutôt l’équivalent de ce qu’on appelle une assurance décès dans d’autres pays. En cas de décès, l’assurance verse une prestation aux bénéficiaires que vous avez choisis et au montant que vous avez choisi. Le montant est fixé en fonction du besoin, généralement pour couvrir le passif s’il y a une hypothèque et garantir les revenus de la famille en cas de décès. Supposons que notre Bastien prenne une assurance vie temporaire de 250 000 $ CAN sur 10 ans (prime garantie 10 ans), sa prime sera autour de 20 $ CAN par mois. À tout moment, Bastien peut transformer son produit en assurance vie permanente, ou la cesser. Pour lire la suite de l'entrevue, téléchargez gratuitement le dossier " La système de santé et les assurances au Québec".

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