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Publié le 12 septembre 2018

Apprendre un nouveau métier au Québec

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Il n’est pas rare de voir de nouveaux arrivants repartir de zéro d’un point de vue professionnel. Cela implique de cesser l’exercice de son ancien métier et surtout d’en réapprendre un nouveau, un double défi pour ceux qui s’y engagent. Justement, le Québec offre un large choix de programmes destinés aux personnes qui souhaitent réorienter leur carrière, dans le domaine sensible de la santé par exemple.

Donner du souffle à sa carrière

Marcelo Gomez Molina était dans l’impossibilité d’exercer son métier, à son arrivée au Québec. Deux ans plus tard et quelques précieuses informations recueillies par lui-même, ce dentiste de formation a décidé de s’inscrire à l’Université de Montréal. «Je savais que le processus d’équivalence serait long et compliqué, alors j’ai opté pour un choix stratégique de façon à travailler dans le domaine de la santé, tout en capitalisant sur mon expérience précédente». Deux maîtrises en poche, l’une en gestion de systèmes de santé et l’autre en gestion de la qualité et de la sécurité des patients (Quéops-i), l’ont propulsé comme adjoint à la direction des services professionnels au Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de Sainte-Thérèse, dans les Laurentides. Épanoui et heureux de sa décision, il ne regrette pas un seul instant les quatre années d’études supplémentaires que cela a demandé.

S’enrichir d’une autre formation

L’Université de Montréal a bien compris l’enjeu des diplômés de haut niveau en offrant une trentaine de programmes de spécialisation dans des domaines variés. L’école de santé publique a été créée, entre autres, dans cette optique. Elle permet aux personnes ayant déjà à leur actif des études poussées, de conserver leur valeur ajoutée et de la compléter par des certificats ou des diplômes leur permettant d’exercer un nouveau métier dans leur secteur de compétence. Les inscriptions sont contingentées mais ouvertes à tous les nouveaux arrivants. Les critères d’admission sont différents en fonction des diplômes proposés mais aussi du parcours scolaire préalable. La bonne nouvelle c’est qu’il n’est pas nécessaire d’avoir la résidence permanente pour y accéder. Le processus est facilité, il suffit de déposer une demande d’admission sur le site et de l’accompagner par la suite des documents classiques tels que preuve d’identité, copies des diplômes, relevés de notes et autres lettres de motivation et de référence.

Exercer un nouveau métier

Chacun y trouve son compte puisque les formations en santé publique sont adaptées aux besoins de la société. Les profils des étudiants sont éclectiques, provenant de sciences humaines et sociales aux mathématiques en passant par les sciences infirmières. C’est après avoir quitté le Brésil où elle était vétérinaire que Lilian Mazurechen a pris connaissance des microprogrammes et s’est inscrite en interface animal-homme-environnement et santé ainsi qu’en interventions en santé publique vétérinaire. Une prolongation logique de sa formation d’origine, qu’elle résume bien : «Avec ce diplôme, je pourrai travailler dans le domaine de Santé publique vétérinaire, sans faire partie de l’ordre des Médecins vétérinaires du Québec. C’est un métier que j’ai toujours envisagé au Brésil au même titre que vétérinaire, mais je n’ai jamais eu l’opportunité de le faire».

Lilian invite les nouveaux arrivants à ne pas se laisser abattre par les obstacles qui qu’ils pourraient rencontrer : «On reçoit des conseils de tout le monde, mais je vous encourage fortement à parler avec des gens de votre métier dans le marché de travail et dans les universités. L’évènement Portes Ouvertes de l’Université de Montréal a été un élément fondamental pour la découverte de mon chemin. Bonne chance à tous !»

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Nouvel arrivant à Montréal ? Vous êtes professionnel formé à l’étranger et souhaitez rester dans votre domaine tout en exerçant un nouveau métier ? L’Université de Montréal vous permet d’avoir accès à des programmes spécifiques spécialement conçus pour vous. Informez-vous à l’École de santé publique de Montréal.

Auteur : Université de Montréal

L’Université de Montréal est le premier pôle d’enseignement supérieur au Québec. Parmi les 600 programmes d’études qu’elle offre à tous ses étudiants, il y a celui que vous cherchez. Trouvez-le dès maintenant !

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Même si les universités québécoises demeurent très compétitives par rapport à l’offre nord-américaine, elles n’en demeurent pas moins coûteuses. Mais si les frais de scolarité peuvent s’avérer élevés pour les étudiants étrangers, un certain nombre de mesures et d’initiatives d’aide au financement existent pour que ces derniers ne soient pas un frein à l’éducation et à la mobilité internationale des étudiants.

 Avantages financiers 

Au Québec, tous les étudiants paient des droits de scolarité, dont le montant est fixé par le gouvernement provincial. Les sommes sont bien évidemment différentes selon le statut de l’étudiant, son pays d’origine, ainsi que le niveau d’études envisagé. Étudiant du Québec et étudiant canadien non-résident du Québec, réfugié, étudiant étranger titulaire d’un permis d’études, résident permanent, premier, second et troisième cycle : à chaque cas de figue, les frais de scolarité sont susceptibles de varier sensiblement. Certains pays ont signé avec le Québec des accords bilatéraux de mobilité universitaire, qui prévoient aménagements de frais de scolarité à destination des étudiants. En plus des accords bilatéraux, certains étudiants étrangers peuvent être exemptés de droits de scolarité supplémentaires en fonction de l’excellence de leur dossier académique par exemple. D’autres bénéficient de programmes de bourses privées, voire de bourses et de prêts gouvernementaux.

Des ressources variées

Isabelle Dalceggio, coordinatrice ressources socio-économiques à l'Université de Montréal, conseille vivement de s’informer sur les aides financières offertes aux jeunes venus étudier dans les programmes pédagogiques québécois : « Quelle que soit votre situation, vous pouvez en savoir plus en vous rendant dans les bureaux des étudiants internationaux situés sur votre campus. Il y a là des conseillers qui peuvent vous orienter». En effet, il serait dommage passer à côté d’une aide dont vous pourriez bénéficier, faute d’avoir reçu les bonnes informations. Isabelle Dalceggio rajoute qu’outre ces aides régulières, il y a aussi des volets d’offres d’urgence de type bons alimentaires ou de transport, voire des paniers de Noël : « Nous avons aussi des ententes en externe, avec les centres communautaires ou ceux liés au logement. On guide nos étudiants dans les domaines nécessaires et il arrive fréquemment que notre référencement sorte du cadre des études ».

Programme de prêts et bourses du gouvernement

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec offre un programme qui accorde des aides financières jumelant prêts et bourses, calculées en fonction de votre situation financière. On parle de programme à caractère contributif car vous en êtes responsable. Marcus Vinicius, résident permanent en maîtrise de démographie à l'Univeristé de Montréal a expérimenté ce volet. Arrivé en 2015 du Brésil et bien qu’il ait préparé son immigration en mettant de l’argent de côté, il a eu besoin d’étoffer ses revenus : « Je me suis renseigné auprès du bureau pour ce type de demande. Ils m’ont conseillé de déposer un dossier dans le cadre du programme prêts et bourses du gouvernement, ce que j’ai fait. Il faut savoir que j’ai une partie en bourse et l’autre en prêt, dont l’avantage est le taux d’intérêt extrêmement bas. Je dois commencer à rembourser le prêt six mois après la fin de mes études ». Si vous avez un emploi rémunéré, le montant de la bourse diminue proportionnellement : « Mais avoir un emploi peut finalement s’avérer être doublement payant : j’ai ainsi travaillé en collaboration avec des professeurs sur des sujets directement connectés à mon sujet de recherche, ce qui s’est avéré être un réel atout dans mes recherches autant qu’en matière d’expérience professionnelle ».

Les bourses philanthropiques 

Si vous n’avez pas pu adhérer au programme gouvernemental de prêts et bourses, ne baissez pas les bras pour autant. Il y a des centaines d’autres moyens de vous faire aider financièrement. Isabelle Dalceggio évoque la planification budgétaire pour une meilleure gestion optimale de vos ressources, avec l’aide de conseillers dédiés. Enfin, votre université propose certainement un répertoire des bourses, alimenté par des donateurs privés tels que des entreprises. Les critères fort éclectiques d’obtention vont du domaine d’études à la nationalité en passant par le programme suivi. Alors qu’attendez-vous pour soumettre votre candidature ?

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Étudiant à l’Université de Montréal ? Vous vous posez des questions sur le financement de vos études ? L’Université de Montréal vous permet d’avoir accès à un large panel d’aides financières. Informez-vous.

La date limite d'admission dans plusieurs programmes d'études est le 1er février. Faites vite si vous souhaitez débuter votre programme d'études en septembre !

Publié le : 31 janvier 2019