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Publié le 23 mai 2018

De boulanger à propriétaire de succursale avec Première Moisson

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Qui n’a pas déjà goûté à une viennoiserie ou une pâtisserie Première Moisson ? Ce que vous ne savez peut-être pas c’est que Première Moisson est aussi une entreprise où les nouveaux arrivants sont les bienvenus. Gérald Loersch propriétaire d’une succursale à Québec partage son expérience avec nous.

Comment êtes-vous arrivé au Québec ?

Originaire d’un village de l’Est de la France, j’ai tenté l’aventure du Programme Vacances-Travail (PVT) en 2013 après être tombé en amour de la province. Le style de vie, la chaleur des gens, la convivialité, tout donnait envie de venir le vivre.

Qu’est-ce qui vous dirigé vers Première Moisson ?

Le hasard ! Dès notre arrivée à Montréal, nous avons été momentanément hébergés chez Sébastien, un de mes anciens employés qui était là depuis un an. Il travaillait chez Première Moisson et il allait changer d’emploi une semaine après. Trois jours après avoir déposé nos bagages je lui ai demandé si je pouvais l’accompagner par curiosité pour voir comment cela se passait dans une boulangerie québécoise. Aussitôt dit, aussi fait. Son patron, à l’instar de tous les québécois m’a accueilli les bras ouverts et m’a offert de reprendre le poste de Sébastien. Ce que je me suis empressé d’accepter !

Comment avez-vous évolué au sein du groupe ?

Au bout de quelques mois, le propriétaire (Mario Boulanger) m’a dit que je ne resterais pas longtemps chez eux. Inquiet je lui ai demandé si j’allais être licencié. Il m’a dit que c’était plutôt l’inverse : qu’il allait me faire évoluer rapidement. Effectivement peu de temps après j’ai été détaché dans les bureaux de Vaudreuil-Dorion pour devenir boulanger conseil.

En quoi consiste le travail du boulanger conseil ?

Beaucoup de déplacements dans les différentes succursales pour mettre en place les nouveaux produits. Je faisais aussi l’accueil et la formation des nouveaux boulangers. Le travail est aussi axé sur la recherche et le développement car nous travaillons avec les Moulins de Soulanges. Nous mettons en place de nouvelles farines, car Première Moisson fabrique sa propre farine, il faut par exemple choisir le blé qui sera utilisé. On travaille en partenariat avec pas moins de 85 agriculteurs et 350 champs.

Vous n’aviez qu’un PVT, cela n’a pas freiné votre employeur ?

Pas du tout. Il faut savoir qu’au sein de la compagnie il existe une structure dédiée aux nouveaux arrivants, pour les aider dans leur immigration. Il ne restait que six mois à mon PVT. Demander la résidence permanente à ce moment là n’aurait pas été judicieux puisque je ne l’aurais pas eue avant la fin du PVT. Ils m’ont établi un contrat de jeune professionnel de deux ans et j’ai entamé les démarches au cours de cette période-là.

De boulanger conseil à propriétaire de votre commerce, ça s’est passé comment ?

Très naturellement. J’avais déjà une expérience de commerce en France. Quand j’ai appris qu’une succursale allait s’ouvrir à Québec, j’ai fait part de ma motivation à la prendre en charge. Je suis propriétaire à 50% de ma boulangerie dont l’autre moitié appartient à Première Moisson. Malgré mon expérience j’ai eu droit à une formation complète qui englobait l’administration, la boulangerie et la pâtisserie, mais aussi la cuisine. Ce qui était plus que bienvenu puisque je ne connaissais pas les subtilités du rayon traiteur.

En dehors d’un apport financier, quelle est la présence de Première Moisson au sein de votre commerce ?

Entière dans le bon sens du terme. On ne se sent pas livré à nous-mêmes. Dès que nous avons une question ou une situation particulière qui demande peut-être de l’assistance, ils sont à nos côtés pour nous épauler. Une fois par mois il y a un gestionnaire de territoire qui visite le magasin pour vérifier la conformité et la gestion du magasin. Le suivi est régulier, c’est un véritable confort.

Une fois que vous êtes propriétaire de votre magasin, quelles sont les possibilités d’évolution ?

Excellentes ! Si on ne souhaite plus être partenaire, Première Moisson nous aide à retrouver un autre poste selon nos aspirations. On peut être redirigé vers d’autres succursales pour y être employé, devenir directeur ou alors récupérer un poste au sein des opérations dans les bureaux. Il y a tellement d’options et j’ai vu d’anciens partenaires évoluer dans toutes les directions. Il faut admettre que l’évolution n’est absolument pas figée.

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Auteur : Première Moisson

Première Moisson est une entreprise québécoise qui se consacre à la fabrication et à la vente de produits sains, élaborés selon une approche artisanale respectueuse des grandes traditions boulangères, pâtissières, charcutières et autres.

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Publié le : 14 novembre 2018

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Le français est la langue officielle du Québec, il est donc fortement recommandé de savoir parler, lire et écrire le français si l’on souhaite travailler ou poursuivre des études dans la province. Quand on n’est pas francophone, on peut le devenir en suivant un certain nombre de programmes, dont celui de l’Université de Montréal : certificat en français langue seconde.  

Pourquoi ce programme  ? 

Parce qu’une grande partie des nouveaux arrivants est allophone, c’est-à-dire que sa langue première est différente de la langue officielle au Québec. Si certains viennent avec des bases qui leur permettent de se débrouiller au quotidien, ces acquis ne sont plus suffisants pour ceux qui souhaitent évoluer dans le milieu universitaire ou professionnel. C’était le cas de Carla Simon : « Quand je suis arrivée à Montréal pour ma maîtrise en études internationales, je savais que le français serait le plus grand obstacle pour moi. J’avais suivi des cours de français au Brésil, mais je n’étais pas très à l’aise à l’idée poursuivre mes études universitaires dans ce qui serait ma quatrième langue. À l’Université de Montréal, j’ai eu accès à une panoplie complète de services dont les cours du certificat en français langue seconde. J’ai suivi des ateliers de phonétique et de français écrit et me suis inscrite au “tutorat” du Centre de communication écrite où j’ai eu six rencontres avec une professeure qui m’aidait à travailler sur mes faiblesses. C’est très important de s’investir pour améliorer nos connaissances d’une langue étrangère, mais cela s’avère beaucoup plus facile quand on a derrière nous une institution qui nous appuie dans ce processus ».

À qui est destiné ce programme  ? 

Tout le monde ou presque. Il est tout de même nécessaire d’avoir les bases du niveau 4 — intermédiaire. Pour être titulaire du certificat, il faut avoir suivi tous les cours et réussir les examens jusqu’au niveau 7. Il est cependant possible de quitter le programme avant la fin et c’est le cas des personnes qui trouvent un emploi en cours de route. Certains reviennent pour parfaire leur français, en s’inscrivant à un niveau supérieur à celui qu’ils ont quitté, puisqu’ils ont pu pratiquer la langue dans le cadre de leur activité. D’autres fois, ils ont eu une parenthèse dans un univers non francophone et ont vu leur niveau de français régresser et ils doivent alors retourner sur les bancs de l’université à un niveau plus bas que celui qu’ils ont quitté. En revanche, l’élément constant demeure la flexibilité du programme, notamment au niveau des horaires. Libre ou régulier, c’est l’étudiant qui le choisit, avec pour seule contrainte le respect de la progression. Si la moitié des cours a été suivie et les examens correspondants réussis, cela donnera lieu à des crédits universitaires.

Un diplôme à la clé

À l’issue de la formation, un diplôme vous attend, à condition d’avoir obtenu les trente crédits qui la composent. Monique Beaulac, responsable du programme certificat de français langue seconde à l’Université de Montréal souligne les nombreuses alternatives : « On peut compléter le français langue seconde par deux autres certificats tels que traduction et communication par exemple, de façon à obtenir un baccalauréat par cumul. On peut aussi associer les 30 crédits du certificat à 60 crédits d’un certificat spécialisé et déboucher sur un baccalauréat majeur mineur. La majeure sera liée au domaine particulier et la mineure en français langue seconde ». Enfin si vous choisissez de ne passer que ce dernier, vous pourrez vous prévaloir d’un premier diplôme universitaire québécois. S’il ne remplace pas les tests de compétence linguistique, c’est une excellente préparation pour les réussir en toute sérénité et surtout pour vous ouvrir les portes de la francophonie.

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Nouvel arrivant à Montréal ? Vous souhaitez parfaire votre français ? L’Université de Montréal vous permet d’avoir accès à un programme de qualification spécialement étudié pour vous. Informez-vous.

Publié le : 10 décembre 2018