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Publié le 25 avril 2019

École : peut-on choisir la langue d’enseignement pour ses enfants ?

Voilà une question que beaucoup de parents immigrants au Québec, francophones ou non, se sont posée : est-il possible d’inscrire notre enfant dans une école anglophone ? Une question qui s’avère loin d’être anodine dans la seule province francophone du Canada.

Le français, seule langue officielle dans la province du Québec, est la langue maternelle de plus de 80 % des Québécois, et 90 % de la population dit connaître cette langue. C’est donc tout naturellement que le français est la langue d’enseignement au Québec.

La Charte de la langue française stipule qu’un enfant doit aller dans une école francophone jusqu’à la fin de ses études secondaires, dans le réseau de l’enseignement public ou dans le réseau de l’enseignement privé subventionné.

Mais il peut aussi aller dans un établissement scolaire de langue anglaise dans certaines situations particulières, notamment dans le cas d’un enfant issu d’une famille immigrée. Au Québec, le nombre et la diversité des immigrants augmentent sans cesse : à ce jour, les élèves issus de l’immigration représentent près du quartde la population étudiante.

Un protocole d’accueil au niveau des commissions scolaires et des écoles

Lorsqu’une famille immigrante arrive au Québec, elle doit inscrire son enfant dans le centre administratif de la commission scolaire du territoire où elle habite, ou alors à son école de quartier.

« Le protocole d’accueil diffère selon les commissions scolaires et les écoles, mais il est conseillé de réaliser une entrevue initiale avec l’élève et sa famille, avec un interprète au besoin, afin de recueillir les informations relatives à l’histoire familiale et migratoire, l’évolution globale de l’élève, son développement langagier, son parcours et sa réussite scolaires, ses habiletés, ses talents particuliers et ses champs d’intérêt », explique Bryan Saint-Louis, porte-parole du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

Ces évaluations permettent de voir si l’élève a besoin de services d’accueil et de soutien à l’apprentissage du français. Selon l’organisation des services de la commission scolaire, l’élève peut recevoir ce soutien dans une classe d’accueil ou dans une classe ordinaire.

Ces services ont pour but de faciliter son intégration dans une classe où l’enseignement se fait en français, et ils sont dispensés jusqu’à ce que l’élève puisse suivre normalement l’enseignement sans soutien linguistique d’appoint. Les écoles sont aussi encouragées à créer des liens avec la famille et la communauté.

L’encadrement de l’enseignement en anglais

Pour obtenir un enseignement en anglais, les critères et démarches sont indiqués dans le Règlement concernant la demande de recevoir l’enseignement en anglais, contenu dans la Charte de la langue française : le « Règlement sur les critères et la pondération applicables pour la prise en compte de l’enseignement en anglais reçu dans un établissement d’enseignement privé non agréé aux fins de subventions ». Celui-ci indique notamment qu’il faut faire une demande par écrit à un organisme scolaire du Québec qui dispense un enseignement en anglais. Le ministère de l’Éducation vérifiera alors l’admissibilité de l’élève et, le cas échéant, délivrera aux parents une déclaration d’admissibilité.

Parmi les critères d’admissibilité, on compte notamment le fait qu’un des parents, les deux ou un frère ou une sœur de l’enfant aient reçu un enseignement en langue anglaise, et le fait que l’enfant concerné ait auparavant reçu un enseignement en langue anglaise dans un autre pays.

Auteur : Marie Pâris

Diplômée de l’École de Journalisme de Lille de l’Université Laval, Marie se spécialise dans la culture et la gastronomie, depuis Montréal où elle est installée depuis 2013. En plus d’écrire sur des sujets transatlantiques pour Immigrant Québec, elle est chef de rubrique au magazine Voir, et exerce entre deux entrevues sa passion du théâtre.

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