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Toutes les informations pour immigrer, vivre, travailler et étudier au Québec (Canada)

Publié le 13 septembre 2018

Entrevue avec Kathy Baig, présidente de l'Ordre des ingénieurs du Québec

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Nous avons rencontré Madame Kathy Baig, ing., FIC, MBA, présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec, à l'occasion de l'entrée en vigueur du très attendu nouveau règlement qui encadre le processus d'admission des professionnels formés à l'étranger. Elle nous en explique ici la portée et les conséquences.

IQ : Madame Baig, l’intégration des professionnels formés à l’étranger est un enjeu important. Comment l’Ordre des ingénieurs du Québec arrive-t-il à mieux intégrer lesimmigrantsqui souhaitent pratiquer le génie au Québec ?

KB : Parmi les ordres qui reçoivent et acceptent le plus de demande, l’Ordre des ingénieurs du Québec occupe déjà une position de leader en matière d’intégration des professionnels formés à l’étranger (PFÉ) dans le domaine du génie et des sciences appliquées. Malgré cela, nous sommes conscients que nous pouvons faire encore mieux.

La révision du règlement encadrant le processus d’admission des professionnels formés à l’étranger (PFÉ) est ainsi entré en vigueur le 31 mai dernier à l’Ordre des ingénieurs du Québec. Ces nouvelles règles sont une bonne nouvelle pour les PFÉ qui souhaitent pratiquer le génie au Québec, mais leur intégration repose également sur le travail et la collaboration de nombreux intervenants, notamment les organismes de soutien aux personnes immigrantes, les universités et les diverses instances liées au marché du travail qui doivent être solidaires pour faciliter leur parcours. Leur admission se fera également en maintenant notre rigueur habituelle dans l’évaluation des dossiers pour s’assurer de délivrer des permis à des professionnels détenant toutes les compétences requises pour assurer la protection du public dans le cadre de leurs fonctions.

IQ : Comment ce nouveau règlement facilitera l’admission des PFÉ ?

KB : Selon le pays où le professionnel a été formé, il y a deux voies d’accès pour pratiquer le génie au Québec :

  • avec accords de reconnaissance mutuelle de diplômes ;
  • sans accord de reconnaissance mutuelle de diplômes.

C’est principalement pour cette deuxième catégorie de PFÉ que le nouveau règlement s’avère facilitant. Le règlement permettra une approche plus personnalisée de l’évaluation des demandes d’équivalence. Auparavant, l’étude des dossiers sans accord de reconnaissance se basait uniquement sur les diplômes et la formation obtenus.Avec la nouvelle réglementation, non seulement l’analyse va prendre en compte les diplômes et la formation obtenus, mais elle va aussi considérer l’expérience de travail des candidats.

Une autre différence importante entre l’ancien et le nouveau règlement porte sur les moyens mis à la disposition des candidats à la profession, lorsque, suite à l’étude du dossier, des lacunes sont observées. Avec l’ancien règlement, les candidats pouvaient se voir prescrire jusqu’à 11 examens visant à tester et compléter leurs connaissances, ce qui pouvait s’avérer une étape exigeante nécessitant un certain retour aux études.

Avec le nouveau règlement, les lacunes pourront être comblées de différentes façons, notamment en suivant un cours universitaire ou en participant à un projet supervisé.

Avant la mise en vigueur du nouveau règlement, il est vrai que le processus pouvait être long pour certains PFÉ, ce qui occasionnait un taux important d’abandon. J’espère sincèrement que les modalités de ce nouveau règlement aideront les immigrants qui souhaitent pratiquer le génie au Québec à poursuivre leur cheminement, qui peut parfois s’avérer difficile.

Selon les statistiques dont nous disposons, nous espérons au cours des prochaines années :

  • augmenter le taux d’obtention du permis chez les PFÉ de 58 % à 75 % ; 
  • réduire le délai moyen d’accession à la profession de 16 mois à 8 mois.

Ce nouveau règlement a été élaboré en se basant sur les meilleures pratiques des associations canadiennes d’ingénieurs.

IQ : L’Ordre des ingénieurs aide-t-il les PFÉ à se trouver un emploi ?

 KB : Bien que nous ayons revu notre règlement pour faciliter l’accès des PFÉ à la profession, l’intégration au travail d’un professionnel formé à l’étranger n’est pas du ressort de l’Ordre, car ce n’est pas sa mission. Le mandat premier d’un Ordre est d’assurer la protection du public. Le seul fait d’obtenir son permis de pratique en génie au Québec ne garantit pas qu’un PFÉ accède avec succès au marché de l’emploi. Certains organismes externes ont déjà mis en place des activités de recherche et d’aide à l’emploi pour les ingénieurs formés à l’étranger. Cependant, nous pouvons rassurer les employeurs sur la validité des mécanismes en place pour valider les compétences des professionnels formés à l’étranger.

IQ : Immigrant Québec est heureux de travailler en collaboration avec vous pour aider vos PFÉ à immigrer, vivre, travailler et étudier au Québec. Avez-vous contacté d’autres organismes pour vous aider ?

KB : Une collaboration entre les divers intervenants concernés de près ou de loin par la réalité de l’immigration est essentielle pour assurer l’intégration des PFÉ au marché du travail. Les universités, les organismes de soutien des personnes immigrantes, les nombreux partenaires qui sont en contact avec les personnes qui souhaitent immigrer au Québec, la communauté des affaires et les diverses instances liées au marché de l’emploi doivent être solidaires pour faciliter le parcours des PFÉ. Ils doivent mettre l’épaule à la roue pour assurer l’intégration des nouveaux arrivants.

C’est plus qu’un changement de règlement dont nous avons besoin. Les ordres professionnels représentent le premier maillon d’une longue chaîne vers l’intégration complète des PFÉ au marché de l’emploi. L’obtention d’un permis pour pratiquer le génie n’est que le début du processus. C’est un véritable changement de culture au sein de notre société qui permettra aux PFÉ de faire partie intégrante du marché de l’emploi et de continuer à faire rayonner le génie eux aussi au Québec et ailleurs.

***

Nous vous invitons à visiter le permis.oiq.qc.ca pour avoir plus d’information sur le nouveau règlement encadrant le processus d’admission des PFÉ. Si vous avez des questions, nous vous invitons à joindre notre service à la clientèle par courriel à sac@oiq.qc.ca ou par téléphone au 514 845-6141, ligne sans frais : 1 800 461-6141 au poste 2398 du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h.

Auteur : Ordre des ingénieurs du Québec

L’Ordre des ingénieurs du Québec a pour mandat d’encadrer l’accès à l’exercice de la profession et, par conséquent, de faciliter l’intégration des nouvelles recrues

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Publié le : 13 février 2019

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C’est la hantise de beaucoup de Québécois en hiver : déneiger sa voiture et dégager sa place de stationnement après une nuit de tempête, avant de prendre le chemin de l’école ou du travail. S’il est difficile de couper à cette séance de sport imposée, il existe des astuces qui épargneront votre corps… et votre temps. En voici quelques-unes !

Lundi matin. L’émerveillement du manteau blanc immaculé qui orne la rue, la cour et les branches des arbres environnants est de courte durée. Le sourire attendri que vous affichez est presque instantanément dissipé par une douloureuse perspective : celle de devoir débarrer votre char du banc de neige qui l’emprisonne au point de n’en plus laisser voir que l’antenne de radio et le bout des essuie-glace, que vous prenez toujours la peine de relever en hiver. Reste que vos voisins s’affairent déjà à l’ouvrage et que vous êtes là, à contempler une autre perspective : celle d’arriver en retard au travail.

Beaucoup de techniques ont été mises au point pour s’épargner au maximum les désagréments d’auto en hiver. Ceux qui sont familiers du Grand Nord canadien ont forcément été sensibilisés à certaines pratiques peu orthodoxes, comme laisser tourner le moteur de son véhicule (quand on fait son épicerie, par exemple), protéger le ventilateur en attachant une planche de bois, carton ou plastique à la calandre ou encore l’habitude, tous les matins, de tirer un câble électrique de la maison et de la brancher à la batterie pour démarrer — ce qui explique la prise électrique que l’on voit souvent pendre sur le côté du capot. À Montréal et ailleurs au sud de la rivière Saguenay, on en vient rarement à ces extrémités. Mais on n’en a pas moins développé un certain savoir-faire dans l’art de libérer son auto du pergélisol, dès lors qu’on n’est pas en mesure d’aménager devant chez soi une de ces tentes-garages éphémères, que l’on voit pousser dès la fin de l’automne.

Déneiger son auto en 5 étapes

Avant...

Première chose à savoir : l’article 498.1 du Code de sécurité routière du Québec stipule que « nul ne peut circuler avec un véhicule couvert de neige, de glace ou de toute autre matière pouvant s’en détacher et susceptible de présenter un danger pour les usagers de la route. » Déneiger sa voiture relève ainsi de l’obligation légale. Contrevenir à cette dernière peut non seulement vous coûter cher, cela est également susceptible de mettre en danger la vie d’autrui. Pensez donc à dégager le pare-brise et la lunette arrière, les feux avant et arrière, les roues et les rétroviseurs - et vous n’oublierez ni le capot, ni le toit du véhicule, eux aussi soumis à fortes contraventions. Prenons les choses par étapes, à la façon des Montréalais !

Pour commencer, munissez-vous d’un balai-brosse ou mieux, d’un balai à manche classique, et libérez l’accès au siège conducteur. Mettez le contact et allumez le dégivrage, puissance maximum. Fermez la porte. Toujours au balai, terminez de déblayer le véhicule et travaillez les finitions à la raclette en cas de givre sur les vitres. La neige est fraîche et devrait tomber à terre sans faire de résistance. Votre auto est dégagée, ne reste que le banc de neige dans lequel elle est enchâssée, une partie plus impressionnante que difficile — tant que l’on a une pelle. Entamez cette étape par le damage, à la pelle et au pied, d’une courte zone devant et derrière de la voiture, puis ouvrez une brèche dans le banc de neige sur toute la moitié avant de la voiture. Vous devriez avoir la place de manœuvrer. Le secret pour sortir sa voiture d’un banc de neige, c’est la douceur. Patiner ne vous mènera nulle part. Commencez par des petits mouvements marche avant et arrière en tournant le volant au fur et à mesure, pour finir de damer la zone. Puis braquez et sortez doucement de la place. Le tour est joué.

Aujourd’hui, vous vous en tirez à bon compte. Vous savez qu’il y a pire que de la neige fraîche et que, un jour ou l’autre, c’est sous une couche de glace que vous retrouverez votre véhicule. Mais, là encore, quelques techniques existent qui vont vous simplifier le travail.

Lutter efficacement contre la glace

Après.

Rien de pire qu’une bordée de neige ? Si. La pluie verglaçante qui couvre votre voiture d’une pellicule plus ou moins épaisse de glace pure, que l’on ne s’imagine pouvoir enlever qu’à coups de masse — et donc au prix d’un rendez-vous salé chez le carrossier. La raclette à givre vous semble alors bien dérisoire. Mais rassurez-vous : il existe des remèdes naturels assez simples pour lutter contre cet indésirable, de manière à la fois préventive et curative. Et non, l’usage d’un seau d’eau chaude n’en fait pas partie, au contraire : le choc thermique risquerait de briser vos vitres.

Les amateurs de prévisions météorologiques auront pris soin, en amont des précipitations, de bâcher les vitres de leur auto. Les inconditionnels des solutions naturelles pourront essayer de frotter les surfaces vitrées de leur véhicule à l’aide d’une pomme de terre ou d’un oignon coupé(e) en deux, ou encore de pulvériser dessus un mélange de vinaigre blanc et d’eau. Ceux qui, au contraire, se seront laissés surprendre, pourront se rabattre sur le tampon au gros sel trempé dans de l’eau tiède, ou encore sur un autre mélange à pulvériser qui a fait ses preuves, composé de 2/3 d’alcool isopropolyque (ou « à friction ») et d’1/3 d’eau, auquel on pourra ajouter une dose de liquide vaisselle.

Comme précédemment, veillez à retirer le plus de glace possible de votre véhicule, en n’oubliant sous aucun prétexte les phares (inopérants sinon) et les rétroviseurs, et en vous assurant de l’état de vos pneus.

Si vous êtes surpris par une pluie verglaçante alors que vous êtes sur la route, en particulier de nuit, arrêtez-vous régulièrement sur les aires de repos pour retirer les excédents de glace sur le pare-brise et surtout pour libérer les phares avant et arrière. C’est dans ce genre de cas certes extrêmes, mais loin d’être inhabituels que l’on est heureux de disposer en permanence dans sa voiture de certains équipements.

Bonus : Les indispensables à avoir avec soi quand on prend la route

La sécurité routière en hiver tient à bien plus que de bons pneus neige et des habiletés de conduite. Elle requiert de la part de chaque conducteur un certain niveau d’équipement pour affronter les écueils que la nature placera sur votre route.

Au rang des indispensables, veillez bien à partir le réservoir plein de liquide lave-vitre. En cas de doute, achetez-en un bidon pour quelques dollars dans toutes les stations essence. Les propriétés antigel de ce liquide vous assureront une bonne visibilité sur la route, au moins dans la zone couverte par les essuie-glace. Autre indispensable, bien sûr, le grattoir-balayette, qui au Québec est doté d’une taille proportionnelle aux chutes de neige dont la province peut être témoin. Si vous louez une voiture, assurez-vous de la présence de cet outil (généralement placé dans le coffre ou sous les sièges avant), ou demandez-en une à votre agence de location avant de partir, sans surcoût. Enfin, ayez toujours avec vous un câble de charge pour votre téléphone mobile, afin d’être en tout temps en mesure d’appeler des services de dépannage ou d’ambulance sur la route, pour vous ou pour un autre automobiliste.

Concernant l’équipement facultatif, mais conseillé pour les automobilistes qui s’apprêtent à prendre la route, citons notamment une pelle à neige, qui peut s’avérer bien utile dans certaines régions rurales. Il existe des modèles escamotables peu encombrants. Autre équipement simple à avoir avec soi : un pulvérisateur de notre fameux mélange anti-glace d’alcool isopropolyque et d’eau. Pour finir, et sans tomber dans le catastrophisme (à nouveau, tout peut arriver sur la route), un kit léger de survie peut vous sauver la vie, notamment si vous restez coincé plusieurs heures dans votre véhicule par gros temps. Parmi les essentiels, mentionnons un nécessaire de premiers soins, une couverture de survie (par voyageur), de la nourriture (sèche, par exemple) et bien sûr de l’eau.

Dans tous les cas, renseignez-vous systématiquement sur les prévisions météorologiques avant de prendre une route que vous aurez pris soin de baliser, elle aussi.

Publié le : 07 janvier 2019