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Publié le 02 mai 2018

Étudiants internationaux : Informez-vous à l’avance pour vos démarches d’immigration

residence permanente

Vous êtes étudiant international, nouvellement gradué, vous souhaitez rester dans le Grand Montréal et intégrer le marché du travail québécois. Informez-vous dès maintenant sur les procédures à suivre, votre avenir vous attend !

1° -Commencez par être bien informé

« Quand j’ai commencé mon emploi, on m’avait informé qu’il fallait avoir travaillé pendant 12 mois avant de demander le Certificat de sélection du Québec (CSQ). Or, pour les diplômés du Québec, il n’est pas nécessaire d’attendre » explique Julian Lucchesi, diplômé de l’École de technologie supérieure (ÉTS), qui, avec le recul, regrette d’avoir perdu du temps. Ce n’était pourtant pas faute d’avoir décidé de s’installer dans le Grand Montréal, six mois à peine après son arrivée. « On trouve ici de nombreux secteurs d’activités, dont le mien, l’aéronautique. En tant qu’étudiant international, après un baccalauréat ou une maîtrise, la solution la plus simple pour rester au Québec est le permis de travail post-diplôme (PTPD). C’est la stratégie que j’ai utilisée ».  Plus qu’une stratégie, c’est en fait la première étape à réaliser à la fin de ses études, le PTPD (délivré par le gouvernement du Canada) offrant la possibilité aux diplômés de pouvoir travailler au Canada sur une période de 8 à 36 mois. En parallèle, les anciens étudiants internationaux peuvent alors débuter leurs démarches d’immigration permanente au Québec avec la demande de CSQ (délivré par le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion du Québec, MIDI) dans un premier temps, et par la suite la demande de résidence Permanente (émise par le gouvernement du Canada). 

2° - Informez-vous à l’avance sur les programmes d’obtention du CSQ

Le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) vous aide à faire le tri parmi les options proposées. Nicolas Sève, diplômé de HEC Montréal, conseille de s’y prendre à l‘avance : « Ne perdez pas de temps et lancez les démarches dès que vous le pouvez. Plus vite vous aurez la CSQ, plus tôt vous pourrez demander la résidence permanente. » Il en sait quelque chose, puisque c’est en terminant son MBA à HEC Montréal qu’ils ont décidé, avec sa conjointe enceinte, de continuer leur vie dans le Grand Montréal où ils ont tissé leur réseau d’amis québécois, chinois, brésiliens et américains : « Le temps passe vite après l’obtention du diplôme. La recherche d’emploi, parfois le changement de logement, le fait de souffler un peu pour se récompenser d’avoir terminé avec succès ses études, tout cela peut finir par vous mettre inutilement dans l’urgence. Les démarches d’immigration doivent faire partie des priorités pour les étudiants internationaux ». Avec un PTPD en poche c’est donc le moment d’appliquer au CSQ. Deux programmes de sélection s’offrent aux diplômés, le PEQ (Programme de l’expérience Québécoise) et le PRTQ (Programme régulier des travailleurs qualifiés). Si vous répondez aux conditions, le CSQ via le PEQ pourrait être délivré en 20 jours ouvrables. Notez que la maîtrise du français oral de stade intermédiaire avancé est une condition obligatoire pour obtenir un CSQ via le PEQ. En ce qui concerne le PRTQ, les demandes sont analysées à partir d’une grille de sélection composée de facteurs et critères (âge, formation, expérience, connaissances linguistiques, etc.). La grille de sélection permet de cumuler des points pour l’atteinte du seuil de passage en sélection et mène à l’obtention du CSQ, délivré en moyenne en 1 an.

3° - Des ressources disponibles

Nicolas déclare qu’il s’est senti soutenu dans sa procédure d’immigration : « Tout est simplifié pour les étudiants qui souhaitent rester après leurs cursus. Notamment grâce à des organismes tels que Montréal International qui a lancé l'initiative Je choisis Montréal pour faciliter leur intégration. Cela n’est pas de l’ordre du tangible, pourtant j’ai senti que l’on m’ouvrait les portes, que j’étais le bienvenu avec ma famille. Cet aspect psychologique, souvent sous-estimé, a pesé pour nous. »  Effectivement des séances d’informations gratuites sur les démarches d’immigration permanente sont proposées conjointement par le MIDI et Je choisis Montréal pour vous aider à y voir plus claire dans l’option qui correspond le mieux à votre statut et répondre à vos questions, et ce, tout au long de l’année! Visitez le site du MIDI pour connaître les prochaines dates sur votre campus ou en ligne.

Vous êtes étudiant international dans le Grand Montréal ? Pour des informations et des activités sur la vie, le travail et l’immigration, vous pouvez aussi vous rendre sur le site Je choisis Montréal afin de vous inscrire à l’infolettre et suivre les actualités sur les pages Facebook et LinkedIn.

 

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(L’usage du masculin a pour but d’alléger le texte sans préjudice pour la forme féminine.)

Auteur : Montréal International

Montréal International a comme mandat d’attirer dans la région métropolitaine des investissements étrangers, des organisations internationales et des talents stratégiques.

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Même si les universités québécoises demeurent très compétitives par rapport à l’offre nord-américaine, elles n’en demeurent pas moins coûteuses. Mais si les frais de scolarité peuvent s’avérer élevés pour les étudiants étrangers, un certain nombre de mesures et d’initiatives d’aide au financement existent pour que ces derniers ne soient pas un frein à l’éducation et à la mobilité internationale des étudiants.

 Avantages financiers 

Au Québec, tous les étudiants paient des droits de scolarité, dont le montant est fixé par le gouvernement provincial. Les sommes sont bien évidemment différentes selon le statut de l’étudiant, son pays d’origine, ainsi que le niveau d’études envisagé. Étudiant du Québec et étudiant canadien non-résident du Québec, réfugié, étudiant étranger titulaire d’un permis d’études, résident permanent, premier, second et troisième cycle : à chaque cas de figue, les frais de scolarité sont susceptibles de varier sensiblement. Certains pays ont signé avec le Québec des accords bilatéraux de mobilité universitaire, qui prévoient aménagements de frais de scolarité à destination des étudiants. En plus des accords bilatéraux, certains étudiants étrangers peuvent être exemptés de droits de scolarité supplémentaires en fonction de l’excellence de leur dossier académique par exemple. D’autres bénéficient de programmes de bourses privées, voire de bourses et de prêts gouvernementaux.

Des ressources variées

Isabelle Dalceggio, coordinatrice ressources socio-économiques à l'Université de Montréal, conseille vivement de s’informer sur les aides financières offertes aux jeunes venus étudier dans les programmes pédagogiques québécois : « Quelle que soit votre situation, vous pouvez en savoir plus en vous rendant dans les bureaux des étudiants internationaux situés sur votre campus. Il y a là des conseillers qui peuvent vous orienter». En effet, il serait dommage passer à côté d’une aide dont vous pourriez bénéficier, faute d’avoir reçu les bonnes informations. Isabelle Dalceggio rajoute qu’outre ces aides régulières, il y a aussi des volets d’offres d’urgence de type bons alimentaires ou de transport, voire des paniers de Noël : « Nous avons aussi des ententes en externe, avec les centres communautaires ou ceux liés au logement. On guide nos étudiants dans les domaines nécessaires et il arrive fréquemment que notre référencement sorte du cadre des études ».

Programme de prêts et bourses du gouvernement

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec offre un programme qui accorde des aides financières jumelant prêts et bourses, calculées en fonction de votre situation financière. On parle de programme à caractère contributif car vous en êtes responsable. Marcus Vinicius, résident permanent en maîtrise de démographie à l'Univeristé de Montréal a expérimenté ce volet. Arrivé en 2015 du Brésil et bien qu’il ait préparé son immigration en mettant de l’argent de côté, il a eu besoin d’étoffer ses revenus : « Je me suis renseigné auprès du bureau pour ce type de demande. Ils m’ont conseillé de déposer un dossier dans le cadre du programme prêts et bourses du gouvernement, ce que j’ai fait. Il faut savoir que j’ai une partie en bourse et l’autre en prêt, dont l’avantage est le taux d’intérêt extrêmement bas. Je dois commencer à rembourser le prêt six mois après la fin de mes études ». Si vous avez un emploi rémunéré, le montant de la bourse diminue proportionnellement : « Mais avoir un emploi peut finalement s’avérer être doublement payant : j’ai ainsi travaillé en collaboration avec des professeurs sur des sujets directement connectés à mon sujet de recherche, ce qui s’est avéré être un réel atout dans mes recherches autant qu’en matière d’expérience professionnelle ».

Les bourses philanthropiques 

Si vous n’avez pas pu adhérer au programme gouvernemental de prêts et bourses, ne baissez pas les bras pour autant. Il y a des centaines d’autres moyens de vous faire aider financièrement. Isabelle Dalceggio évoque la planification budgétaire pour une meilleure gestion optimale de vos ressources, avec l’aide de conseillers dédiés. Enfin, votre université propose certainement un répertoire des bourses, alimenté par des donateurs privés tels que des entreprises. Les critères fort éclectiques d’obtention vont du domaine d’études à la nationalité en passant par le programme suivi. Alors qu’attendez-vous pour soumettre votre candidature ?

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Étudiant à l’Université de Montréal ? Vous vous posez des questions sur le financement de vos études ? L’Université de Montréal vous permet d’avoir accès à un large panel d’aides financières. Informez-vous.

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