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Publié le 08 novembre 2018

Faire valoir ses acquis pour intégrer le marché du travail au Québec

formation continue études adultes rac

Les nouveaux arrivants se trouvent parfois confrontés à une absence de reconnaissance de leurs acquis obtenus à l’extérieur du Canada. Khalid Bouriche, professeur au Collège de Maisonneuve, nous donne les clés pour bien comprendre les moyens faire valoir ses diplômes et ses expériences de travail précédentes, à son arrivée au Québec. 

Vous êtes vous-même enseignant à temps plein à la formation continue du Collège de Maisonneuve. Pouvez-vous nous dire quel a été votre parcours ? 

Je suis arrivé au Québec en 2011 alors qu’il me restait encore une année pour la soutenance de ma thèse, que je préparais en cotutelle internationale entre le Maroc et la France Je suis mathématicien, j’ai beaucoup de publications à mon compte, les volets académique et magistral étaient bien remplis mais, au Québec, on nous demande plus globalement des compétences techniques et une expérience sur le terrain. Au Maroc j’avais un statut socio-professionnel confortable mais, arrivé au Québec je n’avais ni expérience, ni diplômes québécois. J’ai compris que mes diplômes et expériences étaient difficile à faire reconnaître par les employeurs, et que mes stratégies de recherche d’emploi n’étaient pas adaptées au marché du travail québécois. Après plusieurs démarches infructueuses j’ai décidé de me tourner vers le Cégep qui m’a beaucoup apporté. Plusieurs choix se sont offerts entre une AEC, un DEC ou la RAC. J’ai mené à terme un diplôme et j’ai décroché des propositions d’emploi et ce sont même mes enseignants québécois qui m’ont référé. Aujourd’hui je suis très heureux de transmettre mon expérience d’immigrant en même temps que les connaissances académiques à mes étudiants.

Est-ce toujours aussi « simple » pour les nouveaux arrivants ? 

Non car il y a des étapes à franchir et si certaines sont purement concrètes, d’autres sont psychologiques. Pour commencer, une fois que tous les documents sont réunis (cv, diplômes, évaluations comparatives, etc.) les nouveaux arrivants vont généralement utiliser des stratégies propres à leur culture pour décrocher des entrevues. Dans la majorité des cas, ils ne sont pas bien préparés, ils sont surqualifiés ou il leur manque la fameuse expérience québécoise. Si toutefois ils décrochent un emploi, ils se rendent compte que cela exige parfois d’autres compétences qui se trouvent en dehors de leur spécialité. Ils réalisent alors qu’ils doivent envisager de faire reconnaître officiellement leur expérience pour déboucher de plain-pied dans le marché du travail.

Le Collège de Maisonneuve possède un programme intitulé Reconnaissance des acquis et des compétences, la fameuse RAC, qui permet de faire valoir son expérience antérieure. Les apports de la RAC permettent d’utiliser son expérience et ses compétences et de les mettre à l’heure québécoise. Une fois l’AEC en poche, il peut décider de continuer sa formation en ajoutant des modules de façon à avoir un diplôme d’études collégiales (DEC), ou travailler. Si entre-temps il a reçu son équivalence de diplôme étranger, il n’a rien perdu puisque il a rajouté une corde québécoise à son arc.

N’est-ce pas un peu dévalorisant et difficile d’avoir un certificat qui ne reflète finalement pas son niveau d’études ? 

J’invite souvent les nouveaux arrivants à adopter un point de vue québécois et à observer la façon dont les gens évoluent dans cette société. Cette question est un des aspects qui met un frein à l’intégration ici. Car non seulement l’AEC ne diminue pas les compétences de l’employé, mais elle permet en plus d’être immédiatement opérationnel dans l’emploi de sa spécialité. Une fois embauché comme technicien de niveau 1 ou 2 par exemple, la personne peut grimper les échelons et se retrouver analyste. Au Québec, les compétences sont valorisées à leur valeur. À vous de choisir le Cégep qui dispense le cursus qui vous correspond. À la RAC du Collège de Maisonneuve, la gestion des réseaux et sécurité des systèmesest un des programmes offerts. Ici, tout est fait pour que le candidat y trouve son compte depuis l’emploi du temps, adapté à son rythme, jusqu’aux qu’au processus de validation des compétences qui est spécifiquement orienté de façon à être directement en lien avec l’univers du travail. C’est ce que j’appelle une formule gagnante !

***

Pour connaître les programmes offerts dans le cadre du Service de la reconnaissance des acquis et des compétences (RAC) du Collège de Maisonneuve, rendez-vous ici !

Auteur : Collège de Maisonneuve

Maintient une offre de plusieurs ateliers et cours de perfectionnement accessibles à tous, ainsi qu'une vingtaine de programmes d’études, qui répondent aux besoins d’acquisition et d’actualisation de compétences.

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