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Publié le 06 mars 2017

L’accès à l’immobilier pour les nouveaux arrivants

Certains décident d’acheter immédiatement un bien en arrivant au Québec, quand d’autres veulent attendre un peu et s’imprégner des couleurs des quartiers avant de choisir le leur…  Il n’y a pas de règles dans l’acquisition d’un bien immobilier, si ce n’est celle de bien préparer votre projet en choisissant l’établissement financier qui répondra à vos attentes et qui préparera avec vous les étapes à suivre.

Étape 1 : Le budget de A à Z

Au prix d’achat du condo ou de la maison, il convient d’ajouter divers frais, lesquels au final, pèseront dans la balance du budget. Sachez que vous devrez envisager une somme variant entre 3 et 5% de la valeur de votre propriété. Il s’agit essentiellement de frais d’inspection, d’évaluation, des honoraires du notaire, du droit de mutation (la fameuse taxe de « Bienvenue »). Il est possible que vous deviez envisager d’y ajouter des frais liés aux remboursements de dépenses payées de manière anticipés par l’ancien propriétaire, tels que les taxes foncières et scolaires, les frais de copropriété, voire les comptes d’électricité ou de gaz si le vendeur les a réglés à l’avance. 

Étape 2 : le dossier de crédit 

Au Canada, comme partout en Amérique du Nord, c’est votre historique de crédit qui va vous ouvrir les portes du prêt immobilier. Pour avoir la possibilité de contracter un prêt, il faut prouver que vous êtes un bon payeur et que vous n’avez aucun paiement en retard. Or les remboursements dans votre pays d’origine n’entrent pas en ligne de compte pour savoir si vous payez régulièrement les sommes débitées sur votre carte Visa par exemple, ou si vous avez les moyens financiers de régler vos dettes. C’est pour cette raison qu’il est important de faire la demande d’une carte de crédit dès votre arrivée et surtout d’honorer les paiements sans aucun retard.

Une fois que le dossier de crédit est monté, certaines institutions financières peuvent rédiger une lettre officielle communiquant la somme maximale que vous êtes capable d’emprunter, sans toutefois révéler les conditions d’emprunt ou la somme que vous avez investie. Cette pré-autorisation est un gage du sérieux de votre démarche et rassure surtout le vendeur sur votre capacité à acquérir son bien.

Étape 3 : Les financements 

En principe, il faut prévoir une mise de fonds de 20% du prix d’achat, les 80% restants pouvant être empruntés à l’établissement financier. Dans ce cas précis, on évoque un financement qu’on appelle « conventionnel ». Si vous n’avez pas les 20% requis ou ne souhaitez pas les bloquer dans un prêt immobilier, vous devez savoir que la Loi canadienne sur les banques n’autorise pas les prêts d’un montant supérieur à 80% de la valeur de votre achat, s’ils ne sont pas assurés. Rassurez-vous, vous avez l’option de financement avec un assureur hypothécaire. Dans ce cas il vous faut tout de même apporter 5 à 20% de la valeur la propriété.

Étape 4 : Préparer ses documents

Une fois votre bien amoureusement choisi et le rendez-vous planifié avec votre conseiller financier, vous devrez produire quelques documents tels que la lettre de votre employeur, les fiches de salaire prouvant votre solvabilité actuelle, mais aussi le prix de vente de votre futur chez vous.

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En tant que nouvel arrivant, vous pouvez bénéficier d’une aide personnalisée grâce à votre conseiller Desjardins, en prenant rendez-vous avec l’Équipe des Nouveaux Arrivants et en assistant aux conférences sur l’immobilier :  

Auteur : Desjardins

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Même si les universités québécoises demeurent très compétitives par rapport à l’offre nord-américaine, elles n’en demeurent pas moins coûteuses. Mais si les frais de scolarité peuvent s’avérer élevés pour les étudiants étrangers, un certain nombre de mesures et d’initiatives d’aide au financement existent pour que ces derniers ne soient pas un frein à l’éducation et à la mobilité internationale des étudiants.

 Avantages financiers 

Au Québec, tous les étudiants paient des droits de scolarité, dont le montant est fixé par le gouvernement provincial. Les sommes sont bien évidemment différentes selon le statut de l’étudiant, son pays d’origine, ainsi que le niveau d’études envisagé. Étudiant du Québec et étudiant canadien non-résident du Québec, réfugié, étudiant étranger titulaire d’un permis d’études, résident permanent, premier, second et troisième cycle : à chaque cas de figue, les frais de scolarité sont susceptibles de varier sensiblement. Certains pays ont signé avec le Québec des accords bilatéraux de mobilité universitaire, qui prévoient aménagements de frais de scolarité à destination des étudiants. En plus des accords bilatéraux, certains étudiants étrangers peuvent être exemptés de droits de scolarité supplémentaires en fonction de l’excellence de leur dossier académique par exemple. D’autres bénéficient de programmes de bourses privées, voire de bourses et de prêts gouvernementaux.

Des ressources variées

Isabelle Dalceggio, coordinatrice ressources socio-économiques à l'Université de Montréal, conseille vivement de s’informer sur les aides financières offertes aux jeunes venus étudier dans les programmes pédagogiques québécois : « Quelle que soit votre situation, vous pouvez en savoir plus en vous rendant dans les bureaux des étudiants internationaux situés sur votre campus. Il y a là des conseillers qui peuvent vous orienter». En effet, il serait dommage passer à côté d’une aide dont vous pourriez bénéficier, faute d’avoir reçu les bonnes informations. Isabelle Dalceggio rajoute qu’outre ces aides régulières, il y a aussi des volets d’offres d’urgence de type bons alimentaires ou de transport, voire des paniers de Noël : « Nous avons aussi des ententes en externe, avec les centres communautaires ou ceux liés au logement. On guide nos étudiants dans les domaines nécessaires et il arrive fréquemment que notre référencement sorte du cadre des études ».

Programme de prêts et bourses du gouvernement

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec offre un programme qui accorde des aides financières jumelant prêts et bourses, calculées en fonction de votre situation financière. On parle de programme à caractère contributif car vous en êtes responsable. Marcus Vinicius, résident permanent en maîtrise de démographie à l'Univeristé de Montréal a expérimenté ce volet. Arrivé en 2015 du Brésil et bien qu’il ait préparé son immigration en mettant de l’argent de côté, il a eu besoin d’étoffer ses revenus : « Je me suis renseigné auprès du bureau pour ce type de demande. Ils m’ont conseillé de déposer un dossier dans le cadre du programme prêts et bourses du gouvernement, ce que j’ai fait. Il faut savoir que j’ai une partie en bourse et l’autre en prêt, dont l’avantage est le taux d’intérêt extrêmement bas. Je dois commencer à rembourser le prêt six mois après la fin de mes études ». Si vous avez un emploi rémunéré, le montant de la bourse diminue proportionnellement : « Mais avoir un emploi peut finalement s’avérer être doublement payant : j’ai ainsi travaillé en collaboration avec des professeurs sur des sujets directement connectés à mon sujet de recherche, ce qui s’est avéré être un réel atout dans mes recherches autant qu’en matière d’expérience professionnelle ».

Les bourses philanthropiques 

Si vous n’avez pas pu adhérer au programme gouvernemental de prêts et bourses, ne baissez pas les bras pour autant. Il y a des centaines d’autres moyens de vous faire aider financièrement. Isabelle Dalceggio évoque la planification budgétaire pour une meilleure gestion optimale de vos ressources, avec l’aide de conseillers dédiés. Enfin, votre université propose certainement un répertoire des bourses, alimenté par des donateurs privés tels que des entreprises. Les critères fort éclectiques d’obtention vont du domaine d’études à la nationalité en passant par le programme suivi. Alors qu’attendez-vous pour soumettre votre candidature ?

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Étudiant à l’Université de Montréal ? Vous vous posez des questions sur le financement de vos études ? L’Université de Montréal vous permet d’avoir accès à un large panel d’aides financières. Informez-vous.

La date limite d'admission dans plusieurs programmes d'études est le 1er février. Faites vite si vous souhaitez débuter votre programme d'études en septembre !

Publié le : 31 janvier 2019