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Publié le 23 mai 2018

L'importance du français pour une intégration professionnelle réussie

Parlez-vous français

Pour le nouvel arrivant, la maîtrise du français est un facteur déterminant pour une intégration rapide. Pour les non-francophones, il s’agit donc de planifier son apprentissage du français en fonction de son objectif professionnel et du parcours « scolaire » (professionnel, universitaire ou collégial), nécessaire à sa réalisation.

Le français n’est pas une langue de secours

En matière de langue, les nouveaux arrivants qui viennent vivre au Québec doivent composer avec trois éléments incontournables:

  • 80% des gens qui vivent au Québec parlent français. Il suffit d’appeler quelques organismes officiels de la province francophone telle que la RAMQ pour constater qu’ils communiquent d’abord en français.
  • Parler français est essentiel pour travailler au Québec. Si l’on peut espérer travailler en ne parlant qu’anglais, le bilinguisme est obligatoire pour occuper les postes les plus intéressants et les mieux rémunérés.
  • Être en mesure de s’exprimer en français est un bon début, mais l’exercice de bien des professions implique la maîtrise de la grammaire, de la conjugaison, ainsi que d’un vocabulaire étendu et technique spécialisé. Ces connaissances sont essentielles pour écrire correctement des courriels ou rédiger des comptes rendus.

Ainsi, travailler au Québec nécessite de se munir d’un solide bagage en français et qui plus est, spécifique à son milieu professionnel. Il peut donc être utile de planifier cet apprentissage dès son arrivée. Ainsi, un nouvel arrivant devra, fort souvent, suivre une formation d’appoint ou reprendre des études. Est-il préférable de suivre cette formation en anglais pour ensuite apprendre le français ou n’est-il pas plus efficace d’apprendre le français dès son arrivée ? Dans le cas des professions réglementées, la question est d’autant plus importante qu’un examen de français vous attend.

Déterminer son niveau 

En effet, vous savez certainement que si vous dépendez d’un ordre professionnel, vous devez y être inscrit pour avoir l’autorisation d’exercer. Si vous êtes diplômé d’un pays non-francophone, vous devez en plus d’obtenir une équivalence, justifier de votre niveau de français. L’examen qui atteste de votre capacité à communiquer dans votre champ professionnel est dispensé par l’OQLF (Office québécois de la langue française) vers lequel vous serez dirigé par l’ordre qui régit votre profession.

En tant que nouvel arrivant, vous pourrez bénéficier d’un permis temporaire de douze mois renouvelable trois fois. Ainsi, vous aurez quatre ans pendant lesquels vous devrez vous engager à prendre des cours et à passer au moins une fois par année l’examen de langue. Toutefois, plus tôt vous aurez réussi, mieux ce sera, car, passés ces quatre ans, vous pourriez perdre votre permis d’exercer.

Préparer son examen

La raison d’être de ce test de langue est de démontrer que vous êtes capable d’interagir avec vos collègues, superviseurs et/ou clients/patients lors d’une interaction professionnelle courante. Il est donc logique que l’examen, propre à chaque profession, consiste en une étude de cas, nécessitant une argumentation avec un champ lexical adapté.

Si les cours de francisation sont un avantage fondamental au quotidien, ils ne suffisent plus à ce stade : il faut alors passer au niveau supérieur en s’appropriant les compétences de communication adéquates à l’aide de cours appropriés. Virginie Suzanne, cofondatrice de l’école Le français en partage (Lefep) souligne que les exigences de l’OQLF sont assez élevées : « les quatre compétences sont testées : écouter, lire, parler et écrire ». Cela est d’autant plus difficile que certaines professions demandent une mise à niveau qui est souvent dispensée en… anglais. Or l’examen de français est absolument indispensable pour pouvoir exercer.

Ces cours spécialisés sont également efficaces pour ceux qui postulent à des fonctions qui ne sont pas forcément gérées par un ordre professionnel. En effet, parler un français approximatif ne vous permettra pas de prétendre à un poste correspondant à votre spécialisation ; et si vous ne travaillez pas dans votre domaine, vous ne progresserez pas davantage. C’est un peu le chat qui se mord la queue…

***

Vous voulez progresser en français dans le domaine de votre profession ? Le français en partage (https://www.lefep.ca/) vous aide pour une intégration socio-professionnelle réussie au Québec en vous permettant d’acquérir un français de niveau avancé et de spécialité en lien avec vos objectifs professionnels.

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Auteur : Le Français en partage

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Même si les universités québécoises demeurent très compétitives par rapport à l’offre nord-américaine, elles n’en demeurent pas moins coûteuses. Mais si les frais de scolarité peuvent s’avérer élevés pour les étudiants étrangers, un certain nombre de mesures et d’initiatives d’aide au financement existent pour que ces derniers ne soient pas un frein à l’éducation et à la mobilité internationale des étudiants.

 Avantages financiers 

Au Québec, tous les étudiants paient des droits de scolarité, dont le montant est fixé par le gouvernement provincial. Les sommes sont bien évidemment différentes selon le statut de l’étudiant, son pays d’origine, ainsi que le niveau d’études envisagé. Étudiant du Québec et étudiant canadien non-résident du Québec, réfugié, étudiant étranger titulaire d’un permis d’études, résident permanent, premier, second et troisième cycle : à chaque cas de figue, les frais de scolarité sont susceptibles de varier sensiblement. Certains pays ont signé avec le Québec des accords bilatéraux de mobilité universitaire, qui prévoient aménagements de frais de scolarité à destination des étudiants. En plus des accords bilatéraux, certains étudiants étrangers peuvent être exemptés de droits de scolarité supplémentaires en fonction de l’excellence de leur dossier académique par exemple. D’autres bénéficient de programmes de bourses privées, voire de bourses et de prêts gouvernementaux.

Des ressources variées

Isabelle Dalceggio, coordinatrice ressources socio-économiques à l'Université de Montréal, conseille vivement de s’informer sur les aides financières offertes aux jeunes venus étudier dans les programmes pédagogiques québécois : « Quelle que soit votre situation, vous pouvez en savoir plus en vous rendant dans les bureaux des étudiants internationaux situés sur votre campus. Il y a là des conseillers qui peuvent vous orienter». En effet, il serait dommage passer à côté d’une aide dont vous pourriez bénéficier, faute d’avoir reçu les bonnes informations. Isabelle Dalceggio rajoute qu’outre ces aides régulières, il y a aussi des volets d’offres d’urgence de type bons alimentaires ou de transport, voire des paniers de Noël : « Nous avons aussi des ententes en externe, avec les centres communautaires ou ceux liés au logement. On guide nos étudiants dans les domaines nécessaires et il arrive fréquemment que notre référencement sorte du cadre des études ».

Programme de prêts et bourses du gouvernement

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec offre un programme qui accorde des aides financières jumelant prêts et bourses, calculées en fonction de votre situation financière. On parle de programme à caractère contributif car vous en êtes responsable. Marcus Vinicius, résident permanent en maîtrise de démographie à l'Univeristé de Montréal a expérimenté ce volet. Arrivé en 2015 du Brésil et bien qu’il ait préparé son immigration en mettant de l’argent de côté, il a eu besoin d’étoffer ses revenus : « Je me suis renseigné auprès du bureau pour ce type de demande. Ils m’ont conseillé de déposer un dossier dans le cadre du programme prêts et bourses du gouvernement, ce que j’ai fait. Il faut savoir que j’ai une partie en bourse et l’autre en prêt, dont l’avantage est le taux d’intérêt extrêmement bas. Je dois commencer à rembourser le prêt six mois après la fin de mes études ». Si vous avez un emploi rémunéré, le montant de la bourse diminue proportionnellement : « Mais avoir un emploi peut finalement s’avérer être doublement payant : j’ai ainsi travaillé en collaboration avec des professeurs sur des sujets directement connectés à mon sujet de recherche, ce qui s’est avéré être un réel atout dans mes recherches autant qu’en matière d’expérience professionnelle ».

Les bourses philanthropiques 

Si vous n’avez pas pu adhérer au programme gouvernemental de prêts et bourses, ne baissez pas les bras pour autant. Il y a des centaines d’autres moyens de vous faire aider financièrement. Isabelle Dalceggio évoque la planification budgétaire pour une meilleure gestion optimale de vos ressources, avec l’aide de conseillers dédiés. Enfin, votre université propose certainement un répertoire des bourses, alimenté par des donateurs privés tels que des entreprises. Les critères fort éclectiques d’obtention vont du domaine d’études à la nationalité en passant par le programme suivi. Alors qu’attendez-vous pour soumettre votre candidature ?

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Étudiant à l’Université de Montréal ? Vous vous posez des questions sur le financement de vos études ? L’Université de Montréal vous permet d’avoir accès à un large panel d’aides financières. Informez-vous.

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