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Le gym, une passion québécoise

Publié le 04 décembre 2019
gym Québec sport activité hiver

Les Québécois sont des sportifs quatre saisons. Mais quand vient l’hiver et que la neige et le froid transforment toute pratique extérieure en parcours du combattant, ils s’orientent souvent vers des activités d’intérieur pour maintenir un entraînement régulier. 

Au Québec, l’hiver n’est pas seulement rude : il est long. Quand les températures baissent, que les eaux gèlent et que le sol se couvre au mieux de neige tassée, au pire de verglas, les adeptes du sport sont nombreux à délaisser l’extérieur pour se mettre au chaud. Mais cela ne sonne pas pour autant la fin de toute activité, bien au contraire.

À chacun son gym

Marie-Ève fait partie d’une équipe de bateau dragon depuis six ans. Pendant la belle saison, cette résidente de Gatineau s’entraîne avec son club sur les bords de la rivière Rideau, à Ottawa. Mais quand l’hiver arrive, les bateaux sont mis sur cales. Pour garder la forme, Marie-Ève se rend à une salle de sport à proximité de chez elle. « Avant, j’y allais vraiment pour les cours de groupe comme le yoga, le Pilates ou le boot. Mais depuis le mois de janvier, je suis un entraînement particulier en lien avec le bateau dragon », raconte-t-elle. En saison froide, elle se rend à la salle entre quatre à cinq jours par semaine, contre seulement deux durant la saison régulière. Cet entraînement particulier fait partie de la préparation physique de l’équipe en vue de participer aux mondiaux de 2022. Une obligation à laquelle Marie-Ève se soumet volontiers. « Si je n’avais pas de plan, l’hiver serait une saison où la salle d’entraînement serait en effet plus intéressante pour moi », ajoute-t-elle.

C’est aussi ce que pense Simon, un amoureux des sports de nature, et dont l’hiver contrarie les activités, au point de les rendre impossibles. « Oui, je vais plus souvent à la salle de sport l’hiver », explique-t-il, jusqu’à trois fois par semaine pendant la saison froide. Pour cet autre habitant de Gatineau, ces entraînements en intérieur lui permettent de garder la forme physique en vue de la pratique des autres activités estivales. « L’été, il y a tant de choix en extérieur ! »

Le vélo d'intérieur ("spinning" en anglais) est une valeur sûre pour beaucoup de Québécois amateur de bicyclette en été

Parmi ces options, Linda a choisi la bicyclette. Cette Canadienne d’adoption se rend à vélo au travail pendant les beaux jours. Mais quand le froid devient trop intense, elle troque son deux-roues pour le métro. Pour conserver une activité physique régulière, cette mère de famille se rend à la salle de sport deux à trois fois par semaine. « C’est sûr que j’y vais plus souvent l’hiver, car je ne suis pas équipée pour faire du sport par -20 °C à l’extérieur », justifie-t-elle. Un équipement non seulement vestimentaire, mais aussi mécanique et de sécurité, dont l’investissement s’avère rapidement dispendieux.

Un entraînement personnalisé, tout au long de l’année

L’hiver, le sport en salle à la cote. Éveline Canape, vice-présidente d’Énergie Cardio, l’explique naturellement par le fait que les gens contrôlent mieux les effets de l’environnement sur leurs corps. Mais pour elle, la différence de fréquentation entre l’hiver et l’été est beaucoup moins marquée qu’auparavant. « Les gens ont tendance à maintenir leur abonnement tout au long de l’année, maintenant », indique-t-elle. Marie-Paule Boivin, directrice marketing d’Éconofitness, une autre enseigne de salles de sport, abonde dans ce sens : « Il y a une hausse d’abonnements après les vacances d’été et celles d’hiver. Autrement, il n’y a pas de différence notable ». Pour Karine Larose, kinésiologue et directrice marketing et communications de Nautilus, les mentalités ont évolué. Elle indique que, désormais, « les gens sont de plus en plus contents de faire de l’exercice. Ils ont compris l’importance de se prendre en main. »

Le changement s’est aussi opéré du côté des salles de sport. Elles ont adapté leur équipement, leurs tarifs et leurs offres. « Quand nous avons commencé, dans les années 1980, il n’y avait pas d’encadrement, donc les gens venaient moins. Aujourd’hui, nous avons des professionnels pour les encadrer », ajoute Karine Larose.

Les cours et programmes évoluent aussi en fonction des besoins et des demandes de leurs abonnés. Planète Gym Fitness, une salle de sport indépendante basée à Québec, a développé plusieurs options. « Nous offrons le plan alimentaire et le plan d’entraînement personnalisé ainsi que les suivis privés avec entraîneur », précise Valérie Gravel, la directrice.

Nautilus et Énergie Cardio proposent aussi des cours et des entraînements divers en fonction de la période et des attentes. « En hiver, nous allons proposer des programmes pour préparer au ski ou au golf par exemple. En janvier, on voit aussi des gens venir à la salle de sport dans l’optique de perdre du poids. Nous proposons donc des activités spécifiques pour bien se préparer à l’été », détaille Éveline Canape.

Toutes les enseignes sont unanimes : le sport en salle s’est beaucoup démocratisé au Québec ces 15 dernières années. Pour autant, chacune continue de travailler « pour rendre la salle plus accessible et plus attrayante », selon les termes d’Éveline Canape.

Pour cette dernière, le centre de conditionnement n’est pas qu’un endroit où transpirer. C’est aussi une occasion de sortir de chez soi. Elle prêche : « Pour les nouveaux arrivants, venir à la salle peut être un moyen de s’intégrer. Dans les gyms, les gens sont là pour les mêmes raisons. Les barrières ne se voient pas. C’est un mode d’intégration. Tu te fais des amis facilement, tu rentres rapidement dans une famille… »

Auteur : Amélie David

Journaliste de formation, j’ai exercé en France et dans le Pacifique avant de venir poser carnet de notes et stylo au Canada. J’aime écrire sur les sujets de société, la santé, l’éducation et l’immigration.

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