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Publié le 02 mars 2016

Le voyage exploratoire : un coût ou un investissement ? 1/2

Combien  de fois avez-vous acheté une voiture sans avoir fait un essai pratique ou sans même avoir consulté la fiche technique de celle-ci ?
Avez-vous déjà déménagé dans votre pays ? Aviez-vous visité votre ville d’accueil pour y choisir votre logement et explorer le quartier ?

Lors d’un projet d’immigration ou d’expatriation au Québec, le voyage exploratoire a certainement un coût (billet d’avion, hébergement, repas, transports, …) mais avez-vous songé à bien le préparer pour transformer les dépenses en effet de levier pour votre projet professionnel et personnel ?

J-M, Mathias et Maggy ont fait ce voyage et Victor prépare actuellement le sien, voici leur retour d’expérience et leurs conseils. Nous vous présenterons leurs parcours en 2 étapes, la première sur la préparation du voyage ainsi que le séjour en lui-même. La secondesur les réalités du marché, les surprises, les ressources disponibles et les principaux conseils pour faire avancer votre projet .

À quel moment préparer le séjour et qu’elle en sera la durée ?

 « J’ai positionné ce voyage environ un mois et demi (1,5 mois) avant mon installation au Canada pour plusieurs raisons : 

  • ni trop tôt pour éviter que mon projet ne paraisse trop abstrait et lointain pour les personnes rencontrées, 
  • ni trop tard pour avoir le temps, à mon retour, de finir mes préparatifs correctement et de continuer, à distance, à approfondir les relations nouées sur place. 

À partir du moment où j’ai posé une date prévisionnelle pour mon départ au Canada, l’idée d’un voyage exploratoire s’est imposée progressivement. » Victor, détenteur d'un PVT 2015

 « Nous avons choisi la période d’octobre pour découvrir le Québec autrement que sous la neige et voir ses magnifiques couleurs d’automne et encore une fois, nous n’avons pas été déçus du paysage.» Maggy et Mathias qui avait visité Montréal en 1 jour en février 2015

 « Généralement d'une durée de deux semaines pour programmer des rendez-vous avant le séjour, de se laisser la possibilité d'un second contact, mais aussi, de prévoir des choses en dernières minutes. » J-M

La préparation du séjour

 « Nous avons pris 3 mois pour préparer ce départ et cela nous semble correct comme délai. Nous nous sommes renseignés sur les transports en commun avant notre départ et cela fut utile, nous avons pu nous déplacer avec une grande facilité sur Montréal. » Maggy et Mathias

Conseil de Maggy et Mathias « Avant de partir, relancer tous les contacts que vous avez pu créer, prendre des rendez-vous pour le début du voyage. »

  « La première action a été de réserver les billets d’avion et l’hébergement sur place afin d’être certain des dates à annoncer. 

Ensuite, j’ai pris contact avec différentes personnes sur place en essayant de diversifier les profils : des amis, des connaissances, des anciens collègues, des recruteurs, des opérationnels, des associations… L’idée était d’avoir un panel large de personnes à rencontrer et de ne pas uniquement se focaliser sur des recruteurs RH spécialisés dans son domaine de compétences. 

Enfin, j’ai aussi recherché des associations intéressantes (professionnelles ou non) ou des évènements prévus durant mon séjour pour diversifier là encore le type de rencontres prévues. » Victor

Quel est votre objectif pour ce séjour au Québec ?

« J'ai commencé par combiner des voyages sur place et un travail depuis mon lieu d'origine pour travailler sur mon projet et mes outils. J'ai eu beaucoup de chance de pouvoir faire cela. » J-M

« Mon objectif est de « prendre le pouls » du pays dans lequel je vais m’installer prochainement et de bâtir des relations avec des personnes sur place. En résumé : de la prise d’informations et de contacts. » Victor

Une fois sur place

« Pour ma part, j’ai eu un entretien dès le lendemain de notre arrivée avec une entreprise et d’autres personnes des ressources humaines. Ces rencontres furent très intéressantes et de bons conseils. J’ai beaucoup appris sur le marché, les attentes des recruteurs, … Nous avons pu créer/renforcer les contacts déjà acquis et de démontrer notre motivation.» Mathias

« Sur place, discuter avec les serveurs dans les restaurants/bars (ils seront ravis de discuter avec vous), hôtesse d’accueil des hôtels, …» Maggy

« Je pense donc que le mix idéal est le suivant : 

  • des rencontres en tête à tête dans un cadre professionnels, 
  • des salons ou colloques pour prendre de l'information et faire des rencontres, 
  • utiliser aussi le temps des repas pour vos rendez-vous
  • et aussi des moments de contacts plus informels : réseautages, soirées, etc.

Ce dernier point me semble très important car au Québec, il faut se laisser une grande latitude pour faire face aux choses nouvelles aux opportunités. » J-M

Ce que vous a apporté ce voyage

« Beaucoup de contacts et surtout des éléments de réflexions pour affiner le projet professionnel à construire. » J-M

« Le réseautage est un art complexe que j’ai tenté d’appréhender au mieux et j’ai progressivement appris que les rencontres les plus fructueuses ne sont pas forcément celles qui paraissaient les plus évidentes au départ… » Victor

Auteur : Kennedy Garceau

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Publié le : 14 février 2019

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C’est la hantise de beaucoup de Québécois en hiver : déneiger sa voiture et dégager sa place de stationnement après une nuit de tempête, avant de prendre le chemin de l’école ou du travail. S’il est difficile de couper à cette séance de sport imposée, il existe des astuces qui épargneront votre corps… et votre temps. En voici quelques-unes !

Lundi matin. L’émerveillement du manteau blanc immaculé qui orne la rue, la cour et les branches des arbres environnants est de courte durée. Le sourire attendri que vous affichez est presque instantanément dissipé par une douloureuse perspective : celle de devoir débarrer votre char du banc de neige qui l’emprisonne au point de n’en plus laisser voir que l’antenne de radio et le bout des essuie-glace, que vous prenez toujours la peine de relever en hiver. Reste que vos voisins s’affairent déjà à l’ouvrage et que vous êtes là, à contempler une autre perspective : celle d’arriver en retard au travail.

Beaucoup de techniques ont été mises au point pour s’épargner au maximum les désagréments d’auto en hiver. Ceux qui sont familiers du Grand Nord canadien ont forcément été sensibilisés à certaines pratiques peu orthodoxes, comme laisser tourner le moteur de son véhicule (quand on fait son épicerie, par exemple), protéger le ventilateur en attachant une planche de bois, carton ou plastique à la calandre ou encore l’habitude, tous les matins, de tirer un câble électrique de la maison et de la brancher à la batterie pour démarrer — ce qui explique la prise électrique que l’on voit souvent pendre sur le côté du capot. À Montréal et ailleurs au sud de la rivière Saguenay, on en vient rarement à ces extrémités. Mais on n’en a pas moins développé un certain savoir-faire dans l’art de libérer son auto du pergélisol, dès lors qu’on n’est pas en mesure d’aménager devant chez soi une de ces tentes-garages éphémères, que l’on voit pousser dès la fin de l’automne.

Déneiger son auto en 5 étapes

Avant...

Première chose à savoir : l’article 498.1 du Code de sécurité routière du Québec stipule que « nul ne peut circuler avec un véhicule couvert de neige, de glace ou de toute autre matière pouvant s’en détacher et susceptible de présenter un danger pour les usagers de la route. » Déneiger sa voiture relève ainsi de l’obligation légale. Contrevenir à cette dernière peut non seulement vous coûter cher, cela est également susceptible de mettre en danger la vie d’autrui. Pensez donc à dégager le pare-brise et la lunette arrière, les feux avant et arrière, les roues et les rétroviseurs - et vous n’oublierez ni le capot, ni le toit du véhicule, eux aussi soumis à fortes contraventions. Prenons les choses par étapes, à la façon des Montréalais !

Pour commencer, munissez-vous d’un balai-brosse ou mieux, d’un balai à manche classique, et libérez l’accès au siège conducteur. Mettez le contact et allumez le dégivrage, puissance maximum. Fermez la porte. Toujours au balai, terminez de déblayer le véhicule et travaillez les finitions à la raclette en cas de givre sur les vitres. La neige est fraîche et devrait tomber à terre sans faire de résistance. Votre auto est dégagée, ne reste que le banc de neige dans lequel elle est enchâssée, une partie plus impressionnante que difficile — tant que l’on a une pelle. Entamez cette étape par le damage, à la pelle et au pied, d’une courte zone devant et derrière de la voiture, puis ouvrez une brèche dans le banc de neige sur toute la moitié avant de la voiture. Vous devriez avoir la place de manœuvrer. Le secret pour sortir sa voiture d’un banc de neige, c’est la douceur. Patiner ne vous mènera nulle part. Commencez par des petits mouvements marche avant et arrière en tournant le volant au fur et à mesure, pour finir de damer la zone. Puis braquez et sortez doucement de la place. Le tour est joué.

Aujourd’hui, vous vous en tirez à bon compte. Vous savez qu’il y a pire que de la neige fraîche et que, un jour ou l’autre, c’est sous une couche de glace que vous retrouverez votre véhicule. Mais, là encore, quelques techniques existent qui vont vous simplifier le travail.

Lutter efficacement contre la glace

Après.

Rien de pire qu’une bordée de neige ? Si. La pluie verglaçante qui couvre votre voiture d’une pellicule plus ou moins épaisse de glace pure, que l’on ne s’imagine pouvoir enlever qu’à coups de masse — et donc au prix d’un rendez-vous salé chez le carrossier. La raclette à givre vous semble alors bien dérisoire. Mais rassurez-vous : il existe des remèdes naturels assez simples pour lutter contre cet indésirable, de manière à la fois préventive et curative. Et non, l’usage d’un seau d’eau chaude n’en fait pas partie, au contraire : le choc thermique risquerait de briser vos vitres.

Les amateurs de prévisions météorologiques auront pris soin, en amont des précipitations, de bâcher les vitres de leur auto. Les inconditionnels des solutions naturelles pourront essayer de frotter les surfaces vitrées de leur véhicule à l’aide d’une pomme de terre ou d’un oignon coupé(e) en deux, ou encore de pulvériser dessus un mélange de vinaigre blanc et d’eau. Ceux qui, au contraire, se seront laissés surprendre, pourront se rabattre sur le tampon au gros sel trempé dans de l’eau tiède, ou encore sur un autre mélange à pulvériser qui a fait ses preuves, composé de 2/3 d’alcool isopropolyque (ou « à friction ») et d’1/3 d’eau, auquel on pourra ajouter une dose de liquide vaisselle.

Comme précédemment, veillez à retirer le plus de glace possible de votre véhicule, en n’oubliant sous aucun prétexte les phares (inopérants sinon) et les rétroviseurs, et en vous assurant de l’état de vos pneus.

Si vous êtes surpris par une pluie verglaçante alors que vous êtes sur la route, en particulier de nuit, arrêtez-vous régulièrement sur les aires de repos pour retirer les excédents de glace sur le pare-brise et surtout pour libérer les phares avant et arrière. C’est dans ce genre de cas certes extrêmes, mais loin d’être inhabituels que l’on est heureux de disposer en permanence dans sa voiture de certains équipements.

Bonus : Les indispensables à avoir avec soi quand on prend la route

La sécurité routière en hiver tient à bien plus que de bons pneus neige et des habiletés de conduite. Elle requiert de la part de chaque conducteur un certain niveau d’équipement pour affronter les écueils que la nature placera sur votre route.

Au rang des indispensables, veillez bien à partir le réservoir plein de liquide lave-vitre. En cas de doute, achetez-en un bidon pour quelques dollars dans toutes les stations essence. Les propriétés antigel de ce liquide vous assureront une bonne visibilité sur la route, au moins dans la zone couverte par les essuie-glace. Autre indispensable, bien sûr, le grattoir-balayette, qui au Québec est doté d’une taille proportionnelle aux chutes de neige dont la province peut être témoin. Si vous louez une voiture, assurez-vous de la présence de cet outil (généralement placé dans le coffre ou sous les sièges avant), ou demandez-en une à votre agence de location avant de partir, sans surcoût. Enfin, ayez toujours avec vous un câble de charge pour votre téléphone mobile, afin d’être en tout temps en mesure d’appeler des services de dépannage ou d’ambulance sur la route, pour vous ou pour un autre automobiliste.

Concernant l’équipement facultatif, mais conseillé pour les automobilistes qui s’apprêtent à prendre la route, citons notamment une pelle à neige, qui peut s’avérer bien utile dans certaines régions rurales. Il existe des modèles escamotables peu encombrants. Autre équipement simple à avoir avec soi : un pulvérisateur de notre fameux mélange anti-glace d’alcool isopropolyque et d’eau. Pour finir, et sans tomber dans le catastrophisme (à nouveau, tout peut arriver sur la route), un kit léger de survie peut vous sauver la vie, notamment si vous restez coincé plusieurs heures dans votre véhicule par gros temps. Parmi les essentiels, mentionnons un nécessaire de premiers soins, une couverture de survie (par voyageur), de la nourriture (sèche, par exemple) et bien sûr de l’eau.

Dans tous les cas, renseignez-vous systématiquement sur les prévisions météorologiques avant de prendre une route que vous aurez pris soin de baliser, elle aussi.

Publié le : 07 janvier 2019