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Publié le 22 mars 2016

Les agences de placement, une porte d’entrée sur le marché du travail québécois?

Obtenir une première expérience de travail québécoise est un défi pour plusieurs immigrants. Pour y arriver, plusieurs se tournent vers les agences de placement temporaire. En effet, 1/3 des salariés d’agence sont nés à l’extérieur du Canada. Si faire affaire avec une agence qui joue le rôle d’intermédiaire entre vous et l’entreprise en vous proposant un placement permanent peut être efficace, il en va tout autrement du placement temporaire qui correspond davantage à des mandats d’intérim. Pourquoi?

Une réalité plutôt sombre

La place de plus en plus marquée qu'occupent les agences de placement dans le marché du travail (en 2011, les quelques centaines de bureaux d’agence québécois ont déclaré des revenus de plus d’1 milliard 343 millions de dollars) contribue au développement d'un contexte de précarité professionnelle. Les conséquences sont majeures sur la vie au travail. On parle principalement :

  • de disparité de traitement entre les permanents et les temporaires (écarts salariaux de l’ordre de 40 %. La disparité concerne également les avantages sociaux)
  • de clauses abusives (par exemple, les clauses d'exclusivité de service, de non-concurrence et de non-sollicitation qui limitent la liberté d'embauche et la libre circulation pour une période pouvant aller de 8 à 24 mois au-delà du terme du contrat de mission)
  • de problèmes de non-respect des droits des salariés d'agence liés à l'absence d'identification claire de l'employeur véritable (le salarié est face à deux employeurs potentiels : l'agence qui le paie et l'entreprise cliente qui encadre son travail au quotidien. C'est ce qu'on appelle une relation de travail triangulaire ou tripartite)
  • de remplacement de postes permanents par des postes temporaires afin de contourner les lois du travail, d'éviter ou d'affaiblir la syndicalisation et de réduire les coûts de main-d’œuvre

Une stratégie d’intégration professionnelle efficace?

On peut fortement en douter puisque, dans bien des cas, ce qu’on vous proposera, ce sont des expériences de travail non qualifiantes. Les affectations obtenues sont bien souvent hors du secteur de travail souhaité. Elles ne permettent donc pas de bonifier votre CV. Dans la mesure où l’intérim risque de vous confiner à des emplois temporaires, sous-payés, sans véritables liens avec vos compétences, on peut douter qu’il soit la voie à privilégier.

D’autres solutions existent!

Le recours aux agences de placement n'est pas la seule façon d'obtenir une première expérience québécoise. Plusieurs postes se trouvent dans le marché caché. Les organismes en employabilité sont là pour vous aider à découvrir d'autres sources de pistes d'emploi.

La Commission des normes du travail et l'organisme Au bas de l'échelle peuvent également répondre à vos questions concernant le respect de vos droits. N’hésitez pas à les consulter en cas de besoin.

Auteur : CREMCV (Centre de ressources en employabilité Montréal Centre-Ville)

Le Club de recherche d’emploi Montréal Centre-Ville a pour mission de favoriser l’employabilité en tenant compte des besoins des personnes et avec sensibilité.

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Autres conseils d'experts

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Même si les universités québécoises demeurent très compétitives par rapport à l’offre nord-américaine, elles n’en demeurent pas moins coûteuses. Mais si les frais de scolarité peuvent s’avérer élevés pour les étudiants étrangers, un certain nombre de mesures et d’initiatives d’aide au financement existent pour que ces derniers ne soient pas un frein à l’éducation et à la mobilité internationale des étudiants.

 Avantages financiers 

Au Québec, tous les étudiants paient des droits de scolarité, dont le montant est fixé par le gouvernement provincial. Les sommes sont bien évidemment différentes selon le statut de l’étudiant, son pays d’origine, ainsi que le niveau d’études envisagé. Étudiant du Québec et étudiant canadien non-résident du Québec, réfugié, étudiant étranger titulaire d’un permis d’études, résident permanent, premier, second et troisième cycle : à chaque cas de figue, les frais de scolarité sont susceptibles de varier sensiblement. Certains pays ont signé avec le Québec des accords bilatéraux de mobilité universitaire, qui prévoient aménagements de frais de scolarité à destination des étudiants. En plus des accords bilatéraux, certains étudiants étrangers peuvent être exemptés de droits de scolarité supplémentaires en fonction de l’excellence de leur dossier académique par exemple. D’autres bénéficient de programmes de bourses privées, voire de bourses et de prêts gouvernementaux.

Des ressources variées

Isabelle Dalceggio, coordinatrice ressources socio-économiques à l'Université de Montréal, conseille vivement de s’informer sur les aides financières offertes aux jeunes venus étudier dans les programmes pédagogiques québécois : « Quelle que soit votre situation, vous pouvez en savoir plus en vous rendant dans les bureaux des étudiants internationaux situés sur votre campus. Il y a là des conseillers qui peuvent vous orienter». En effet, il serait dommage passer à côté d’une aide dont vous pourriez bénéficier, faute d’avoir reçu les bonnes informations. Isabelle Dalceggio rajoute qu’outre ces aides régulières, il y a aussi des volets d’offres d’urgence de type bons alimentaires ou de transport, voire des paniers de Noël : « Nous avons aussi des ententes en externe, avec les centres communautaires ou ceux liés au logement. On guide nos étudiants dans les domaines nécessaires et il arrive fréquemment que notre référencement sorte du cadre des études ».

Programme de prêts et bourses du gouvernement

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec offre un programme qui accorde des aides financières jumelant prêts et bourses, calculées en fonction de votre situation financière. On parle de programme à caractère contributif car vous en êtes responsable. Marcus Vinicius, résident permanent en maîtrise de démographie à l'Univeristé de Montréal a expérimenté ce volet. Arrivé en 2015 du Brésil et bien qu’il ait préparé son immigration en mettant de l’argent de côté, il a eu besoin d’étoffer ses revenus : « Je me suis renseigné auprès du bureau pour ce type de demande. Ils m’ont conseillé de déposer un dossier dans le cadre du programme prêts et bourses du gouvernement, ce que j’ai fait. Il faut savoir que j’ai une partie en bourse et l’autre en prêt, dont l’avantage est le taux d’intérêt extrêmement bas. Je dois commencer à rembourser le prêt six mois après la fin de mes études ». Si vous avez un emploi rémunéré, le montant de la bourse diminue proportionnellement : « Mais avoir un emploi peut finalement s’avérer être doublement payant : j’ai ainsi travaillé en collaboration avec des professeurs sur des sujets directement connectés à mon sujet de recherche, ce qui s’est avéré être un réel atout dans mes recherches autant qu’en matière d’expérience professionnelle ».

Les bourses philanthropiques 

Si vous n’avez pas pu adhérer au programme gouvernemental de prêts et bourses, ne baissez pas les bras pour autant. Il y a des centaines d’autres moyens de vous faire aider financièrement. Isabelle Dalceggio évoque la planification budgétaire pour une meilleure gestion optimale de vos ressources, avec l’aide de conseillers dédiés. Enfin, votre université propose certainement un répertoire des bourses, alimenté par des donateurs privés tels que des entreprises. Les critères fort éclectiques d’obtention vont du domaine d’études à la nationalité en passant par le programme suivi. Alors qu’attendez-vous pour soumettre votre candidature ?

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Étudiant à l’Université de Montréal ? Vous vous posez des questions sur le financement de vos études ? L’Université de Montréal vous permet d’avoir accès à un large panel d’aides financières. Informez-vous.

La date limite d'admission dans plusieurs programmes d'études est le 1er février. Faites vite si vous souhaitez débuter votre programme d'études en septembre !

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