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Publié le 29 janvier 2019

Les corvées hivernales auxquelles vous n'échapperez pas

particulier déneigement déneiger trottoir maison

Froid, intempéries, redoux, fontes, gels et rechutes dantesques de neige... l’hiver québécois n’est pas qu’une affaire de paysages : il est à bien des égards le métronome quotidien d’une population qui doit s’adapter aux contraintes naturelles. Plus que les autres saisons, l’hiver requiert de tous le respect de règles de civisme et de savoir-vivre ensemble, qui sont parfois sanctionnées par la loi. Tour d’horizon des principales !

Déneigement et déglacement : soyez responsable

Malgré les vastes campagnes de déneigement, l’hiver québécois nous expose au quotidien aux dangers de la neige et de la glace. Que l’on soit piéton, cycliste ou automobiliste, il existe des règles, certaines connues, d’autres moins, qui, dans bien des cas, soulève un certain nombre de questions : doit-on déneiger/déglacer ses accès extérieurs ? Qui est en charge de le faire ? Qui est responsable en cas de chute ou d’accident impliquant un tiers ?

Propriétaires et locataires sont tenus d’assurer la sécurité des accès à leur habitation. Mais, avec les conditions climatiques changeantes, une surveillance constante des accès n’est pas réaliste. Il leur est donc demandé d’agir en « bon père de famille ». Un comportement en apparence bien subjectif, mais qui peut avoir de très sérieuses conséquences financières en cas de poursuites judiciaires.

Que faire si vous êtes locataire ?

Vérifiez au moment de la signature de votre bail à qui incombe la responsabilité de déneiger et déglacer les diverses parties des espaces extérieurs. Si cela n'est pas précisé, le Code civil impose au propriétaire de le faire. Le locataire est alors tenu d’avertir son propriétaire si un escalier ou un stationnement est dangereux, faute de quoi il pourrait être jugé en partie responsable en cas d’accident.

Vous êtes propriétaire de votre logement ?

La Régie du bâtiment du Québec (RBQ) recommande de :

  • retirer la neige accumulée sur votre propriété pour éviter les risques d’effondrement ;
  • prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des personnes qui circulent près du bâtiment ;
  • confier le déneigement à des entreprises expérimentées et équipées.

Au sein d’une copropriété, c’est la déclaration de copropriété qui détermine les responsabilités du syndicat et des copropriétaires.

Dans tous les cas, respectez les règles de bon voisinage. Ne déposez pas de neige chez votre voisin.

Notez que, d’une ville à l’autre, la réglementation peut changer. De nombreuses municipalités interdisent de déposer la neige dans la rue ou sur les trottoirs. À Québec, lesamendes en cas de constat d’infraction peuvent varier entre 150 et 1 000 $ CAN.

Dans tous les cas, ne négligez pas le contrat d'assurance habitation et sa section protégeant les titulaires en cas de dommages involontaires causés à un tiers. Il est très important de souscrire une telle assurance, en particulier lorsqu’on est un nouvel arrivant et que l’on n’est pas encore familier avec l’ampleur des conséquences que peut avoir l’hiver, ici. En cas d’accident sur votre terrain (chute d’un passant sur votre périmètre, d’une branche gelée, etc.), ayez le bon réflexe : appelez votre assureur.

L’hiver en voiture : objectif sécurité !

L’hiver, gare aux contraventions !

Respectez la réglementation relative au stationnement et aux opérations de déneigement (voir, par exemple, notre Petit guide du stationnement hivernal en ville).

N’oubliez pas, la sécurité est l’affaire de tous et commence par le respect du Code de la sécurité routière et l’adoption des bons comportements.

Installez vos pneus d’hiver

Durant la saison froide, les voitures doivent être équipées de pneus spéciaux, munis du pictogramme hivernal. En 2019, la date d’entrée en vigueur des pneus d’hiver est modifiée et au 1erdécembre. La date de leur retrait légal demeure fixée au 15 mars.

Amendes : de 200 à 300 $ CAN (taxes en sus).

Évitez les « igloos mobiles »

Le pare-brise et les vitres du véhicule doivent être libres de matières pouvant nuire à la visibilité du conducteur. Oubliez la fonction dégivrage de la lunette arrière et prenez le temps de passer la brosse. Si vous croisez la route de la police, cela s’avèrera plus payant que les quelques minutes que vous penserez avoir gagnées au départ.

Amendes : de 100 à 200 $ CAN (taxes en sus).

Ajoutons qu’il est interdit de circuler avec un véhicule couvert de neige ou de glace qui peuvent se détacher et présenter un danger pour les usagers de la route.

Amendes : de 60 à 100 $ CAN (taxes en sus).

Et tant que vous y êtes, pensez à nettoyer vos phares de voitures. Voir et être vu n’est jamais plus important qu’en hiver et trop souvent croise-t-on encore sur la route des voitures partiellement déneigées et qu’on ne remarque la présence qu’à la dernière minute. Et si vous ne savez pas comment gérer ce petit tracas efficacement, on vous explique comment faire !

Adaptez votre conduite

En cas de visibilité réduite ou de chaussée glissante, vous devez diminuer votre vitesse et garder une distance sécuritaire avec le véhicule devant vous. Même lorsque la route semble déneigée et traitée, restez maître de votre véhicule en tout temps - et ralentissez au moment de franchir les accumulations d'eau qui forment de véritables lacs d'eau croupie le long des trottoirs lors des fontes, pour épargner les passants, travailleurs et écoliers.

Amendes : 60 $ CAN (taxes en sus) et 2 points d’inaptitude

Bon à savoir : dans le cadre d’un projet pilote, la Société de transport de Montréal (STM) autorise les adeptes de ski et de planche à neige à transporter leur matériel dans le métro et dans les autobus, y compris aux heures de pointe. 

En résumé, informez-vous et profitez de l’hiver en toute quiétude car, comme le chantait si bien l’artiste québécois Gilles Vigneault, « Mon pays ce n'est pas un pays, c'est l'hiver » !

Et pour avoir un aperçu de ce que les nouveaux arrivants pensent de leur premier hiver au Québec, rendez-vous sur notre chaîne YouTube !

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Auteur : Aude Maignien

Diplômée de l’École du Louvre et de la Sorbonne, Aude est une passionnée de culture sous toutes ses formes. Curieuse et créative, elle aime jouer avec les mots, connecter les idées et développer des concepts pour faire passer des messages et générer de l’émotion. Installée depuis 2012 au Québec, elle n’a de cesse de (faire) découvrir la Belle Province.

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C’est la hantise de beaucoup de Québécois en hiver : déneiger sa voiture et dégager sa place de stationnement après une nuit de tempête, avant de prendre le chemin de l’école ou du travail. S’il est difficile de couper à cette séance de sport imposée, il existe des astuces qui épargneront votre corps… et votre temps. En voici quelques-unes !

Lundi matin. L’émerveillement du manteau blanc immaculé qui orne la rue, la cour et les branches des arbres environnants est de courte durée. Le sourire attendri que vous affichez est presque instantanément dissipé par une douloureuse perspective : celle de devoir débarrer votre char du banc de neige qui l’emprisonne au point de n’en plus laisser voir que l’antenne de radio et le bout des essuie-glace, que vous prenez toujours la peine de relever en hiver. Reste que vos voisins s’affairent déjà à l’ouvrage et que vous êtes là, à contempler une autre perspective : celle d’arriver en retard au travail.

Beaucoup de techniques ont été mises au point pour s’épargner au maximum les désagréments d’auto en hiver. Ceux qui sont familiers du Grand Nord canadien ont forcément été sensibilisés à certaines pratiques peu orthodoxes, comme laisser tourner le moteur de son véhicule (quand on fait son épicerie, par exemple), protéger le ventilateur en attachant une planche de bois, carton ou plastique à la calandre ou encore l’habitude, tous les matins, de tirer un câble électrique de la maison et de la brancher à la batterie pour démarrer — ce qui explique la prise électrique que l’on voit souvent pendre sur le côté du capot. À Montréal et ailleurs au sud de la rivière Saguenay, on en vient rarement à ces extrémités. Mais on n’en a pas moins développé un certain savoir-faire dans l’art de libérer son auto du pergélisol, dès lors qu’on n’est pas en mesure d’aménager devant chez soi une de ces tentes-garages éphémères, que l’on voit pousser dès la fin de l’automne.

Déneiger son auto en 5 étapes

Avant...

Première chose à savoir : l’article 498.1 du Code de sécurité routière du Québec stipule que « nul ne peut circuler avec un véhicule couvert de neige, de glace ou de toute autre matière pouvant s’en détacher et susceptible de présenter un danger pour les usagers de la route. » Déneiger sa voiture relève ainsi de l’obligation légale. Contrevenir à cette dernière peut non seulement vous coûter cher, cela est également susceptible de mettre en danger la vie d’autrui. Pensez donc à dégager le pare-brise et la lunette arrière, les feux avant et arrière, les roues et les rétroviseurs - et vous n’oublierez ni le capot, ni le toit du véhicule, eux aussi soumis à fortes contraventions. Prenons les choses par étapes, à la façon des Montréalais !

Pour commencer, munissez-vous d’un balai-brosse ou mieux, d’un balai à manche classique, et libérez l’accès au siège conducteur. Mettez le contact et allumez le dégivrage, puissance maximum. Fermez la porte. Toujours au balai, terminez de déblayer le véhicule et travaillez les finitions à la raclette en cas de givre sur les vitres. La neige est fraîche et devrait tomber à terre sans faire de résistance. Votre auto est dégagée, ne reste que le banc de neige dans lequel elle est enchâssée, une partie plus impressionnante que difficile — tant que l’on a une pelle. Entamez cette étape par le damage, à la pelle et au pied, d’une courte zone devant et derrière de la voiture, puis ouvrez une brèche dans le banc de neige sur toute la moitié avant de la voiture. Vous devriez avoir la place de manœuvrer. Le secret pour sortir sa voiture d’un banc de neige, c’est la douceur. Patiner ne vous mènera nulle part. Commencez par des petits mouvements marche avant et arrière en tournant le volant au fur et à mesure, pour finir de damer la zone. Puis braquez et sortez doucement de la place. Le tour est joué.

Aujourd’hui, vous vous en tirez à bon compte. Vous savez qu’il y a pire que de la neige fraîche et que, un jour ou l’autre, c’est sous une couche de glace que vous retrouverez votre véhicule. Mais, là encore, quelques techniques existent qui vont vous simplifier le travail.

Lutter efficacement contre la glace

Après.

Rien de pire qu’une bordée de neige ? Si. La pluie verglaçante qui couvre votre voiture d’une pellicule plus ou moins épaisse de glace pure, que l’on ne s’imagine pouvoir enlever qu’à coups de masse — et donc au prix d’un rendez-vous salé chez le carrossier. La raclette à givre vous semble alors bien dérisoire. Mais rassurez-vous : il existe des remèdes naturels assez simples pour lutter contre cet indésirable, de manière à la fois préventive et curative. Et non, l’usage d’un seau d’eau chaude n’en fait pas partie, au contraire : le choc thermique risquerait de briser vos vitres.

Les amateurs de prévisions météorologiques auront pris soin, en amont des précipitations, de bâcher les vitres de leur auto. Les inconditionnels des solutions naturelles pourront essayer de frotter les surfaces vitrées de leur véhicule à l’aide d’une pomme de terre ou d’un oignon coupé(e) en deux, ou encore de pulvériser dessus un mélange de vinaigre blanc et d’eau. Ceux qui, au contraire, se seront laissés surprendre, pourront se rabattre sur le tampon au gros sel trempé dans de l’eau tiède, ou encore sur un autre mélange à pulvériser qui a fait ses preuves, composé de 2/3 d’alcool isopropolyque (ou « à friction ») et d’1/3 d’eau, auquel on pourra ajouter une dose de liquide vaisselle.

Comme précédemment, veillez à retirer le plus de glace possible de votre véhicule, en n’oubliant sous aucun prétexte les phares (inopérants sinon) et les rétroviseurs, et en vous assurant de l’état de vos pneus.

Si vous êtes surpris par une pluie verglaçante alors que vous êtes sur la route, en particulier de nuit, arrêtez-vous régulièrement sur les aires de repos pour retirer les excédents de glace sur le pare-brise et surtout pour libérer les phares avant et arrière. C’est dans ce genre de cas certes extrêmes, mais loin d’être inhabituels que l’on est heureux de disposer en permanence dans sa voiture de certains équipements.

Bonus : Les indispensables à avoir avec soi quand on prend la route

La sécurité routière en hiver tient à bien plus que de bons pneus neige et des habiletés de conduite. Elle requiert de la part de chaque conducteur un certain niveau d’équipement pour affronter les écueils que la nature placera sur votre route.

Au rang des indispensables, veillez bien à partir le réservoir plein de liquide lave-vitre. En cas de doute, achetez-en un bidon pour quelques dollars dans toutes les stations essence. Les propriétés antigel de ce liquide vous assureront une bonne visibilité sur la route, au moins dans la zone couverte par les essuie-glace. Autre indispensable, bien sûr, le grattoir-balayette, qui au Québec est doté d’une taille proportionnelle aux chutes de neige dont la province peut être témoin. Si vous louez une voiture, assurez-vous de la présence de cet outil (généralement placé dans le coffre ou sous les sièges avant), ou demandez-en une à votre agence de location avant de partir, sans surcoût. Enfin, ayez toujours avec vous un câble de charge pour votre téléphone mobile, afin d’être en tout temps en mesure d’appeler des services de dépannage ou d’ambulance sur la route, pour vous ou pour un autre automobiliste.

Concernant l’équipement facultatif, mais conseillé pour les automobilistes qui s’apprêtent à prendre la route, citons notamment une pelle à neige, qui peut s’avérer bien utile dans certaines régions rurales. Il existe des modèles escamotables peu encombrants. Autre équipement simple à avoir avec soi : un pulvérisateur de notre fameux mélange anti-glace d’alcool isopropolyque et d’eau. Pour finir, et sans tomber dans le catastrophisme (à nouveau, tout peut arriver sur la route), un kit léger de survie peut vous sauver la vie, notamment si vous restez coincé plusieurs heures dans votre véhicule par gros temps. Parmi les essentiels, mentionnons un nécessaire de premiers soins, une couverture de survie (par voyageur), de la nourriture (sèche, par exemple) et bien sûr de l’eau.

Dans tous les cas, renseignez-vous systématiquement sur les prévisions météorologiques avant de prendre une route que vous aurez pris soin de baliser, elle aussi.

Publié le : 07 janvier 2019