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Publié le 04 janvier 2019

Les nouveaux arrivants à la conquête du marché du travail québécois

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Lorsqu’on s’est renseigné sur le secteur et le métier recherché, l’emploi en régions, que l’on a bien défini son projet et qu’est venu le temps de passer à l’action, l’accès à l’emploi au Québec pourrait bien vous réserver quelques surprises. En effet, celui-ci répond à certains usages et subtilités qui lui sont propres, dont les nouveaux arrivants doivent être conscients pour mettre toutes les chances de leur côté dans leurs recherches. De la rédaction d’un CV aux normes à l’importance du réseau, suivons les premiers pas dans le monde de l’emploi au Québec.

Un CV dans les règles de l’art

Premier outil pour mener à bien ses recherches, le CV est aussi le premier contact avec l’employeur. Pour que celui-ci soit en mesure de bien le comprendre il faut que votre CV remplisse certains critères.

Une présentation claire et originale, une touche de personnalisation, sans oublier d’indiquer vos coordonnées, voilà pour les incontournables. Le CV québécois a toutefois une organisation un peu différente. « Au Québec ce qui intéresse d’abord l’employeur c’est ce que vous êtes capable de faire concrètement, d’apporter à l’entreprise. Ici la priorité est au savoir-faire et aux réalisations », explique Karine Ferrere, coordinatrice des services en emploi pour la FRJ. On débute par un résumé de ses compétences avant d'enchaîner sur ses expériences professionnelles et sur sa formation. C’est ce que l’on appelle un CV mixte. Dans le volet expériences il est possible de développer un peu le détails des tâches accomplies. Inutile d’en faire trop, le plus important est d’indiquer pour chaque expérience une réalisation, un projet pertinent en lien si possible avec le poste pour lequel vous postulez.

Lors de la rédaction de votre CV, pensez également à adapter votre vocabulaire. Même si vous êtes francophone, le français québécois peut être très différent, particulièrement dans le monde professionnel. Il est essentiel de bien se renseigner sur les appellations de postes et de métiers qui n’ont peut-être pas la même terminologie ici.

Enfin il y a aussi des éléments qu’il ne faut pas indiquer dans votre CV.« La majorité des informations personnelles sont à éviter, parce qu’elles peuvent être une source de discrimination à l’embauche », détaille Karine Ferrere. On se gardera donc d’indiquer son statut marital, son âge, sa nationalité, sa religion et jusqu’à la photo, que l’on réservera pour LinkedIn. « Ce qui peut sembler, pour certains nouveaux arrivants, être un manque d’information constitue en réalité la norme, ici. S’y conformer démontre sa connaissance du monde professionnel local. »

LinkedIn, bien plus qu’une vitrine de soi

Mais de plus en plus souvent, le CV n’est pas votre premier contact avec votre futur employeur. C’est en tout cas une vitrine devenue incontournable en quelques années et particulièrement au Québec où le réseau social professionnel est utilisé dans presque tous le secteurs. Attention, il ne remplace pas le CV traditionnel, mais il vous permet de vous positionner en ligne et surtout de créer et d’activer un réseau, parfois avant même d'être sur place« La proximité avec les États-Unis place le Canada dans le top 3 des utilisateurs de LinkedIn dans le monde, et le Québec n’y échappe pas. Aujourd’hui les entreprises fondent une partie de leur stratégie de recrutement sur le réseau », explique Mathieu Laferrière. Expert LinkedIn, il conseille particuliers et entreprises dans leur utilisation du réseau social.
Première étape ? La création de son profil, qu’il s’agit de compléter au maximum pour augmenter ses chances d’apparaître dans les résultats de recherches d'éventuels recruteurs. Une fois votre profil bien charpenté vous passerez d’utilisateur débutant à expert, vous garantissant ainsi une meilleure visibilité. « Il faut aussi actualiser régulièrement votre profil. Par exemple il ne doit pas y avoir de différences entre les informations de votre CV et celles de LinkedIn. Ce sont de petits détails qui peuvent éveiller des doutes chez l’employeur et faire mauvaise impression », prévient Mathieu Laferrière. « Sur LinkedIn, les recruteurs vous attendent au tournant. Plus vous apparaissez comme quelqu’un qui sait oùil va et ce qu’il veut plus vous mettrez de chances de votre côté. »

Mais LinkedIn est aussi un puissant outil pour se bâtir un réseau professionnel, que l’on soit au Québec ou non, ce qui représente un atout de taille pour qui entend anticiper son arrivée et démarrer sa démarche de recherche d’emploi depuis son pays d’origine. C’est ici que l’utilisation du réseau prend tout son sens, et demande une stratégie bien pensée. « LinkedIn c’est un peu comme un porte-voix : plus votre réseau sera construit et cohérent, plus vous aurez de chance d'être repéré, orienté, crédité. Un bon réseau se constitue petit à petit de personnes qui peuvent vous aider à atteindre vos objectifs professionnels. Gros réseau ne veut pas forcément dire réseau efficace », détaille Mathieu Laferrière. L’expert recommande de commencer ses recherches via des groupes professionnels sur LinkedIn et de contacter directement les personnes qui présentent un intérêtprofessionnel. Tout en gardant bien en tête qu’un réseau demande d'être sans cesse entretenu, par des Likes, des relais d’articles, des commentaires ou des publications bien orientées.

Mais un réseau professionnel ne se bâtit pas seulement en ligne. Et, au Québec, les occasions sont nombreuses de rencontrer professionnels et interlocuteurs qualifiés qui, tous à leur manière, viendront enrichir votre réseau autant que vous viendrez enrichir le leur.

Du 5 à 7 à la construction d’un réseau professionnel

L’une des grandes tendances au Québec est l’organisation de 5 à 7, des rencontres thématiques entre professionnels de tous horizons, souvent autour d’un verre dans une ambiance décontractée. Jeune webdesigner français, Maxime Magnan a décroché son premier poste à Montréal lors d’un 5 à 7. « Dans certains domaines comme le numérique ou le marketing c’est la voie idéale pour se frayer un chemin jusqu'au job dont on rêve. Au Québec, ça marche beaucoup au contact, au feeling. Les recruteurs aiment qu’on vienne leur serrer la main, échanger quelques mots, et puis finalement il suffit que le courant passe et que l’on parle de vous. Ça ne fonctionne pas à tous les coups mais c’est un bon point de départ »Pour trouver des évènements dans le ou les domaines qui vous intéressent, allez fureter sur des plateformes comme Facebook, LinkedIn, Meetup ou Eventbrite, oùles évènements de réseautage pullulent, notamment à Québec et Montréal.

Au-delà des 5 à 7, les rencontres d’informations sont également répandues et très bien acceptées au Québec. « Il ne faut pas hésiter à contacter des personnes qui vous intéressent, pour aller boire un café. Elle pourront vous donner de bons conseils ou vous aiguiller dans vos recherches. Ici les relations professionnelles sont souvent plus informelles. Il faut aussi se dire que finalement toute les rencontres que vous faites vous rapprochent de vos objectifs. Tout est réseautage quand on vient d’arriver »,insiste le jeune webdesigner.

Vers sa première expérience québécoise

Pour vous faire une place sur le marché de l’emploi québécois, il vous faut d’abord une première expérience (voir Encadré), souvent indispensable pour atteindre vos objectifs professionnels. Le bénévolat peut être un bon moyen de se forger cette 1ère expérience, que ce soit dans votre domaine ou dans un autre. « D'autant plus que le bénévolat est considéré comme une expérience professionnelle à part entière. Il apporte un plus indéniable à ses futures candidatures. Cette première expérience permet de rassurer les recruteurs en leur montrant que l’on est capable de s’adapter à la culture du travail au Québec et donc en entreprise »explique Karine Ferrere.

Pratique également rencontrée au Québec, les stages ou périodes de travail non rémunérées de quelques semaines en entreprises peuvent aussi être une solution pour se familiariser avec le monde du travail et, pourquoi pas, décrocher une embauche. Le programme Interconnexion, proposé par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, est un excellent moyen d’accéder à ce type d’opportunités de façon encadrée.

Reste qu’avec ces outils en main, il vous faudra tout de même un peu de temps pour vous adapter et comprendre pleinement la culture du travail québécoise. « Tout cela passe par l'intégration, il faut prendre son temps, ne pas brûler les étapes et surtout ne pas perdre espoir », insiste la conseillère FRJ. Enfin, autre facteur important : une bonne maîtrise du français et de l’anglais, souvent indispensables pour prétendre à un poste qualifié.

Article extrait de notre webmagazine "Trouver du travail au Québec", disponible gratuitement au téléchargement.

Auteur : Immigrant Québec

Immigrant Québec informe toutes les personnes désireuses de s’installer au Québec sur l'immigration et la vie dans la Belle Province.

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Le français est la langue officielle du Québec, il est donc fortement recommandé de savoir parler, lire et écrire le français si l’on souhaite travailler ou poursuivre des études dans la province. Quand on n’est pas francophone, on peut le devenir en suivant un certain nombre de programmes, dont celui de l’Université de Montréal : certificat en français langue seconde.  

Pourquoi ce programme  ? 

Parce qu’une grande partie des nouveaux arrivants est allophone, c’est-à-dire que sa langue première est différente de la langue officielle au Québec. Si certains viennent avec des bases qui leur permettent de se débrouiller au quotidien, ces acquis ne sont plus suffisants pour ceux qui souhaitent évoluer dans le milieu universitaire ou professionnel. C’était le cas de Carla Simon :        « Quand je suis arrivée à Montréal pour ma maîtrise en études internationales, je savais que le français serait le plus grand obstacle pour moi. J’avais suivi des cours de français au Brésil, mais je n’étais pas très à l’aise à l’idée poursuivre mes études universitaires dans ce qui serait ma quatrième langue. À l’Université de Montréal, j’ai eu accès à une panoplie complète de services dont les cours du certificat en français langue seconde. J’ai suivi des ateliers de phonétique et de français écrit et me suis inscrite au “tutorat” du Centre de communication écrite où j’ai eu six rencontres avec une professeure qui m’aidait à travailler sur mes faiblesses. C’est très important de s’investir pour améliorer nos connaissances d’une langue étrangère, mais cela s’avère beaucoup plus facile quand on a derrière nous une institution qui nous appuie dans ce processus ».

À qui est destiné ce programme  ? 

Tout le monde ou presque. Il est tout de même nécessaire d’avoir les bases du niveau 4 — intermédiaire. Pour être titulaire du certificat, il faut avoir suivi tous les cours et réussir les examens jusqu’au niveau 7. Il est cependant possible de quitter le programme avant la fin et c’est le cas des personnes qui trouvent un emploi en cours de route. Certains reviennent pour parfaire leur français, en s’inscrivant à un niveau supérieur à celui qu’ils ont quitté, puisqu’ils ont pu pratiquer la langue dans le cadre de leur activité. D’autres fois, ils ont eu une parenthèse dans un univers non francophone et ont vu leur niveau de français régresser et ils doivent alors retourner sur les bancs de l’université à un niveau plus bas que celui qu’ils ont quitté. En revanche, l’élément constant demeure la flexibilité du programme, notamment au niveau des horaires. Libre ou régulier, c’est l’étudiant qui le choisit, avec pour seule contrainte le respect de la progression. Si la moitié des cours a été suivie et les examens correspondants réussis, cela donnera lieu à des crédits universitaires.

Un diplôme à la clé

À l’issue de la formation, un diplôme vous attend, à condition d’avoir obtenu les trente crédits qui la composent. Monique Beaulac, responsable du programme certificat de français langue seconde à l’Université de Montréal souligne les nombreuses alternatives : « On peut compléter le français langue seconde par deux autres certificats tels que traduction et communication par exemple, de façon à obtenir un baccalauréat par cumul. On peut aussi associer les 30 crédits du certificat à 60 crédits d’un certificat spécialisé et déboucher sur un baccalauréat majeur mineur. La majeure sera liée au domaine particulier et la mineure en français langue seconde ». Enfin si vous choisissez de ne passer que ce dernier, vous pourrez vous prévaloir d’un premier diplôme universitaire québécois. S’il ne remplace pas les tests de compétence linguistique, c’est une excellente préparation pour les réussir en toute sérénité et surtout pour vous ouvrir les portes de la francophonie.

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Nouvel arrivant à Montréal ? Vous souhaitez parfaire votre français ? L’Université de Montréal vous permet d’avoir accès à un programme de qualification spécialement étudié pour vous. Informez-vous.

Publié le : 10 décembre 2018

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