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Publié le 23 mai 2018

Trouver un emploi quand on a perdu ses repères

aide à l'integration

Même si la venue au Québec répond à un projet de vie, il peut y avoir des écueils auxquels on n’a pas forcément pensé avant d’y être confronté sur le terrain. La culture, le travail, les relations entre les personnes, sont des éléments qu’il faut apprendre à s’approprier de façon adéquate pour une intégration optimale.

Des cultures hétéroclites 

Ces dernières années, le Québec s’est enrichi de populations arrivées des quatre coins du globe. Si tous se retrouvent sans heurt et parviennent à vivre en bonne harmonie les uns avec les autres, c’est avant tout parce qu’il y a une intégration qui se fait en douceur. Pourtant, cette intégration relève du défi pour certaines personnes qui, plus ou moins préparées, subissent un énorme choc culturel à leur arrivée. Les différences sont dans tous les domaines de la vie quotidienne. Les valeurs ne sont pas les mêmes d’un pays à un autre. Des situations normales au Québec peuvent être sources d’incompréhension pour des nouveaux arrivants qui en perdent leurs repères. Dans un contexte éducationnel, certains parents sont étonnés de l’existence de structures telles que la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ). S’ils ne sont pas assez informés, ils peuvent se sentir démunis et ne pas avoir le comportement adéquat. D’autres sont émotionnellement atteints par les résidences pour personnes âgées qu’ils ne trouvent pas appropriés pour des parents qui se sont occupés pendant toute une vie de leurs enfants. Bien qu’insolites, ces exemples montrent bien la nécessité de la mise en place d’un arrimage culturel.

Comment mettre le pied à l’étrier ?

Ce n’est pourtant ni le niveau de scolarité, ni les origines sociales des nouveaux arrivants qui déterminent le décalage entre eux et leur pays d’adoption. Les histoires de chacun sont différentes et l’adaptation doit être ajustée en fonction de ces caractéristiques. À cela s’ajoute une position de fragilité pour certains immigrants, notamment les femmes qui, par souci d’un équilibre familial, ont parfois cessé de travailler. Des femmes qui doivent reprendre le travail après avoir perdu le contact avec le monde professionnel. D’autres encore proviennent de pays politiquement instables et ont subi des conditions de vie précaires qui leurs ont fait perdre confiance. Le retour à l’emploi est la porte d’entrée de plain pied dans la nouvelle culture. C’est ainsi qu’on multiplie les contacts et qu’on assimile les particularités du milieu dans lequel on vit. Seulement voilà, comment chercher un travail si on n’a aucune expérience québécoise ou que l’on ignore dans quelle mesure son diplôme sera reconnu ?

De l’aide à foison

C’est l’objet des structures d’orientation à l’attention des nouveaux arrivants. L’arrimage culturel passe aussi par des actions aussi basiques qu’une restructuration du CV aux couleurs locales ou l’interprétation correcte d’une annonce pour une embauche. Des organismes les accompagnent dans les diverses démarches. Micheline Randolph, conseillère en emploi au SOIT évoque l’importance d’être épaulé dans ces cas-là : « Quand on a perdu confiance en soi, on risque de perdre pied, de ne plus reconnaître ses forces ou ses faiblesses, ne pas savoir comment vendre ses compétences. C’est pour toutes ces raisons que le projet préparatoire à l’emploi vient en complément de certains nouveaux arrivants qui ont besoin qu’on les guide un petit peu plus que d’autres. »

Des stages peuvent être proposés quand il manque une première expérience. D’autres fois, il faut un simple coup de pouce qui sera donné par un service de mentorat. Quelques fois certaines habilités sont transférables, d’autres fois il est utile de retourner sur les bancs de l’école secondaire ou du Cégep pour se mettre à niveau. À chaque situation, sa solution…

***

Si vous avez décidé de vous établir dans la ville de Québec ou dans ses environs, sachez que vous pouvez vous faire aider que ce soit à titre personnel ou dans votre recherche d’emploi par le SOIT (service d’orientation et d’intégration des immigrants au travail), qui vous proposera un entretien avec un conseiller, vous permettra d’intégrer un programme de mentorat et vous guidera dans cette démarche. 

 

(L’usage du masculin a pour but d’alléger le texte sans préjudice pour la forme féminine.)

 

Auteur : SOIT (Service d'orientation et d'intégration des immigrants au travail)

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Publié le : 13 décembre 2018

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C’est la hantise de beaucoup de Québécois en hiver : déneiger sa voiture et dégager sa place de stationnement après une nuit de tempête, avant de prendre le chemin de l’école ou du travail. S’il est difficile de couper à cette séance de sport imposée, il existe des astuces qui épargneront votre corps… et votre temps. En voici quelques-unes !

Lundi matin. L’émerveillement du manteau blanc immaculé qui orne la rue, la cour et les branches des arbres environnants est de courte durée. Le sourire attendri que vous affichez est presque instantanément dissipé par une douloureuse perspective : celle de devoir débarrer votre char du banc de neige qui l’emprisonne au point de n’en plus laisser voir que l’antenne de radio et le bout des essuie-glace, que vous prenez toujours la peine de relever en hiver. Reste que vos voisins s’affairent déjà à l’ouvrage et que vous êtes là, à contempler une autre perspective : celle d’arriver en retard au travail.

Beaucoup de techniques ont été mises au point pour s’épargner au maximum les désagréments d’auto en hiver. Ceux qui sont familiers du Grand Nord canadien ont forcément été sensibilisés à certaines pratiques peu orthodoxes, comme laisser tourner le moteur de son véhicule (quand on fait son épicerie, par exemple), protéger le ventilateur en attachant une planche de bois, carton ou plastique à la calandre ou encore l’habitude, tous les matins, de tirer un câble électrique de la maison et de la brancher à la batterie pour démarrer — ce qui explique la prise électrique que l’on voit souvent pendre sur le côté du capot. À Montréal et ailleurs au sud de la rivière Saguenay, on en vient rarement à ces extrémités. Mais on n’en a pas moins développé un certain savoir-faire dans l’art de libérer son auto du pergélisol, dès lors qu’on n’est pas en mesure d’aménager devant chez soi une de ces tentes-garages éphémères, que l’on voit pousser dès la fin de l’automne.

Déneiger son auto en 5 étapes

Avant...

Première chose à savoir : l’article 498.1 du Code de sécurité routière du Québec stipule que « nul ne peut circuler avec un véhicule couvert de neige, de glace ou de toute autre matière pouvant s’en détacher et susceptible de présenter un danger pour les usagers de la route. » Déneiger sa voiture relève ainsi de l’obligation légale. Contrevenir à cette dernière peut non seulement vous coûter cher, cela est également susceptible de mettre en danger la vie d’autrui. Pensez donc à dégager le pare-brise et la lunette arrière, les feux avant et arrière, les roues et les rétroviseurs - et vous n’oublierez ni le capot, ni le toit du véhicule, eux aussi soumis à fortes contraventions. Prenons les choses par étapes, à la façon des Montréalais !

Pour commencer, munissez-vous d’un balai-brosse ou mieux, d’un balai à manche classique, et libérez l’accès au siège conducteur. Mettez le contact et allumez le dégivrage, puissance maximum. Fermez la porte. Toujours au balai, terminez de déblayer le véhicule et travaillez les finitions à la raclette en cas de givre sur les vitres. La neige est fraîche et devrait tomber à terre sans faire de résistance. Votre auto est dégagée, ne reste que le banc de neige dans lequel elle est enchâssée, une partie plus impressionnante que difficile — tant que l’on a une pelle. Entamez cette étape par le damage, à la pelle et au pied, d’une courte zone devant et derrière de la voiture, puis ouvrez une brèche dans le banc de neige sur toute la moitié avant de la voiture. Vous devriez avoir la place de manœuvrer. Le secret pour sortir sa voiture d’un banc de neige, c’est la douceur. Patiner ne vous mènera nulle part. Commencez par des petits mouvements marche avant et arrière en tournant le volant au fur et à mesure, pour finir de damer la zone. Puis braquez et sortez doucement de la place. Le tour est joué.

Aujourd’hui, vous vous en tirez à bon compte. Vous savez qu’il y a pire que de la neige fraîche et que, un jour ou l’autre, c’est sous une couche de glace que vous retrouverez votre véhicule. Mais, là encore, quelques techniques existent qui vont vous simplifier le travail.

Lutter efficacement contre la glace

Après.

Rien de pire qu’une bordée de neige ? Si. La pluie verglaçante qui couvre votre voiture d’une pellicule plus ou moins épaisse de glace pure, que l’on ne s’imagine pouvoir enlever qu’à coups de masse — et donc au prix d’un rendez-vous salé chez le carrossier. La raclette à givre vous semble alors bien dérisoire. Mais rassurez-vous : il existe des remèdes naturels assez simples pour lutter contre cet indésirable, de manière à la fois préventive et curative. Et non, l’usage d’un seau d’eau chaude n’en fait pas partie, au contraire : le choc thermique risquerait de briser vos vitres.

Les amateurs de prévisions météorologiques auront pris soin, en amont des précipitations, de bâcher les vitres de leur auto. Les inconditionnels des solutions naturelles pourront essayer de frotter les surfaces vitrées de leur véhicule à l’aide d’une pomme de terre ou d’un oignon coupé(e) en deux, ou encore de pulvériser dessus un mélange de vinaigre blanc et d’eau. Ceux qui, au contraire, se seront laissés surprendre, pourront se rabattre sur le tampon au gros sel trempé dans de l’eau tiède, ou encore sur un autre mélange à pulvériser qui a fait ses preuves, composé de 2/3 d’alcool isopropolyque (ou « à friction ») et d’1/3 d’eau, auquel on pourra ajouter une dose de liquide vaisselle.

Comme précédemment, veillez à retirer le plus de glace possible de votre véhicule, en n’oubliant sous aucun prétexte les phares (inopérants sinon) et les rétroviseurs, et en vous assurant de l’état de vos pneus.

Si vous êtes surpris par une pluie verglaçante alors que vous êtes sur la route, en particulier de nuit, arrêtez-vous régulièrement sur les aires de repos pour retirer les excédents de glace sur le pare-brise et surtout pour libérer les phares avant et arrière. C’est dans ce genre de cas certes extrêmes, mais loin d’être inhabituels que l’on est heureux de disposer en permanence dans sa voiture de certains équipements.

Bonus : Les indispensables à avoir avec soi quand on prend la route

La sécurité routière en hiver tient à bien plus que de bons pneus neige et des habiletés de conduite. Elle requiert de la part de chaque conducteur un certain niveau d’équipement pour affronter les écueils que la nature placera sur votre route.

Au rang des indispensables, veillez bien à partir le réservoir plein de liquide lave-vitre. En cas de doute, achetez-en un bidon pour quelques dollars dans toutes les stations essence. Les propriétés antigel de ce liquide vous assureront une bonne visibilité sur la route, au moins dans la zone couverte par les essuie-glace. Autre indispensable, bien sûr, le grattoir-balayette, qui au Québec est doté d’une taille proportionnelle aux chutes de neige dont la province peut être témoin. Si vous louez une voiture, assurez-vous de la présence de cet outil (généralement placé dans le coffre ou sous les sièges avant), ou demandez-en une à votre agence de location avant de partir, sans surcoût. Enfin, ayez toujours avec vous un câble de charge pour votre téléphone mobile, afin d’être en tout temps en mesure d’appeler des services de dépannage ou d’ambulance sur la route, pour vous ou pour un autre automobiliste.

Concernant l’équipement facultatif, mais conseillé pour les automobilistes qui s’apprêtent à prendre la route, citons notamment une pelle à neige, qui peut s’avérer bien utile dans certaines régions rurales. Il existe des modèles escamotables peu encombrants. Autre équipement simple à avoir avec soi : un pulvérisateur de notre fameux mélange anti-glace d’alcool isopropolyque et d’eau. Pour finir, et sans tomber dans le catastrophisme (à nouveau, tout peut arriver sur la route), un kit léger de survie peut vous sauver la vie, notamment si vous restez coincé plusieurs heures dans votre véhicule par gros temps. Parmi les essentiels, mentionnons un nécessaire de premiers soins, une couverture de survie (par voyageur), de la nourriture (sèche, par exemple) et bien sûr de l’eau.

Dans tous les cas, renseignez-vous systématiquement sur les prévisions météorologiques avant de prendre une route que vous aurez pris soin de baliser, elle aussi.

Publié le : 07 janvier 2019