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Publié le 18 janvier 2016

Un conseil en immigration ? Oui mais lequel choisir ?

Il y a 15 ans, j’entreprenais la démarche d’immigration au Canada par parrainage. Comme tout un chacun, j’avais scruté l’Internet pour trouver ça et là des informations sur les procédures et devant l’extrême complexité de ces dernières et l’absence de clarté, je me décidais à mettre la main au portefeuille, pour me faire conseiller par un spécialiste. J’assistais, dans un centre communautaire, à une présentation d’un homme notoirement connu dans le domaine comme un expert dans son art. Très convaincant, il me séduit par ses belles paroles et l’aisance avec laquelle j’allais, selon lui, décrocher la Résidence permanente. Je lui réglais donc, la modique somme de 5 800 $. Un an plus tard, pour des prétextes fallacieux, il m’annonça l’abandon de mon dossier par lettre recommandé. Ma demande n’était alors pas encore déposée et je voulu revoir mon argent. Mais, il me menaça de téléphoner à CIC, pour me faire expulser du Canada si je le poursuivais.

Je pris alors mon bâton de Maréchal, et m’en allait me débrouiller seul. De mal en pis devant la grande complexité des procédures, je parvins à déposer ma demande et 6 longues années de statut de visiteur après, la résidence permanente me parvint enfin. 6 ans, pendant lesquels, j’étudiais les lois et les procédures, seul devant mon écran, dans mon sous-sol. Militant bénévole de l’association LEGIT-QUÉBEC durant de très longues années, je suis aujourd’hui devenu Consultant Règlementé en immigration du Canada et Directeur général de l’association.

Quelles sont les professions règlementées pour me conseiller ?

Chaque jour, je reçois des personnes, dans des situations de détresse ou menacées d’expulsion à cause d’un conseil malhonnête ou incompétent qui les a dirigées dans une très mauvaise voie. Seuls, les Consultants en immigration, les Avocats et les Notaires, peuvent légalement donner des conseils en immigration au Québec. De plus, les consultants en immigration sont formés spécifiquement et ont l’obligation d’une formation continue sur les lois de l’immigration et non sur le droit en général. Cependant. Il est à déplorer que trop souvent des individus peu scrupuleux, bien plus intéressés par l’attrait du gain, plutôt que par l’intérêt du client, oublie une des obligations majeures d’un bon conseil. Savoir se retirer quand on est incompétent.

Hippocrate disait :

« Primun non nocere » En premier, Ne pas nuire !

Un simple principe élémentaire en médecine que j’applique quotidiennement à chacun des dossiers que j’ai à traiter.

Certes, la plupart des conseils en immigration ne sont pas des escrocs et fort heureusement, bon nombre sont des gens très honnêtes et extrêmement compétents dans leur art. Il est cependant très difficile dans ce domaine de pouvoir faire aveuglément confiance. CIC, elle-même met la population en garde. Un registre spécial a été mis en place au Québec pour répertorié les consultants.

Mes conseils pour arrêter son choix sur un conseiller en immigration !

Je crois pour l’avoir vécu, des deux côtés de la barrière, que pour choisir un bon conseil, il ne faut pas hésiter à lui demander des références à consulter. Contacter plusieurs clients satisfaits qui ont réussi avec ce conseil peut permettre de savoir qu’on est en effet entre de bonnes mains. Il ne faut JAMAIS au grand JAMAIS signer ou payer avant d’avoir reçu les réponses aux questions de bases sur la stratégie d’immigration que le conseil compte adopter dans votre cas. Il est normal pour capter la confiance du client de lui donner, à la première consultation, un minimum d’information sur la manière dont on va diriger son dossier quand on est sérieux et connaissant dans sa spécialité. La vente de savoir est souvent assimilée, à juste titre, à vendre du vent si le conseil refuse de se dévoiler un minimum, le client doit être très prudent.

On peut résumer en 3 phases la recherche d’un bon conseil :

1- Consulter les références d’autres clients déjà servis par ce conseil.

2- Vérifier qu’il est inscrit à l’un des trois ordres professionnels, dans la spécialité de l’immigration.

3- Exiger un contrat, qui relate, l’intégralité du prix payé et pour quelle prestation et qui dévoile les coordonnées de l’ordre professionnel auquel le client peut faire une plainte en cas de malveillance.

Et quand on pense l’avoir trouvé, il faut être prudent et ne pas faire aveuglément confiance :

1- Ne jamais payer comptant au début mais étaler le paiement sur plusieurs mois, où par étape au fur et à mesure de l’avancement de manière à garder le contrôle en cas de malveillance.

2- NE PAS HÉSITER À PORTER PLAINTE AUPRÈS DES ORDRES PROFESSIONNELS EN CAS DE PROBLÈMES.

3- Vérifier systématiquement si votre demande à bien été déposée et exiger un double de tous les documents.

Auteur : Le Gite Québec - Centre International d'Aide à l'Immigration au Canada

Association d'aide à l'immigration au Québec et au Canada. L'équipe de bénévoles, est spécialisée dans les spécificités de l'immigration au Québec et au Canada.

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