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Publié le 22 octobre 2018

Une trousse d'apprentissage de la langue française

trousse apprendre français québécois

On ne soulignera jamais assez l’importance de parler français quand on s’installe au Québec. Que ce soit pour trouver un emploi, développer une vie sociale ou faire face aux réalités de la vie quotidienne, les nouveaux arrivants ont besoin de s’approprier l’unique langue officielle de la province. Petit tour des outils à votre disposition !

S’atteler à l’apprentissage de la langue

Quand on est nouvellement arrivé dans un pays, il est normal de vivre des moments de solitude et tout aussi naturel de vouloir se rapprocher des personnes originaires de sa communauté afin de retrouver une langue et des codes connus. Pourtant, l’immersion linguistique dans la langue du lieu de vie est l’élément incontournable d’une bonne intégration. Entendre parler français en continu aide à se familiariser non seulement avec le vocabulaire et les expressions utiles dans la vie quotidienne, mais aussi avec les intonations et les phonèmes. Les émissions de télévision contribuent à développer le champ lexical en permettant d’associer les mots aux actions grâce à l’image. Pour un style un peu plus littéraire, l’incontournable Office québécois de la langue française est la référence pour ceux qui veulent approfondir les notions élémentaires. Sa banque de dépannage linguistique est utile même quand on maîtrise parfaitement la langue.

Apprendre le français québécois

Si votre enfant décide de s’inscrire au football, vous apprendrez rapidement qu’ici, on parle plutôt de soccer. Non seulement les références culturelles ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre au sein de la francophonie, mais des particularités inhérentes à la langue française existent en outre dans chaque contrée. Le français québécois a des spécificités que vous ne retrouverez pas ailleurs. Pour vous approprier cette réalité linguistique, tournez-vous vers les ouvrages proposant ce français d’Amérique du Nord. La méthode Par ici est l’une des façons les plus pédagogiques de s’initier au vocabulaire du quotidien. Associant compréhensions écrite et orale, cette méthode enseigne des expressions et des mots tirés de situations réelles que vivent les nouveaux arrivants chaque jour.

Aussi, certains dictionnaires en ligne tiennent compte du contexte québécois. C’est le cas du dictionnaire Usito, qui répertorie aussi bien les significations des mots que leur prononciation « à la québécoise » ou leur féminisation. Saviez-vous qu’ici, par exemple, on ne prononce pas le « t » d’août et qu’il existe des ingénieures ? Véritable pont entre les expressions du Québec et celles des autres régions de la francophonie, ce dictionnaire est accessible en ligne, à un faible coût, ou gratuitement aux abonnés de Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ), depuis l’un des postes qui y sont mis à leur disposition.

Les prononciations québécoises

On ne va pas demander aux nouveaux arrivants de ne plus avoir d’accent dans cette nouvelle langue pour eux qu’est le français ! Le but ici est plutôt de vous familiariser avec la prononciation ou avec les phrases aux tournures typiquement québécoises. Faites un tour sur YouTube, qui regorge de chaînes offrant des méthodes d’apprentissage du français d’ici. Jackie, une enseignante originaire de la ville de Québec, répand avec bonne humeur ce français dans des vidéos ludiques. Dans la même veine, le site j’apprends le québécois, permet, comme son nom l’indique, d’apprendre le québécois. Vous serez fin prêt pour parler avec vos nouveaux chums (prononcez tcheum) du « temps frette arrivé trop vite faque va falloir céduler un achat de sécheuse plus tôt que prévu ».

***

Nouvel arrivant ? Saviez-vous qu’il existe une méthode originale d’apprentissage du français, adaptée à la société québécoise et qui vous plonge directement dans une foule de situations authentiques de la vie quotidienne ? La méthode Par ici est faite pour vous !

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Auteur : Éditions MD

Depuis près de 50 ans, les ouvrages des éditions MD sont choisis, année après année, par les parents et les enseignants, du préscolaire à l’université. La réputation de la maison s’est bâtie grâce à la cohérence de sa ligne éditoriale : dans chaque livre, un contenu rigoureux et une démarche pédagogique claire, en conformité avec les programmes et en phase avec les besoins des lecteurs.

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Publié le : 13 décembre 2018

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C’est la hantise de beaucoup de Québécois en hiver : déneiger sa voiture et dégager sa place de stationnement après une nuit de tempête, avant de prendre le chemin de l’école ou du travail. S’il est difficile de couper à cette séance de sport imposée, il existe des astuces qui épargneront votre corps… et votre temps. En voici quelques-unes !

Lundi matin. L’émerveillement du manteau blanc immaculé qui orne la rue, la cour et les branches des arbres environnants est de courte durée. Le sourire attendri que vous affichez est presque instantanément dissipé par une douloureuse perspective : celle de devoir débarrer votre char du banc de neige qui l’emprisonne au point de n’en plus laisser voir que l’antenne de radio et le bout des essuie-glace, que vous prenez toujours la peine de relever en hiver. Reste que vos voisins s’affairent déjà à l’ouvrage et que vous êtes là, à contempler une autre perspective : celle d’arriver en retard au travail.

Beaucoup de techniques ont été mises au point pour s’épargner au maximum les désagréments d’auto en hiver. Ceux qui sont familiers du Grand Nord canadien ont forcément été sensibilisés à certaines pratiques peu orthodoxes, comme laisser tourner le moteur de son véhicule (quand on fait son épicerie, par exemple), protéger le ventilateur en attachant une planche de bois, carton ou plastique à la calandre ou encore l’habitude, tous les matins, de tirer un câble électrique de la maison et de la brancher à la batterie pour démarrer — ce qui explique la prise électrique que l’on voit souvent pendre sur le côté du capot. À Montréal et ailleurs au sud de la rivière Saguenay, on en vient rarement à ces extrémités. Mais on n’en a pas moins développé un certain savoir-faire dans l’art de libérer son auto du pergélisol, dès lors qu’on n’est pas en mesure d’aménager devant chez soi une de ces tentes-garages éphémères, que l’on voit pousser dès la fin de l’automne.

Déneiger son auto en 5 étapes

Avant...

Première chose à savoir : l’article 498.1 du Code de sécurité routière du Québec stipule que « nul ne peut circuler avec un véhicule couvert de neige, de glace ou de toute autre matière pouvant s’en détacher et susceptible de présenter un danger pour les usagers de la route. » Déneiger sa voiture relève ainsi de l’obligation légale. Contrevenir à cette dernière peut non seulement vous coûter cher, cela est également susceptible de mettre en danger la vie d’autrui. Pensez donc à dégager le pare-brise et la lunette arrière, les feux avant et arrière, les roues et les rétroviseurs - et vous n’oublierez ni le capot, ni le toit du véhicule, eux aussi soumis à fortes contraventions. Prenons les choses par étapes, à la façon des Montréalais !

Pour commencer, munissez-vous d’un balai-brosse ou mieux, d’un balai à manche classique, et libérez l’accès au siège conducteur. Mettez le contact et allumez le dégivrage, puissance maximum. Fermez la porte. Toujours au balai, terminez de déblayer le véhicule et travaillez les finitions à la raclette en cas de givre sur les vitres. La neige est fraîche et devrait tomber à terre sans faire de résistance. Votre auto est dégagée, ne reste que le banc de neige dans lequel elle est enchâssée, une partie plus impressionnante que difficile — tant que l’on a une pelle. Entamez cette étape par le damage, à la pelle et au pied, d’une courte zone devant et derrière de la voiture, puis ouvrez une brèche dans le banc de neige sur toute la moitié avant de la voiture. Vous devriez avoir la place de manœuvrer. Le secret pour sortir sa voiture d’un banc de neige, c’est la douceur. Patiner ne vous mènera nulle part. Commencez par des petits mouvements marche avant et arrière en tournant le volant au fur et à mesure, pour finir de damer la zone. Puis braquez et sortez doucement de la place. Le tour est joué.

Aujourd’hui, vous vous en tirez à bon compte. Vous savez qu’il y a pire que de la neige fraîche et que, un jour ou l’autre, c’est sous une couche de glace que vous retrouverez votre véhicule. Mais, là encore, quelques techniques existent qui vont vous simplifier le travail.

Lutter efficacement contre la glace

Après.

Rien de pire qu’une bordée de neige ? Si. La pluie verglaçante qui couvre votre voiture d’une pellicule plus ou moins épaisse de glace pure, que l’on ne s’imagine pouvoir enlever qu’à coups de masse — et donc au prix d’un rendez-vous salé chez le carrossier. La raclette à givre vous semble alors bien dérisoire. Mais rassurez-vous : il existe des remèdes naturels assez simples pour lutter contre cet indésirable, de manière à la fois préventive et curative. Et non, l’usage d’un seau d’eau chaude n’en fait pas partie, au contraire : le choc thermique risquerait de briser vos vitres.

Les amateurs de prévisions météorologiques auront pris soin, en amont des précipitations, de bâcher les vitres de leur auto. Les inconditionnels des solutions naturelles pourront essayer de frotter les surfaces vitrées de leur véhicule à l’aide d’une pomme de terre ou d’un oignon coupé(e) en deux, ou encore de pulvériser dessus un mélange de vinaigre blanc et d’eau. Ceux qui, au contraire, se seront laissés surprendre, pourront se rabattre sur le tampon au gros sel trempé dans de l’eau tiède, ou encore sur un autre mélange à pulvériser qui a fait ses preuves, composé de 2/3 d’alcool isopropolyque (ou « à friction ») et d’1/3 d’eau, auquel on pourra ajouter une dose de liquide vaisselle.

Comme précédemment, veillez à retirer le plus de glace possible de votre véhicule, en n’oubliant sous aucun prétexte les phares (inopérants sinon) et les rétroviseurs, et en vous assurant de l’état de vos pneus.

Si vous êtes surpris par une pluie verglaçante alors que vous êtes sur la route, en particulier de nuit, arrêtez-vous régulièrement sur les aires de repos pour retirer les excédents de glace sur le pare-brise et surtout pour libérer les phares avant et arrière. C’est dans ce genre de cas certes extrêmes, mais loin d’être inhabituels que l’on est heureux de disposer en permanence dans sa voiture de certains équipements.

Bonus : Les indispensables à avoir avec soi quand on prend la route

La sécurité routière en hiver tient à bien plus que de bons pneus neige et des habiletés de conduite. Elle requiert de la part de chaque conducteur un certain niveau d’équipement pour affronter les écueils que la nature placera sur votre route.

Au rang des indispensables, veillez bien à partir le réservoir plein de liquide lave-vitre. En cas de doute, achetez-en un bidon pour quelques dollars dans toutes les stations essence. Les propriétés antigel de ce liquide vous assureront une bonne visibilité sur la route, au moins dans la zone couverte par les essuie-glace. Autre indispensable, bien sûr, le grattoir-balayette, qui au Québec est doté d’une taille proportionnelle aux chutes de neige dont la province peut être témoin. Si vous louez une voiture, assurez-vous de la présence de cet outil (généralement placé dans le coffre ou sous les sièges avant), ou demandez-en une à votre agence de location avant de partir, sans surcoût. Enfin, ayez toujours avec vous un câble de charge pour votre téléphone mobile, afin d’être en tout temps en mesure d’appeler des services de dépannage ou d’ambulance sur la route, pour vous ou pour un autre automobiliste.

Concernant l’équipement facultatif, mais conseillé pour les automobilistes qui s’apprêtent à prendre la route, citons notamment une pelle à neige, qui peut s’avérer bien utile dans certaines régions rurales. Il existe des modèles escamotables peu encombrants. Autre équipement simple à avoir avec soi : un pulvérisateur de notre fameux mélange anti-glace d’alcool isopropolyque et d’eau. Pour finir, et sans tomber dans le catastrophisme (à nouveau, tout peut arriver sur la route), un kit léger de survie peut vous sauver la vie, notamment si vous restez coincé plusieurs heures dans votre véhicule par gros temps. Parmi les essentiels, mentionnons un nécessaire de premiers soins, une couverture de survie (par voyageur), de la nourriture (sèche, par exemple) et bien sûr de l’eau.

Dans tous les cas, renseignez-vous systématiquement sur les prévisions météorologiques avant de prendre une route que vous aurez pris soin de baliser, elle aussi.

Publié le : 07 janvier 2019