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Publié le 19 septembre 2017

Se méfier des idées reçues sur le Québec

Ma cabane au Canada, entourée d'ours et d'orignaux ? Lorsque vous vous promènerez au Québec vous contemplerez de magnifiques paysages de lacs, de forêts et de chalets, mais en vivant à Montréal, oubliez la maison en rondin de bois !

1. Le Québec, c'est comme la France (ou la Belgique ou le Suisse)

Faux ! Le Québec est la province la plus francophone de l’Amérique du Nord, mais ne ressemble pas à la France. À l’exception de la ville de Québec, les villes sont très nord-américaines, avec des rues larges, qui privilégient encore l’usage de la voiture et où les rues piétonnes se font très rares. De plus, côté professionnel, le marché du travail présente des caractéristiques anglo-saxonnes avec ses avantages et ses inconvénients ; plus flexible, il n’assure pas la sécurité de l’emploi. Il est plus facile de trouver, mais aussi de perdre son travail. Bien que le français soit parlé des deux côtés de l’Atlantique, la langue diffère quelque peu au niveau des expressions et de l’usage de certains mots.

2. Le Québec, c'est la même chose que le Canada

Cette idée est erronée. Bien des caractéristiques diffèrent entre la Belle Province et le reste du pays, autant au niveau politique, qu’au niveau de la langue et de la culture. Ainsi, si la mentalité des Canadiens ressemble de près à celle des Américains, les Québécois ne sont pas des Américains qui parlent français. Il existe une véritable identité québécoise, reliée aux racines françaises et une fierté d’y appartenir. Sans oublier qu'une partie des Québécois souhaitent l’indépendance de la province par rapport au Canada.

3. C'est très facile de décrocher un job bien payé dans son domaine

Mieux vaut ne pas vous faire trop d’espoir en pensant décrocher le job de vos rêves avec le salaire correspondant dès le début. S’il est plus facile de trouver du travail au Québec qu’en Europe, l’entrée se fait souvent par la petite porte, avec un salaire moindre. C’est ensuite à vous de faire vos preuves pour pouvoir évoluer et atteindre petit à petit le niveau que vous convoitez. De la même façon, le salaire évoluera avec votre poste. Aussi, il n’est pas rare de devoir commencer par des petits jobs qui n’ont rien à voir avec votre domaine le temps de vous faire une première expérience professionnelle au Québec et de pouvoir bénéficier d’une référence pour l’obtention ultérieure d’un emploi qui vous conviendra plus. Il s’agit de « l’expérience québécoise », requise par la plupart des employeurs.

4. Mes diplômes seront reconnus

Le système d'éducation et les diplômes qui sanctionnent les études ne sont probablement pas les mêmes au Québec que dans votre pays. Les titres de vos diplômes ainsi que les universités ou les écoles dans lesquelles vous les avez obtenus ne parleront pas à un recruteur québécois. À noter aussi que certains intitulés ne désignent pas la même formation académique : ainsi, un baccalauréat québécois correspond à un diplôme délivré après trois années universitaires en France.

Vous pouvez – si vous en avez vraiment besoin (pour postuler dans la fonction publique, pour reprendre des études ou pour intégrer un ordre professionnel par exemple) – demander une Évaluation comparative des études effectuées hors du Québec auprès du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI). Cette procédure payante ne délivre pas d'équivalence de diplôme, mais une attestation de comparaison entre vos diplômes et ceux du Québec.


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