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Publié le 30 mars 2015

Apprendre le français

Prénom : Telma Arrivée en : 2012 Pays d'origine : Mexique Statut à l'arrivée : Permis de travail fermé / jeunes pros

En prévision de mon arrivée à Montréal, j'avais commencé à apprendre le français au Mexique par des exercices en ligne sur le site Internet du ministère de l'Immigration, de la Diversité et de l'Inclusion (MIDI) mais cela ne suffisait pas.

Prendre des cours de francisation

Enceinte de cinq mois à mon arrivée au Québec, ce n'était pas le meilleur moment pour chercher un emploi. Après la naissance de ma fille, je souhaitais perfectionner mon français pour faciliter ma recherche d'emploi et mon intégration. Je me suis inscrite au Centre Marie-Médiatrice qui relève de la Commission scolaire de Montréal. J'y ai suivi durant quelques mois, en matinée, des cours de français. J'avais trouvé ce centre sur Internet, c'était le plus proche de mon domicile.

Après cette expérience au Centre, je voulais suivre des cours plus intensifs. J'ai passé un test du MIDI pour connaître mon niveau. 6 niveaux sont proposés et je me situais au plus élevé, le 6e. J'ai suivi des cours durant deux mois et demi toute la journée de 8h à 16h du lundi au vendredi. Ils étaient vraiment intéressants car nous étions seulement 20 étudiants et très peu d'hispanophones. J'étais complètement immergée dans la langue française. Contrairement au centre Marie-Médiatrice où beaucoup d'élèves étaient en cours de démarche de résidence permanente, les élèves du MIDI étaient déjà résidents permanents et surtout connaissaient le français et avaient suivi des cours dans leur pays d'origine.

L'après-midi, nous avions des ateliers d'information sur le travail, la culture québécoise, les festivals... Ces ateliers étaient très intéressants car ils permettaient de s'imprégner de la culture québécoise tout en apprenant le français. Les cours portaient à la fois sur la grammaire, la phonétique, l'écriture.. Pour maintenir le contact avec les autres élèves, nous avons créé une page Facebook sur laquelle nous nous donnons de nombreux conseils, échangeons des vêtements pour les enfants et partageons tout simplement notre expérience d'immigrant. Même si mon mari est québécois et peut m'aider sur de nombreux points, l'échange avec d'autres immigrants est important.

Maîtriser l'écrit autant que l'oral

À l'issue des cours dispensés par le MIDI, j'ai commencé à chercher un emploi. J'ai finalement trouvé une jobine dans une imprimerie. Suite à un contexte économique difficile j'ai perdu mon emploi. Je ne savais pas vers qui me tourner et je me suis fait aider par un conseiller d'orientation d'un Centre de Ressources Jeunesse. Je savais que j'avais une vraie lacune à l'écrit qui m'empêchait de reprendre des études ou de trouver un emploi dans mon domaine. Mon conseiller m'a informé de la possibilité d'être financé par Emploi-Québec pour une mise à niveau d'écriture en français au Centre Yves Thériault.

Depuis le mois de septembre 2014, je suis des cours d'écriture du lundi au vendredi de 8h30 à 16h. Je suis actuellement au premier niveau d'écriture qui en compte trois. L'inscription coûte 60 $ CAN pour 6 mois. Des cours du soir, de 18h à 22h, sont proposés pour les personnes qui travaillent. Le samedi ce sont des cours pour les parents qui sont offerts avec en plus un service de garde assuré par des élèves bénévoles. Le centre organise régulièrement des sorties au musée des Beaux Arts, à la cueillette des pommes, dans une cabane à sucre ou encore au jardin botanique. Il prend en charge 70% des dépenses.

Apprendre le français du Québec

Les étudiants qui sont avec moi ont pour la plupart appris le français dans des Alliances françaises ou des écoles françaises. Beaucoup de professeurs sont eux-mêmes des immigrants qui ont appris le français « de France » et qui nous l’apprennent en retour. Parfois, nous apprenons quelques expressions québécoises mais cela reste rare. C'est dommage car cela pourrait nous être reproché sur le marché du travail.

Autres témoignages

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Dès mon arrivée au Québec, j'ai fait une demande de reconnaissance de mes diplômes auprès du gouvernement avec l'aide d'Emploi-Québec, mais j'ai rapidement compris que cela ne suffirait pas pour trouver un emploi.

Publié le : 31 janvier 2018

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En arrivant, j’ai trouvé le rythme de vie très bien organisé, ce qui m’a aidé à apprendre à planifier mes journées, mes études, bref, ma vie !

Publié le : 05 mars 2018