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Publié le 20 janvier 2015

Choisir ...

Prénom : Abdennour Arrivée en : 2005 Pays d'origine : Algérie Statut à l'arrivée : Permis de travail fermé / jeunes pros

Officier de marine, je suis débarqué au Québec pour la première fois à la fin des années 1980. Mon bateau amarré, je suis sorti aux portes du port et là, alors que je contemplais la ville, une jeune fille a gentiment entamé la conversation. Puis elle m’a offert un tour de ville dans sa voiture ! J’ai été marqué par cette hospitalité. Et lorsque je me suis de nouveau trouvé de passage au Québec, quelques années plus tard, j’ai retrouvé la même chaleur dans l’accueil. Quand au milieu de la décennie 2000 ma femme et moi avons commencé à penser quitter l’Algérie, le Québec s’est rapidement imposé comme terre d’accueil. Nous étions confiants. J’avais un bon métier – que j’aimais, des diplômes et je voulais travailler et m’intégrer... Au bout de deux années de petits boulots innommables aux heures interminables, j’étais « altéré », démoli. Je gardais la tête haute uniquement pour ma femme et mes enfants – devant eux…

Pourquoi pas ...

Puis un beau matin, j’ai fermé la porte sur le passé. Dans un journal, j’ai remarqué une annonce pour un programme de formation en tôlerie de précision. J’ai toujours aimé les machines, alors je me suis présenté au CIMME (Centre intégré de mécanique, de métallurgie et d’électricité). J’ai été impressionné par le concept d’usine-école de ce centre de formation professionnelle de la Commission scolaire Marguerite-Bourgeoys. Et je me suis dit « pourquoi pas ? » Au bout d’un mois, j’étais complètement engagé dans mes études de formation professionnelle ! J’apprenais tous les jours des choses différentes, de nouvelles techniques, etc. À lui seul le matériau avec lequel on travaille, le métal, fait l’objet de diplômes universitaires en génie ! Alors imaginez l’étendue des possibilités. Mon DEP (diplôme d’études professionnelles) en main, j’ai travaillé en industrie pendant trois ans. Tout en restant très attaché au CIMME où j’officiais comme bénévole aux portes ouvertes ou dans les activités de promotion et d’exploration professionnelle. Puis un jour, le directeur du CIMME m’a offert d’y devenir enseignant. J’y suis depuis trois ans.

De nouveaux choix

Lorsque je regarde aujourd’hui autour de moi, je constate que le point de bascule de l’intégration professionnelle, c’est lorsque le nouvel arrivant accepte de faire fi du passé pour faire, au besoin, de nouveaux choix. C’est cette volonté d’aller de l’avant qui ouvre les nouvelles portes. Comment choisir ? Quoi choisir ? C’est un mélange de hasards et d’opportunités qui se présentent à partir du jour où l’on se met vraiment à chercher sa voie dans un pays où notre passé n’existe pas. Aujourd’hui, comme enseignant, quand un étudiant pour qui les choses sont moins faciles me demande du bout des lèvres : « Penses-tu que je peux réussir ? », avant de répondre, honoré de cette confiance, je souris intérieurement et me dis : « Je pense bien que j’ai fait les bons choix. »

Autres témoignages

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