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Publié le 09 juillet 2012

Être mentor : aider les autres pour avoir connu les difficultés de l'immigration

Prénom : Martin Wiedenhoff Pays d'origine : France

Une vie pleine de diversité 

Né en France d’un père alsacien et une mère suédoise, j’ai travaillé pour quinze employeurs dans cinq pays et déménagé vingt fois. Avec ma femme – avocate du Pérou – rencontrée à Montréal en 2001, nous avons deux enfants qui ont quatre nationalités et notre foyer parle cinq langues ! Le Québec sera la fondation et le tremplin de mes enfants pour leur futur. Je me considère être un ambassadeur du concept « Third Culture Kid », l’entrepreneuriat Québec Inc. et l’attitude « Yes We Can » de nos voisins du sud. 

Être mentor : aider les autres pour avoir connu les difficultés de l'immigration 

Je suis mentor depuis 2006 après une formation de l’organisation L’Hirondelle à Montréal. L’idée de partager mon bagage international, entrepreneurial et professionnel a été alimenté par le fait que ma femme a dû faire le parcours du combattant pour réussir professionnellement malgré son titre d’avocate d’un pays qui utilise aussi le Code Napoléon ! Les nouveaux arrivants ont un défi qui est très particulier : tout quitter pour trouver du mieux ailleurs souvent sans faire une analyse approfondie sur le « pourquoi » avant le départ. L’effet boomerang demande le support d’une personne qui l'a déjà vécu. 

Capitaliser la relation maître et apprenti 

Le meilleur exemple de mentor est celui de l’Allemagne où beaucoup de professions manuelles demandent que l’apprenti passe une à deux années avec un « maitre ». Celui-ci ne va pas faire le travail à la place de son apprenti, mais partager avec lui son expérience et savoir-faire. Tout apprenti qui comprend  comment maximiser cette aide sera autonome en peu de temps et pourra devenir « maitre » à son tour pour d’autres apprentis. Le suivi avec la personne mentorée se fait par des rencontres bi-hebdomadaires, ou par courriel ou téléphone selon le mode de fonctionnement choisi. L’essentiel est de garder le focus sur un résultat précis dans un temps donné. 

Conseiller mes mentorés dans leurs choix stratégiques 

Chaque cas est unique mais je dirais que l’erreur fondamentale est d’accepter une jobine immédiatement car ensuite il va falloir patienter 2 à 3 ans pour revenir au niveau qu’on avait au départ sans parler du salaire perdu. Ma femme, par exemple, a fait une maîtrise en droit à l’Université de Montréal en 18 mois. Cela lui a permis d’avoir un salaire de professionnel et trouver un emploi dans son domaine auprès d’un employeur mondialement reconnu. Certes on a dû se serrer la ceinture ayant des enfants, mais parfois il faut faire un choix stratégique qui donne une valeur ajoutée à long terme plutôt que sauter sur la première offre d’emploi présentée au salaire minimum ! 

Gérer les désillusions 

Avec le réseautage par le biais d'Internet et des médias sociaux, nombre de mes mentorés sont mieux informés que mes collègues à Montréal sur les réalités du marché du travail. Mais le défi est d’associer ces informations collectées à la culture québécoise très particulière en Amérique du Nord. Souvent il faut aider le mentoré a géré sa frustration lié au choc culturel qui – selon moi – est l’effet secondaire du marketing des autorités du Québec qui promettent aux immigrants une expérience digne du Cirque du Soleil alors qu’en réalité ils devront recommencer leur vie ici en faisant du jonglage de balles comme son fondateur l’a fait au début. *Portrait réalisé en partenariat avec la Conférence régionale des élus (CRÉ) de Montréal.

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