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Publié le 15 mai 2016

Créer une entreprise par action : trouver les bons interlocuteurs

Prénom : Sirléia Arrivée en : 2010 Pays d'origine : Brésil Statut à l'arrivée : Permis de travail fermé / jeunes pros

J’avais besoin de nouveaux défis et de changer de vie. J’ai décidé d’immigrer au Québec et de commencer un doctorat en sciences de l’éducation à l’Université de Montréal (UdeM).

Saisir les opportunités

Depuis toujours, je me renseignais beaucoup sur les soins capillaires pour mes cheveux crépus. Il faut dire que le Brésil est reconnu pour la qualité de ces soins, je me demandais si j’allais retrouver la même chose à Montréal. À l’été 2015, j’ai découvert de nouveaux produits qui venaient du Brésil et en plus de ma ville natale. En me renseignant sur la compagnie, j’ai découvert qu’elle avait une gamme de produits spécialisée pour les différents besoins en soins capillaires. Je l’ai contactée pour lui dire à quel point j’appréciais ses produits et le lendemain, le directeur m’a répondu qu’il recherchait une personne pour commercialiser ses produits au Canada. Il m’a demandé si j’étais intéressée. Avec toutes les connaissances que j’avais accumulées à ce sujet, j’y ai vu une bonne opportunité et j’ai accepté l’offre.

Se former sur le lancement d’entreprise

Je suis chargée de la distribution de la ligne Biotipo au Canada. Je m’occupe de tout, de l’importation des produits, de la commercialisation, de trouver des détaillants, etc. Je n’avais aucune expérience en entreprise et beaucoup de questions à résoudre. Je ne connaissais pas l’importation et je ne savais pas par où commencer. Lors du Salon de l’immigration et de l’intégration au Québec (SIIQ), j’ai découvert qu’il existait de nombreux organismes qui pouvaient m’aider dans mon projet. Beaucoup ne connaissent pas le milieu de l’importation. J’ai finalement trouvé une formation en lancement d’entreprise auprès de l’Excellence conseil et formation. Je ne voulais pas suivre cette formation, mais c’était nécessaire si je voulais bénéficier de leur service de coaching et mentorat.

Choisir le statut de son entreprise

Lors d’une conférence au Consulat du Brésil à Montréal, j’ai rencontré une notaire à qui j’ai demandé de m’accompagner pour ouvrir mon entreprise. J’aurai pu le faire seule, mais j’étais trop stressée à l’idée de me tromper. Mon entreprise est une société par actions (aussi appelée compagnie), cela me permet de faire de l’importation de produits. Faire appel à un notaire m’a coûté 1645 $ CAN. J’ai appris par la suite que je pouvais faire cela à moindre coût avec mon comptable, mais même ainsi j’ai trouvé que c’était un bon investissement, car j’ai été très bien encadrée et j’ai gagné du temps.

Obtenir des réponses à ses questions

Après avoir créé mon entreprise, j’ai signé un contrat, au préalable lu par mon notaire, avec la compagnie au Brésil pour avoir les droits de commercialiser leur marque au Canada. Je me sentais vraiment démunie car même en me renseignant auprès de nombreux organismes je n’avais toujours pas les réponses à mes questions. J’ai trouvé une compagnie au Brésil avec une filiale à Montréal, qui se chargerait des procédures d’import-export et de la livraison jusqu’à l’entrepôt à Montréal. Mes produits n’ont pas besoin de licence pour la mise sur le marché, mais je devais les déclarer auprès de Santé Canada. J’ai traduit les étiquettes qui devaient être en français et j’ai crée les outils de communication, la page Facebook, le compte Instagram, j’ai également traduit le site brésilien en français et le catalogue des produits qui existait déjà en anglais, espagnol et portugais. J’ai préparé une bonne présentation de l’entreprise et j’ai commencé à visiter les boutiques et les salons de coiffure spécialisés pour les soins de cheveux à Montréal. 

Mon défi : créer le besoin chez les gens. J’ai parlé à des coiffeurs à Montréal qui m’ont invité à tester mes produits auprès de leurs clients, des amis, les propriétaires et vendeuses de boutiques afro, etc. J’avais également un kiosque sur un salon au palais du congrès. Les commentaires du public et de consommateurs ont été très positifs. Avant même de décidé d’importer les produits, j’avais repéré une chaîne de boutiques spécialisés. J’ai rencontré la directrice d’achat qui a accepté de placer mes produits dans l’un de ses boutiques à Montréal, sur la Rue Saint-Hubert l’endroit parfait où se trouve une grande partie de mon public cible. Je me demandais alors à combien vendre les produits et j’ai trouvé un spécialiste en finances à l’école qui m’a tout expliqué et m’a permis de trouver le prix juste pour rentrer dans mes frais. Pour le moment, pour les marchandises et les autres frais j’ai investi mes capitaux propres dans mon entreprise. 

En élaborant mon plan d’affaires j’ai appris que je pourrais demander des emprunts et ou de subventions à des organismes ou a de banques pour lancer ou maintenir mon entreprise. Il y a également des organismes qui sont spécialisés dans l’emprunts d’argent pour le démarrage à Montréal pour les femmes entrepreneures. J’ai choisi la banque Desjardinspour ouvrir un compte bancaire affaires, car ils ont une agence avec des conseillers parlant portugais. En utilisant leurs service j’étais surprise par la qualité de services offerts à mon entreprise – catégorie affaires.

Faire face aux imprévus

Après avoir réglé les questions et paperasses de finances, comptabilité, d’importation, etc., je me demandais où j’allais entreposer les 4000 produits qui devaient arriver sous peu. J’ai loué un entrepôt. Une fois que la marchandise est arrivée, il s’est avéré que celui-ci était trop petit. J’ai donc dû tout transférer dans un plus grand. J’étais démotivée par toutes ces mésaventures. Je trouve qu’il y a beaucoup de petits détails et d’informations à savoir que l’on n’apprend malheureusement pas à l’école. Il faut aller sur le terrain et se faire conseiller par des professionnels, car une fois sur le terrain tu es livré à toi même.

Se projeter

Il ne faut pas se décourager et aller au-delà du simple cours sur le lancement d’entreprise. Il faut être mentoré, et avoir un coach qui aidera a développer de compétences spécifiques, par exemple en marketing, en communication, mais surtout en finances et comptabilité. Mon prochain défi est de savoir maintenant comment payer une représentante commerciale et faire connaître mes produits auprès des différentes communautés montréalaises ainsi qu’auprès de distributeurs de cosmétiques au Québec. Pour la suite, j’espère me développer dans les boutiques spécialisées, les centres de beauté, les SPA, les pharmacies à Montréal et en région avant une ouverture plus large sur le marché francophone ainsi qu’anglophone.

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