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Publié le 17 octobre 2017

Le défi de l’intégration

Prénom : Ana Karoline Arrivée en : 2009 Pays d'origine : Brésil Statut à l'arrivée : Résident permanent

L’attrait pour l’inconnu et l’envie de découvrir autre chose, c’est ce qui m’a poussée à quitter le Brésil. Initialement, je ne parlais pas français, mais j’ai tout de même choisi le Québec, car cette province me permettait d’immigrer par la grande porte, et non clandestinement comme c’est souvent le cas pour ceux qui veulent s’établir aux États-Unis.

Après avoir suivi des cours de français au Brésil pendant plus de deux ans, j’ai d’abord mis le cap sur Montréal, car je pensais que les opportunités d’emploi y seraient les plus nombreuses vu que c’est la plus grande ville québécoise.

Cependant, beaucoup d’offres d’emploi exigeaient d’être bilingue en anglais, alors j’avais du mal à trouver du travail dans mon domaine : l’informatique. Au bout de quelques mois, un ami m’a parlé d’un programme de stages proposé par la Ville de Québec à destination des immigrants.

C’est ainsi que j’ai décroché un stage de six mois à la Ville de Québec. Il m’a permis d’acquérir une première expérience professionnelle et ainsi de m’ouvrir les portes du marché du travail. Finalement, je suis restée vivre à Québec. C’est une ville tranquille où tout est bien organisé, contrairement au Brésil, où dominent le chaos et l’insécurité.

Trouver ma place m’a pris environ deux ans. Une fois que j’ai obtenu un véritable emploi à l’été 2010, j’ai pu enfin m’installer seule dans un appartement, sans colocataires. Au fur et à mesure, mon français s’est amélioré et j’ai pu plus facilement communiquer avec les gens.

Malgré cela, me faire des amis restait compliqué. Je rencontrais des personnes au bureau. Pourtant, cela ne dépassait jamais le cadre du travail. J’ai tenté d’inviter des gens chez moi afin de faire davantage connaissance, mais je n’étais pas reçu chez eux en retour. Ici, les Québécois laissent moins facilement entrer les autres dans leur bulle, comparés aux Sud-Américains.

En 2010, la rencontre de mon conjoint québécois, et par conséquent de sa famille, m’a aidée à me sentir intégrée, bien que nous ayons surtout des amis brésiliens. J’ai connu des compatriotes au travail et comme les Brésiliens organisent souvent des fêtes, j’en ai rencontré d’autres. Lancer un groupe catholique m’a aussi donné la possibilité de nouer des relations.

Il y a un et demi, mon conjoint et moi avons eu un bébé. Et, depuis environ deux ans, je fabrique des décorations en feutrine pour des chambres d’enfants, en parallèle de ma carrière en informatique. Petite, j’aimais déjà faire des accessoires en feutrine avec ma mère. J’ai créé ma boutique en ligne sur le site Etsy et je participe à des foires d’artisanat. Cela me plaît, car j’aime beaucoup parler aux autres. Petit à petit, je rencontre des artisans québécois et je commence à m’intégrer dans le milieu. C’est une autre manière de participer à la communauté!

Ce témoignage est publié en collaboration avec Québec International. Retrouvez toutes les informations et les opportunités professionnelles à Québec et ses environs sur quebecentete.com.

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Auteur : Fanny Bourel

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