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Dilemme de valeurs

Publié le 09 mars 2017
Prénom : Carla
Arrivée en : 2009
Pays d'origine : Chili

Après un détour par la France, Carla s’est installée à Montréal en 2009. L’année suivante, elle y a donné naissance à sa fille, Clara. Pour Carla, la question de la transmission de la culture de son pays d’origine, le Chili, se lit à différents niveaux. « Si on me parle du caractère visible de ma culture, comme les traditions culinaires ou la musique, je ne les transmets pas forcément, parce que moi-même je ne les pratique pas. Par exemple, depuis que j’ai quitté le Chili, je ne fête plus le 18 septembre [fête de l’Indépendance du Chili] » .

Quant à sa langue maternelle, l’espagnol, « Clara parle espagnol, mais non parce que c’est ma langue, plutôt parce que c’est une richesse ». Le dilemme auquel fait face la jeune femme concerne davantage l’éducation et les valeurs. Comment transmettre des valeurs beaucoup plus traditionnelles dans une société ouverte comme le Québec ? 

« Ici, les enfants quittent le foyer parental très jeunes pour s’installer avec leur conjoint ou conjointe, au Chili non. Est-ce que je suis prête à ça ? » La religion est, elle aussi, source de questionnement : « J’ai été élevée dans un pays très catholique et dans une famille très pratiquante. Même si Clara n’est pas baptisée, j’essaie de lui transmettre un certain cadre. Par exemple, nous faisons notre prière chaque soir ensemble. 

Ici, j’ai l’impression de devoir me justifier avec mes amis quant à l’éducation religieuse que je donne, alors qu’au Chili, j’aurais été cataloguée comme celle qui n’a pas fait baptiser sa fille ». 

Retrouvez davantage de témoignages en téléchargeant le dossier "Élever ses enfants au Québec".  

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Avec l'évolution en interne, pas de retour en arrière

J'ai grandi à Yamoussoukro, où j'ai fait toute ma scolarité au lycée français, avant d’aller en France poursuivre mes études universitaires. J’espérais m'y installer définitivement, mais après un master en gestion de patrimoine, j'ai eu du mal à trouver du travail.

« Un an après notre retour, une grande nostalgie du Québec nous a envahi. »

Nous sommes arrivés au Québec en janvier 2004 avec nos 3 filles alors âgées de 13, 10 et 3 ans. Après un voyage de prospection, de longues recherches sur la vie au Québec et les démarches d'immigration nécessaires, nous déposons nos valises à Sherbrooke par une belle journée à -28 degrés Celsius !