Logo color

Toutes les informations pour immigrer, vivre, travailler et étudier au Québec (Canada)

Publié le 09 juillet 2012

Dubaï, Paris, Montréal...

Prénom : Sébastien Ninauve Arrivée en : 2011 Pays d'origine : France Statut à l'arrivée : Étudiant

Originaire de Paris, de formation école de commerce puis MBA avec une expérience de cinq années aux Émirats arabes unis, je suis rentré en France avec ma femme fin 2009. Situation économique délicate et mentalité française décalée par rapport à nos attentes, nous avons très vite entrepris les démarches pour immigrer au Québec. Très déçus de l'ambiance française à la fois professionnelle et personnelle (avec deux enfants à Paris, même dans un grand appartement ce n'est pas évident), nous avons vite organisé notre départ... et aujourd'hui, nous ne regrettons rien. 

La reconnaissance de l'expérience et des compétences 

Je travaille en finance. Un certain nombre de professions sont réglementées au Québec ce qui limite l'accès à beaucoup de postes pour les immigrants qui n'ont pas le CA, le CMA ou le CFA. Bref pas facile de trouver un emploi sans réseau et contacts. Le point appréciable est que les employeurs québécois ne prêtent guère attention à votre formation antérieure, contrairement à la France où cela vous suit toute votre vie. Ici, l'expérience professionnelle est nettement plus valorisée. 

De mon côté, j'ai trouvé un emploi assez rapidement en analyses financières sur des fusions acquisitions pour un groupe dans l'industrie automobile. J'ai décroché ce poste grâce à la reconnaissance de mon MBA effectué entre la France et HEC Montréal, mais aussi grâce à mon expérience à l'international. Un cabinet de recrutement m'a particulièrement aidé, Robert Half, très professionnel et efficace. Néanmoins, je me suis inscris à une formation, le CFA pour ne plus passer à côté de jobs intéressants uniquement parce que je n'ai pas de titres financiers reconnus ici. Question salaire, si vous avez en dollars canadiens ce que vous aviez en euros en France, c'est un bon début. Là aussi, il faut savoir que vous allez faire de gros sacrifices mais le jeu en vaut la chandelle. 

Une intégration facile dans l'équipe et un rythme de travail zen 

Lorsque j'ai démarré mon nouvel emploi, j'ai trouvé les gens ouverts et la mentalité zen. En revanche, les Québécois évitent bien souvent le conflit. C'est une donnée qu'il faut savoir gérer car il est difficile de travailler efficacement en finance lorsque votre entourage ne veut aucun conflit. C'est le pays de la diplomatie. Concernant les heures de travail, comme à Dubaï, vous êtes embauché pour une mission et non pour les heures que vous passez au travail, contrairement à la France où l'on fait beaucoup d'heures de présence pour le fun, uniquement pour se faire bien voir de sa hiérarchie. Mon intégration dans l'équipe a été facile car mes compétences ont pris le dessus et ma CFO a vu qu'elle avait affaire à quelqu'un de compétent. 

Mes conseils 

Rester zen et surtout ne pas venir ici sans mettre son orgueil de côté. Les personnes hautaines, qui ont tout vu, tout fait, ne réussissent pas et rentrent au pays.  

Autres témoignages

F2f33d1b 9daa 43f1 a703 e0c368cdef29
Le Canada est un vieux rêve, pour moi. Un projet qui se heurtait à une double réalité. Celle de l'emploi, pour commencer. Depuis 2008, j'étais auto-entrepreneure dans le conseil en gestion administrative pour les entreprises et dans le profilage immobilier.

Publié le : 27 décembre 2017

71cf2ce5 8fee 46cc 9439 fe5127ae09c6
Dès mon arrivée au Québec, j'ai fait une demande de reconnaissance de mes diplômes auprès du gouvernement avec l'aide d'Emploi-Québec, mais j'ai rapidement compris que cela ne suffirait pas pour trouver un emploi.

Publié le : 31 janvier 2018