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Publié le 09 juillet 2012

Intégrer l'Ordre des ingénieurs du Québec, un parcours de longue haleine

Prénom : Philippe Barthelemy Arrivée en : 2012 Pays d'origine : France Statut à l'arrivée : Permis de travail fermé / jeunes pros

Une immigration en milieu de carrière

Ma particularité professionnelle est que j'ai immigré au Québec en milieu de carrière. Ma femme travaillait comme consultante en finance et j'étais ingénieur en TI chez Air Liquide. Après le licenciement de ma femme, au vu de la conjoncture économique en France, du coût et la qualité de la vie à Paris, nous avons demandé la résidence permanente. 

La longue procédure pour intégrer l'Ordre des Ingénieurs du Québec (OIQ)

Je savais que la profession d'ingénieur était réglementée au Québec mais j'avais décidé de lancer les démarches pour intégrer l'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) à mon arrivée à Montréal. Rétrospectivement, je conseillerai de démarrer le processus depuis son pays car le dossier est complexe. Il faut fournir des lettres de recommandations, ses diplômes, ses notes de l'école d'ingénieurs et de classes préparatoires autant dire qu'il vaut mieux s'assurer de les avoir gardées. Il est exigé également de produire des documents officiels d'équivalences des diplômes. Au fur et à mesure de ma recherche d'emploi, je me suis aperçu que la profession d'ingénieur au Québec n'est pas la même que celle en France. Dans l'Hexagone, il s'agit d'un titre généraliste. Ici, la profession est régie par un ordre professionnel (comme l’est celle de médecin en France) et elle est technique, chaque ingénieur travaillant dans un domaine précis et segmenté.

 Par ailleurs, même avec les accords entre la France et le Québec, il est obligatoire de réaliser deux années de travail technique sous la tutelle d'un ingénieur de l’OIQ. Pendant cette période, on est Ingénieur Junior: cela ne pose pas de problème aux jeunes diplômés, mais dans mon cas, ce titre n’est pas en rapport avec mon expérience. Il est possible trouver conseil en réseautant, par exemple auprès de Francogénie (francogenie.com) ou de ParisTech-Alumni, pour les anciens de ce groupement. 

Je conseillerais à un ingénieur formé à l'étranger de bien considérer si intégrer l'Ordre des ingénieurs du Québec lui est vraiment nécessaire. En TI, je me suis rendu compte que ce n'était pas indispensable, même si on n'a alors pas le droit d'utiliser le titre d'ingénieur. Mais dans d'autre secteur de l'ingénierie, en aéronautique par exemple, il est quasi-obligatoire d'intégrer l'OIQ. De même, faire établir l'équivalence des diplômes n'est pas toujours nécessaire. Mais cela peut être utile pour indiquer la correspondance dans son CV (une donnée vérifiable donc) et dans les grandes entreprises, le niveau de diplômes sert bien souvent à établir le montant du salaire. 

Se faire aider pour réussir sa transition en milieu de carrière

Lors de notre arrivée à Montréal, ma femme et moi nous sommes faits aider par La Passerelle (http://lapasserelle.ca/fr), un centre spécialisé dans la reconversion en milieu de carrière. Ce n'est pas un organisme réservé aux nouveaux arrivants. Nous avons reçu des conseils pour refaire notre CV, préparer des entrevues, faire du réseautage... Ces moments ont été importants car nous étions au contact d'autres personnes ayant déjà de l'expérience professionnelle et les échanges ont été fructueux. 

De manière générale, il faut être conscient que le marché de l'emploi à Montréal n'est pas facile à pénétrer et que les employeurs ne sont pas toujours ouverts à embaucher des immigrants. Il faut impérativement adapter son CV et ses méthodes de recherche d’emploi, voire accepter de baisser d'un cran au niveau des responsabilités, mais je ne conseillerais pas non plus de se précipiter sur le premier emploi. Si les finances personnelles le permettent, il vaut mieux prendre le temps de chercher un emploi satisfaisant. Il faut aussi se tenir à l'affût des programmes existants pour les immigrants comme PRIIME ou IntégraTIon Montréal, un nouveau programme pour les professionnels formés à l'étranger en TIC.

Autres témoignages

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Finalement, nous avons tellement aimé Québec et sa région que nous sommes restés. C’est tellement pittoresque et romantique. On a l’impression d’être dans un décor de carte postale ici. Il y a plein de festivals, les gens sont très gentils et on y mange très bien.

Publié le : 13 février 2018

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Publié le : 05 mars 2018