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Publié le 30 juin 2011

Le plus difficile est de vivre et d’assumer le présent

Prénom : Daniel de Siran de Cavanac Arrivée en : 2012

Financier à la retraite au Québec, Daniel de Siran de Cavanac est père de 3 enfants. Français d’origine il a beaucoup travaillé en Afrique avant de venir en Amérique. D’abord aux USA puis enfin au Québec. Président de l’Union des Français de l’Étranger, section Québec et Maritimes, il porte un regard différent sur le Québec d’aujourd’hui.

IQ: Qu’est-ce qui vous a fait venir au Québec ?

Je suis venu au Québec pour que nos 3 enfants y fassent leurs études universitaire, sur ce plan là, je n’ai pas été déçu.

IQ : De votre pays d’origine, qu’est-ce que vous regrettez le plus ?

La culture générale et le savoir-faire.

IQ : S’il n’y avait qu’un point fort à retenir de la Province, lequel serait-il ?

La beauté des paysages, l’accès instantané à l’information, une certaine douceur de vivre, et la rapidité des services.

IQ : S’il n’y avait qu’un défaut, lequel serait-il ?

Le manque de chaleur humaine…

IQ : Vous avez travaillé dans le monde des affaires en Afrique et en Europe. Au Québec aussi. Que retenir de votre expérience ?

Il est sans doute très facile ici de partir en affaires, mais très difficile pour un Français de faire des affaires.

IQ : Est-ce que vous vous considérez comme un immigrant intégré ?

Oui, mais je garde intacte mon authenticité, mon esprit de français « de France ».

IQ : En tant que Président de l’Union des Français de l’Étranger section Québec et Maritimes, vous avez souvent à gérer les problèmes et inquiétudes de vos concitoyens. Le plus souvent qu’est-ce qui gêne les Français au Québec ?

La non-reconnaissance de certains diplômes français, le sentiment d’avoir été berné par les informations erronées, voire trop embellies et mensongères, données par les Délégations du Québec en France à tout immigrant avant son départ. On y présente le Québec comme un Eldorado américain francophone. La discrimination à l’embauche envers nos concitoyens revient assez souvent et, de ce fait, leur difficulté d’intégration.

IQ : Que vous inspire cette phrase: nous voulons être des Québécois à part entière et non des Québécois entièrement à part.

Les propos séparatistes empêchent, à mon sens, toute évolution constructive et de longue durée et toute ouverture réelle vers le monde extérieur, y compris les autres provinces du Canada. Si le refus de la réalité du Québec d’aujourd’hui peut sembler séduire beaucoup de personnes, le plus difficile est de vivre et d’assumer le présent.

IQ : Vous portez un jugement très dur sur la société québécoise, notamment en ce qui concerne la culture générale. Ne pensez-vous pas, par exemple, que les Québécois ont fait le choix de l’efficacité au quotidien avant tout, que ce soit dans les affaires ou l’éducation ? Et que cela peut a priori choquer un nouvel arrivant ? Ou pensez-vous qu’il existe un malaise beaucoup plus profond en la matière ?

Je ne pense pas que ce soit un choix mais plutôt une manière d’être… Cela choque certains arrivants qui n’ont que la France comme point de références, d’autres qui ont visite ou résidé dans des pays de cultures diverses peuvent mieux comparer… et encore faudrait-il comparer ce qui est comparable…

Il ne s’agit pas d’un malaise pour la plupart mais des racines profondes et des gènes ancestrales…

IQ : Vous parlez de discrimination à l’embauche envers les Français. Pensez-vous que les Français en souffrent plus que les autres communautés ou bien que globalement les Québécois doivent encore faire des progrès dans la lutte contre la discrimination ?

Je pense que pour un Québécois pure laine, l’immigrant est un étranger. Mais il y a des différences plus facile a aplanir que d’autres.

Entrevue réalisée par Michaël-Anthony Galvez en 2006.

Auteur : Immigrant Québec

Immigrant Québec informe toutes les personnes désireuses de s’installer au Québec sur l'immigration et la vie dans la Belle Province.

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