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Publié le 30 décembre 2014

Le Québec, un paradis pour les chercheurs

Prénom : Natassja Arrivée en : 2013 Pays d'origine : Bolivie, état plurinational de Statut à l'arrivée : Permis temporaire ouvert / PVT

Après un échange d’une année dans un lycée en France, j’avais envie de poursuivre une partie de mes études supérieures à l’étranger. Au Brésil, je faisais un bac communication et journalisme avec une option radio et télévision. Je m’étais renseignée sur les bourses que je pouvais obtenir pour étudier la musicologie à l’étranger et j’avais sélectionné deux pays : les Pays-Bas et le Canada. Pour le Canada, le Québec était une option intéressante car à l’issue de mon année d’études en France je maitrisais parfaitement le français.

Bien préparer son projet

Je suis arrivée au Québec en janvier 2013 dans le cadre d’un programme d’échange pour suivre un Bac en spécialisation radio et télévision à l’Université de Montréal – UdeM. J’avais une bourse du gouvernement canadien de 7200$ CAN pour 4 mois dans le cadre du « Programme des futurs leaders dans les Amériques (PFLA)». Un conseil aux futurs étudiants : pensez aux dépenses que vous devrez faire avant votre arrivée. Pour l'obtention de mon permis d’études, j’ai dû débourser 1000 $ CAN pour la traduction de mes notes par un traducteur assermenté. J’avais économisé 7000 $ CAN pour faire face aux premières dépenses à Montréal. 

Pour cette année, j’ai obtenu une bourse d’exemption des frais de scolarité car j’avais d’excellents résultats et je paye donc les mêmes frais que les étudiants québécois soit 3336 $ CAN par an au lieu de 22 423 $ CAN. Je suis également auxiliaire de recherche depuis cet été, c’est un travail très flexible avec un contrat de 150h pour l’année, je suis payée en fonction de mon niveau d’études soit 20 $ CAN de l’heure.

Des infrastructures performantes

Lorsque je suis arrivée pour un trimestre de bac dans le cadre de mon programme d’échange, j'envisageais déjà de rester plus longtemps à Montréal pour faire ma maîtrise en musicologie. J’avais suivi le cours d’un professeur auquel je voulais soumettre mon projet de recherche. C’était le bon choix car il a adoré mon projet de maîtrise et m’a soutenue pour rester à l’UdeM et obtenir une bourse d’études du laboratoire de 9000 $ CAN par an. La structure universitaire est incroyable, il existe de nombreuses bibliothèques qui sont très bien fournies en livres et en matériel informatique. 

J’ai été étonnée de l’aide que j’ai reçue de la bibliothécaire qui a pris le temps de m’aider dans mes recherches et de me proposer des articles pertinents. De plus il est toujours possible de se procurer l’ouvrage dont on a besoin soit en le faisant venir d’une autre bibliothèque ou en le commandant. On se sent vraiment soutenu dans notre projet de recherche, il n’y a pas d’excuses pour ne pas bien faire contrairement à l'Amérique latine où il est plus difficile de trouver les ressources bibliographiques. Faire de la recherche au Québec est le rêve de n’importe quel chercheur.

Un niveau d’études exigeant

À mon avis, le premier trimestre d’études est le plus difficile surtout pour les étudiants en baccalauréat. Les étudiants internationaux sont obligés d’étudier à temps plein, cela représente 4 à 5 cours par semaine et lorsque l’on n’est pas en cours il faut travailler à la bibliothèque. Le rythme est moins éprouvant en maîtrise puisqu’il faut suivre 5 cours en deux ans. C’est très différent du Brésil où il y a beaucoup de temps libre pour les loisirs. Mon conseil pour bien vivre ses études au Québec : faire des pauses et s’accorder une journée ou une demi-journée par semaine pour se changer les idées. Il ne faut pas perdre le plaisir d’étudier. Il faut également s’adapter au niveau d’exigence de l’université, je viens de la 2e meilleure université du Brésil, ’Université fédérale de Rio de Janeiro, mais le niveau des universités canadiennes est beaucoup plus élevé. La façon de penser n’est pas la même, il faut s’adapter à de nouveaux modèles. 

Mes premiers mois à l’université, mes résultats étaient moins bons qu’auparavant, cela peut être très décourageant. Pour les comprendre et m’améliorer j’ai discuté avec mes professeurs qui m’ont donné beaucoup de conseils et depuis mes résultats sont meilleurs. Il ne faut pas hésiter à poser des questions aux professeurs et à montrer son intérêt pour leur matière, ils sont très disponibles pour répondre aux questions des étudiants. Même si au Brésil la relation avec les professeurs est plus informelle, ici on peut leur demander conseil à tout moment, certains m’ont même donné leur numéro de cellulaire et je peux les appeler si je me pose des questions durant les révisions. Les professeurs sont extraordinaires, très patients et responsables.

Une adaptation qui prend du temps

L’adaptation est très difficile pour les personnes qui comme moi viennent d’Amérique du sud, surtout lorsque l’on arrive en plein hiver ! C’est pourquoi dès le début je me suis installée en colocation afin d’obtenir de bons conseils pour vivre au mieux à Montréal. J’ai eu un grand choc culturel en arrivant ici, je trouve les gens très distants, plus sérieux. J’ai parfois l’impression que Montréal n’est pas vraiment le Québec, il y a beaucoup de multiculturalisme, d’événements de tous les pays mais je ne trouve pas la culture québécoise ici. Malgré cela, j’envisage de rester quelques années ici après ma maîtrise pour travailler. Les inégalités sociales sont moins importantes qu’au Brésil et je pourrai facilement voyager et découvrir le Québec.

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