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Toutes les informations pour immigrer, vivre, travailler et étudier au Québec (Canada)

Publié le 19 janvier 2016

Rencontre avec Mariama Zhouri

Prénom : Mariama Zhouri Arrivée en : 2001 Pays d'origine : Maroc Statut à l'arrivée : Permis temporaire ouvert / PVT

Pourquoi avez-vous immigré au Québec ?

Je suis arrivée à Montréal le 18 décembre 2001 sous une tempête de neige ! J’avais à ce moment-là trouvé Montréal très plate, je me faisais davantage l’idée d’une ville qui ressemblerait à New York avec ses gratte-ciels. Je venais d’être accepté pour une maitrise à HEC Montréal. J’avais fait mes études supérieures au Maroc et je rêvais de poursuivre mes études à l’étranger et d’obtenir un poste de consultante. J’avais été acceptée dans de grandes universités parisiennes et à Montréal. 

J’ai choisi cette dernière sur les conseils d’un de mes professeurs. Pouvoir passer une année à l’étranger représentait un investissement financier important. Toute ma famille s’est cotisée pour récolter les 18 900 $ CAN nécessaires à une année de maitrise. J’ai réussi par la suite à obtenir une bourse qui me permettait de payer le même montant que les étudiants québécois dans le cadre d’un Programme Canadien de développement. Ce qui été un vrai cadeau du ciel étant donné que le 29 décembre 2001, mon papa est décédé par surprise et rien ne laissait présager un tel départ. Cet évènement m’a beaucoup déstabilisée la première année de mon séjour au Québec.

À l’issue de vos études, comment avez-vous décroché votre premier emploi ?

En mars 2002, mon fiancé m’a rejoint et nous nous sommes mariés ici. J’ai demandé ma résidence permanente au terme de mes études et en attendant je pouvais uniquement travailler sur le campus de l’université. Quand nous avons décidé de rester à Montréal, j’ai tout de suite commencé mes recherches d’emploi de manière intensive et structurée. J’ai participé avec la Fondation Ressources-Jeunesse à leur programme de mentorat. 

C’est grâce au développement de mon réseau que j’ai obtenu, de fil en aiguille mon premier poste chez PWC après 4 mois de recherches. Lors de ma recherche d’emploi, j’avais élaboré toute une méthode de travail. Je me fixais des horaires, de 9h à 17h et j’avais préparé mon speech pour me présenter succinctement en français et en anglais. J’avais amélioré mon CV, j’appelais les personnes que j’avais repérées dans des entreprises et je demandais à les rencontrer pour développer mon réseau et m’introduire dans le secteur qui n’intéressait. Une fois que vous avez trouvé un emploi, l’intégration est beaucoup plus facile. Il faut savoir qu’à Montréal la double culture européenne et nord-américaine est importante et le bilinguisme est essentiel pour trouver un emploi dans certains secteurs.

Pourquoi êtes-vous engagé dans des activités de mentorat ?

Le mentorat est pour moi très important, autant pour faciliter sa recherche d’emploi que pour bénéficier d’un réseau. J’ai moi-même l’opportunité de bénéficier du mentorat de Jean Charest, ancien Premier ministre du Québec. Je trouve cela très inspirant. Je suis également mentor et je partage mon histoire depuis deux ans aux bénéficiaires du programme Interconnexion de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. J’aime partager ma passion de réussir. 

Par exemple, au Forum des Compétences Canado-Marocaines dont je suis la Secrétaire Générale, nous avons pour projet « le poste du mois », qui voit le jour dans sa première édition le 28 janvier 2016, et dont l’objectif est de faire témoigner un panel de professionnels qui occupent des postes dans un secteur en particulier et qui viennent d’horizons différents. Pour moi, il est important de démocratiser la compétence, de faire connaître les histoires de succès, les leçons de vie!

Vous avez été lauréate au Gala Osez Agir, qu’avez-vous ressenti lors de cette marque de reconnaissance ?

Pour moi, recevoir une telle marque de reconnaissance en tant que femme a une influence sur toute ma famille. Quand une femme brille, c’est toute sa famille qui le ressent. Ma fille était avec moi pour ce beau moment et cela me donne le goût de continuer chaque jour à m’engager. Je suis fière d’être une femme arabe / africaine / musulmane au Québec. Mais pas seulement. C’est aussi toutes les femmes québécoises qui ont participé à bâtir ce coin de pays qui été à l’honneur à travers moi. Le Québec est aussi une histoire de courage de femmes et j’essaye à mon tour de ramener ma contribution.

Vous êtes très engagée pour les femmes, quel est votre prochain projet ?

Je continue de développer HammerSmith Consulting Group. Je suis également la Marraine du Projet « Hommage Aux Femmes » qui célèbre la journée de la femme en mars et je suis actuellement en train de monter une initiative qui aura pour objectif de financer des femmes issues de la diversité pour monter leur projet. Merci à Mariama Zhouri pour cette belle entrevue et son parcours inspirant.

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