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Publié le 26 juillet 2016

Être mentor : bien plus que de l'aide à la recherche d'emploi

Prénom : Geoffrey Arrivée en : 2010 Pays d'origine : France Statut à l'arrivée : Permis de travail fermé / jeunes pros

En France, j’étais journaliste depuis 10 ans et je faisais également des piges. Avec ma femme, nous avions besoin de découvrir d’autres horizons et le Québec nous paraissait la destination idéale. J’ai eu l’opportunité d’effectuer un stage dans une radio grâce au programme Interconnexion de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM). J’ai par la suite trouvé un emploi au sein de Radio Canada puis du Huffington Post Québec où je travaille toujours actuellement. En relation avec la CCMM, j’ai été contacté pour être mentor dans le cadre de leur programme de mentorat express. J’avais eu ma première expérience professionnelle grâce à elle et je voulais rendre la pareille et aider les nouveaux arrivants à s’insérer professionnellement. Depuis le printemps 2015, j’ai accompagné trois mentorés avec ce programme.

Des conseils à la recherche d’emploi

Lorsque la CCMM souhaite me proposer un nouveau mentoré, elle me fait parvenir son CV et me demande mes disponibilités. Ensuite, je reçois une fiche remplie par le mentoré sur ses demandes et ses attentes. À partir de ce moment, nous organisons une rencontre qui dure généralement une heure ou deux pendant laquelle je vais lui donner des conseils et des outils pour l’orienter dans sa recherche d’emploi. La première rencontre est très importante pour jauger la personne. Le but est de se connaître et également d’évaluer son niveau de français ; c’est un critère indispensable pour exercer la profession de journaliste au Québec. 

Avec chaque mentoré, la première étape est de refaire son CV.  C’est la première chose qu’un employeur voit et il doit être adapté aux critères québécois. Je l’élague beaucoup et je conseille de détailler chaque mission et réalisation. Le CV doit être plus pragmatique, il n’est pas nécessaire de s’étendre sur ses diplômes, car ce n’est pas cela que va regarder un employeur, surtout si ce sont des diplômes étrangers. À la suite de cette première rencontre, je reste en contact avec le mentoré par courriel et/ou téléphone pour relire son CV, sa lettre de présentation, lui faire suivre des annonces d’emploi ou des idées d’entreprise où postuler. Enfin, une seconde rencontre est possible si le mentoré le souhaite. Je lui donne ensuite quelques conseils pour une recherche d’emploi efficace. 

J’essaye de le pousser à postuler moins, mais mieux. Il faut bien cibler les entreprises qui sont intéressantes et si possible avoir le nom de la personne à qui envoyer sa candidature et surtout faire des relances. Les Québécois sont très connectés, il faut donc avoir un profil LinkedIN très complet et ne pas le négliger.

Comprendre le métier de journaliste au Québec

Pour le domaine très spécifique du journalisme, j’explique au mentoré qu’il faut adapter sa manière d’écrire ou de traiter l’actualité. Ici, contrairement à ce qui se fait en Europe, le journaliste doit séparer les faits et les opinions. Outre l’actualité locale, il faut savoir qui fait quoi, dans la politique au niveau local, provincial et fédéral, dans le système judiciaire, etc. Il faut tout recommencer à zéro. Au Québec, la pige est également très répandue, il ne faut pas hésiter à en faire, cela peut être un bon moyen pour commencer. Les médias communautaires peuvent également être une porte d’entrée dans le métier, mais il ne faut pas s’enfermer là-dedans non plus pour réussir son intégration. Je conseille vraiment les expériences de bénévolat ou du stage qui sont considérés ici comme une réelle expérience professionnelle.

Être mentor, bien plus que de l’aide à la recherche d’emploi

Je pense que le mentor doit pouvoir motiver son mentoré. Souvent, les nouveaux arrivants ne connaissent pas forcément la réalité du marché du travail et peuvent se sentir désabusés. Je suis là pour leur redonner le moral et les motiver. Pour un nouvel arrivant, le mentorat va permettre de lui ouvrir des portes. Par exemple, je sollicite souvent mon réseau ou mes collègues de travail pour des rencontres ou des stages pour les mentorés que j’accompagne. 

Je n’hésite pas à leur faire suivre des offres d’emploi et je suis présent pour revoir avec eux leurs candidatures ou leur donner des conseils s’ils ont une entrevue. Pour moi, le mentorat est une expérience très riche. Comme dans le métier de journaliste, je rencontre des gens que je n’aurai jamais croisés ailleurs et cela me permet de rester en contact avec une certaine réalité. L’immigration est la force vive du Québec et je veux contribuer à ma façon à l’insertion des nouveaux arrivants. Retrouvez le témoignage de Yahia, un des mentorés de Geoffrey

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