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Publié le 19 octobre 2014

Mon expérience de PVTiste à Montréal : un bilan mitigé

Prénom : Julien Arrivée en : 2014 Pays d'origine : France Statut à l'arrivée : Étudiant

Après plusieurs voyages aux États-Unis avec mes parents, j'avais envie de vivre une expérience nord-américaine. J'étais très attiré par Montréal en tant que ville d'Amérique du Nord, mais avec des racines européennes.

Se préparer avant le départ

Venir m'installer au Québec était un projet que je mûrissais depuis plusieurs années, et j'avais réussi en 4 ans à économiser près de 20 000 euros. Après avoir essayé de venir en échange universitaire CRÉPUQ, j'ai eu la chance d'obtenir mon PVT en mars 2014. Je ne voulais pas partir dès la réception de mon PVT, mais attendre quelques mois le temps de faire les démarches pour trouver une banque présente au Québec, faire mon permis international, etc.

Initialement, je ne voulais pas m'installer à Montréal mais à Gatineau pour sa qualité de vie. Cependant, après de nombreuses recherches sur Internet j'ai opté pour Montréal, plus attractive en terme d'emploi.

Les démarches des premiers jours

À mon arrivée, les premières démarches étaient surtout administratives. Même si ma banque, HSBC, était présente en France j'ai dû ouvrir un compte à Montréal ce qui a mis un peu de temps. Pour la téléphonie, j'ai été surpris par le prix des abonnements, beaucoup plus chers qu'en France. Je me suis donc tourné vers un abonnement sans engagement après avoir fait de nombreux comparatifs. Dans l'ensemble, j'ai trouvé les démarches assez compliquées, j'ai perdu beaucoup de temps pour avoir un téléphone ou une carte bancaire.

Pour le logement, j'avais réservé sur Internet une colocation, avec un Québécois, pour trois mois dans le quartier du Plateau Mont-Royal. Malgré un contact sur place qui avait visité pour moi ce logement, j'ai eu la mauvaise surprise en arrivant de trouver un environnement très sale. Pour pouvoir résilier mon bail, j'ai posté une annonce sur Internet et trouvé une personne pour reprendre mon bail.

En trois mois, j'ai eu deux mauvaises expériences de colocation dans différents quartiers. Il faut vraiment poser de bonnes bases avec ses colocataires et être clair sur les obligations de chacun. Pour les quelques semaines qu'il me reste sur Montréal, j'ai décidé de louer une chambre meublée à la semaine, je ne veux plus faire de colocation.

De la difficulté à trouver un emploi dans mon domaine

J'avais repéré quelques organismes de référence et, à mon arrivée, j'ai rencontré un conseiller en emploi à l'OFII et pris quelques renseignements à la CITIM. Je recherchais des offres d'emploi sur des sites Internet comme Emploi-Québec, Workopolis, Jobboom ou Isarta et je m'étais inscrit dans des agences de placement. J'ai également participé à quelques 5 à 7 lors desquels j'ai pu distribuer ma carte de visite (on dit carte d'affaires au Québec).

Après avoir obtenu un master en marketing, je voulais trouver un emploi dans ce secteur d'activités. Entre mes stages et plusieurs contrats, j'avais cumulé deux années d'expérience. Cependant, je me suis vite rendu compte que mes diplômes et mon expérience en France ne valaient rien ici. Il faut recommencer à zéro et ce n'est pas facile à accepter.

L'anglais était également une barrière pour trouver un poste dans le marketing. J'avais un niveau considéré comme très bon en France, mais qui ne l'était pas assez à Montréal. De plus, la vision du métier diffère un peu, ici le marketing peut avoir un côté administratif qui ne m'attirait pas.

Dès mon arrivée, je suis devenu coach quelques heures par semaine, pour une équipe de soccer et parfois je faisais un peu de marketing en tant que bénévole pour le club, surtout pour la refonte de leur site Internet et la création de « goodies ». Le bénévolat est très apprécié au Québec, c'est une bonne façon de nouer des relations et d'avoir une première approche du monde du travail québécois. De plus, l'action bénévole est reconnue comme une réelle expérience professionnelle qui peut être valorisée sur un CV.

Finalement après trois mois de recherche d'emploi, j'avais envoyé une centaine de CV, rencontré cinq professionnels et passé deux entretiens. Étant une personne très active, je trouvais que je perdais mon temps à Montréal. En septembre, j'avais encore moins de retours sur mes candidatures et j'ai décidé de rentrer en France.

Prendre le PVT pour ce qu'il est

Je conseille aux futurs PVTistes de prendre le PVT pour ce qu'il est, c'est-à-dire un programme qui permet de travailler pour financer ses vacances. Il ne donne pas accès à l'emploi et les employeurs peuvent être frileux à recruter une personne qui a un permis de travail de 12 mois seulement.

Je pense que les recherches d'emploi sont plus simples pour les personnes détenant une résidence permanente, même si cela représente un engagement financier important.

Savoir rebondir

Même si mon expérience à Montréal n'a pas été très concluante, je vois cela comme un signe et je me dis que finalement ce n'était pas fait pour moi. Pour autant, je ne ferme pas complètement les portes du Québec et je vais conserver mon compte en banque et entretenir mon réseau. On ne sait jamais, j'aurai peut-être l'opportunité de revenir un jour.

Cette expérience m'a permis de prendre du recul sur ma situation. Finalement, les choses ne sont pas si mal en France et en élargissant mon périmètre de recherche j'y trouverai l'emploi qui me correspond.

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