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Toutes les informations pour immigrer, vivre, travailler et étudier au Québec (Canada)

Publié le 13 octobre 2015

Mon expérience d'immigrante

Prénom : Gwendoline Duchaine Arrivée en : 2008 Pays d'origine : France Statut à l'arrivée : Permis de travail fermé / jeunes pros

Gwendoline a immigré au Québec avec toute sa famille en 2008. Dans son livre, De l’autre côté, elle raconte son expérience d’immigrante, sa vie au Québec avec ses enfants et donne ses conseils aux nouveaux arrivants.

Pourquoi avoir choisi d’immigrer au Québec ?

J’étais infirmière en France et mon mari pilote d’avion de chasse dans l’armée de l’air. Lorsque mon mari a quitté l’armée, il souhaitait devenir pilote au Canada. Le Québec nous attirait déjà. Je mettais souvent à la maison de la musique québécoise et j’aimais cette culture. En février 2007, nous avons fait un voyage de reconnaissance avec mon mari et nos 3 enfants de 6, 4 et 2 ans. Nous voulions voir ce qu’était l’hiver québécois et si nous pouvions vivre là-bas. Dès que je suis arrivée, j’ai tout aimé, les gens, le marché du travail dynamique et même l’hiver !

Comment avez-vous préparé votre départ ?

À notre retour en France nous avons entamé les démarches pour la résidence permanente. Nous l’avons obtenue un an après. Nous avons mis à profit l’année d’attente pour préparer notre départ et faire de nombreuses recherches sur le site Internet du ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI), sur des forums et des sites spécialisés… J’écoutais beaucoup de musique québécoise et je posais des questions sur des plateformes d’échanges.

Quelles sont les premières démarches à faire à l’arrivée ?

La première semaine de notre arrivée, nous avons réalisé toutes les démarches pratiques : Numéro d’assurance sociale (NAS), permis de conduire, assurance maladie. En 5 jours, tout était terminé. Certaines démarches peuvent également se faire avant le départ. Par exemple, je savais qu’il fallait s’y prendre très tôt pour avoir une place en garderie. Un an et demi avant de partir j’avais déjà inscrit mon enfant pour avoir une place.

Quel était votre budget ?

Notre budget de départ était de 20 000 euros ; 2 ans après notre arrivée, nous n’avions plus rien. Nous avons trouvé avant de partir une maison à louer à Saint Hubert sur un site de petites annonces. En 2009, le loyer était de 1200 $ CAN par mois auquel il fallait rajouter l’électricité et les assurances. Nous avons également acheté une voiture. Nous avons fait appel à un transporteur pour l’envoi de 30 boîtes, cela nous a coûté 3000 euros. Il a fallu attendre 3 mois avant que nos affaires n’arrivent.

Et pour le travail, avez-vous trouvé facilement ?

Je regardais les petites annonces sur des sites Internet, c’est comme cela que j’ai trouvé un poste de préposée aux bénéficiaires 8 jours après notre arrivée. En arrivant, je me suis en effet rendue compte que mon diplôme d’infirmière n’était pas reconnu au Québec. Je me suis adressée à l’Ordre des infirmières et infirmiers auxiliaires et l’on m’a informée que je devais reprendre une formation pendant 8 mois et m’inscrire à l’Ordre pour pouvoir exercer. Je ne pouvais pas le faire tout de suite, car j‘avais besoin de travailler. J’ai été préposée aux bénéficiaires durant un an et je suis ensuite retournée à l’école à l’École des métiers des Faubourgs-de-Montréal pour une formation d’infirmière auxiliaire. À l’issue de ma formation, j’ai trouvé un poste dans un hôpital pendant trois ans. Parallèlement, j’étais travailleuse autonome, je faisais des bilans de santé pour des assureurs. Dans le milieu infirmier il y a beaucoup de similitudes mais aussi de différences avec la France. Ici, c’est un travail très sectorisé alors qu’en France, c’est davantage un travail d’équipe. Mon mari a commencé à travailler en janvier 2011 en tant que pilote pour des ambulances aériennes. C’était un travail uniquement sur appel. Comme à l’hôpital je ne travaillais que les soirs et fin de semaine, ce n’était pas possible de conjuguer nos emplois du temps. J’ai donc suivi une formation d’instructeur de premiers soins et réanimation. C’est une formation qui me permet de former d’autres secouristes. Je suis travailleuse autonome et je peux donc travailler aux horaires qui me correspondent.

Avec le recul, quels sont les aspects positifs ou négatifs que vous retenez de cette expérience ?

Concernant les aspects positifs, j’aime la manière dont les enfants sont élevés ici. L’accent est mis sur la confiance et l’estime de soi. Je vois que mes enfants s’épanouissent ici, qu’ils apprennent beaucoup et s’ouvrent aux autres. Je trouve également que notre qualité de vie est meilleure. De manière générale, je dirais qu’ici tout est possible, on peut essayer plein de choses, avoir de nombreux engagements professionnels différents. Pour les points plus négatifs, je dirais que le plus difficile est l’éloignement familial et amical. Nous avons vécu la maladie d’un proche à distance et c’est très dur de ne pas pouvoir être présent à ces moments-là. De plus l’inconvénient dans le quotidien est qu’il n’y a personne pour nous aider, on ne peut pas compter sur la famille. Sur le plan professionnel, il faut accepter que nos études et nos expériences professionnelles réalisées à l’étranger ne soient pas reconnues ici. Un conseil que je donnerais aux personnes souhaitant immigrer au Québec est d’avoir de l’argent de côté, même davantage que ce qui est demandé par le ministère. Concernant le travail, il faut accepter de repartir de zéro professionnellement, et ce à tout âge. Il faut également être humble et ouvert aux autres. Pour l’hiver, ce n’est pas si pire. Quand nous sommes arrivés en 2008, au 1er octobre j’avais déjà tout acheté pour passer l’hiver, mais la neige n’est venue qu’en décembre. Les immigrants se stressent trop avec cela.

Comment vous est venue l’idée d’écrire votre livre ?

Depuis que l’on a quitté la France, je tiens un blog surtout pour ma famille pour leur donner des nouvelles et mettre des photos. C’est un blog qui est devenu très populaire parmi les immigrants qui se posent beaucoup de questions sur l’immigration au Québec. Je reçois chaque semaine des questions sur les démarches de résidence permanente, le voyage avec les enfants, les services de garde, les écoles, les frais à prévoir, comment faire venir un animal, tous les aspects pratiques d’une immigration en famille. Je réponds à tous les messages, car lorsque nous étions en France en train de préparer notre départ j’avais vraiment aimé recevoir des réponses à mes questions. Je voulais compiler ces réponses dans un livre, mais aussi laisser un souvenir à mes enfants, qu’ils sachent pourquoi on est parti, ce qu’on a traversé et d’où ils viennent. J’ai commencé l’écriture en juin 2014 et le livre a été publié en mai 2015. Il se termine avec l’acquisition de notre citoyenneté canadienne, le 12 mars 2015. De l’autre côté est disponible en format papier et numérique aux éditions Edilivrehttp://www.edilivre.com/de-l-autre-cote-gwendoline-duchaine.html#.Vfxyfs5iDmo

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