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Publié le 21 novembre 2016

Mon parcours d’études à Montréal

Prénom : Naila Arrivée en : 2010 Pays d'origine : Algérie Statut à l'arrivée : Permis temporaire ouvert / PVT

Je suis arrivée à Montréal à l’âge de 15 ans pour suivre un bac français (équivalent du DEC au Québec) au collège Marie de France. J’étais déjà venu deux fois dans cette ville pour suivre des stages d’anglais et j’avais beaucoup aimé son côté à la fois européen et américain ainsi que sa grande diversité. Ma sœur vivait à Montréal, cela a donc été plus facile de convaincre mes parents de me laisser poursuivre mes études ici. Le bac français est très similaire au bac algérien, cela a conforté mon choix pour le collège Marie de France. 

À mon arrivée au collège, les premiers mois n’ont pas été faciles. Dans certaines matières comme les sciences et la littérature, j’étais complètement perdue. Lors de mon premier cours de sciences, je ne savais faire aucune expérience de laboratoire, nous n’avions pas assez de matériel pour cela en Algérie. J’ai dû apprendre tout ce que les autres élèves savaient faire depuis longtemps. J’ai eu de la chance, car la professeure de sciences m’a donnée chaque samedi des cours particuliers pour rattraper mon retard. 3 ans plus tard, j’ai obtenu mon diplôme et j’ai décidé de continuer mes études supérieures au Québec. 

Choisir son cursus universitaire n’est pas facile, j’avais le choix entre plusieurs universités, des centaines de cours différents. J’ai passé du temps à faire des recherches sur les différents parcours, les professeurs, la réputation des universités et j’ai finalement choisi un bac en psycho criminologie à l’Université de Montréal (UdeM).

Comprendre le fonctionnement de l’université

Lors de ma première rentrée universitaire, j’ai suivi durant trois jours les activités d’intégration offertes par l’université comme les visites du campus ou les conférences sur la vie pratique à Montréal. L’université a un programme de deux semaines pour l’accueil des étudiants étrangers. Des étudiants sont présents dans toute l’université pour répondre aux questions des nouveaux, les orienter s’ils sont perdus… De nombreuses soirées pour étudiants ont lieu à Montréal notamment durant l’hiver. J’aime beaucoup les soirées « Rep Your Flag » où chacun présente les spécialités et la culture de son pays. Pour ma dernière année, je suis moi-même ambassadrice de l’université. Contrairement au collège où je me suis fait de très bons amis, cela a été plus difficile à l’université. Le lien d’appartenance à une classe n’existe pas, car les étudiants changent en fonction des cours et ne suivent pas tous le même programme. Afin de développer mon réseau, je me suis engagée dans des activités de bénévolat et j’ai participé à des 5 à  7 d’étudiants.

Subvenir à ses besoins

J’avais la chance à Montréal d’être logé et nourri par ma sœur. À Marie de France, une année coûte environ 10 000 $ CAN pour un étudiant étranger et à l’UdeM une année universitaire environ 14 000 $ CAN. Le matériel pédagogique à l’université est assez élevé. Il faut compter de 500 à 700 $ CAN par session juste pour acheter les livres demandés par les professeurs. Je l’ai fait pour la première session, mais ensuite je me suis rendu compte que cela n’était pas utile. Je ne pouvais lire tous les ouvrages demandés par les professeurs. Je me renseignais pour savoir quels étaient les plus importants et j’essayais alors de les trouver d’occasion ou en libre accès sur internet. En tant qu’étudiante étrangère, je peux travailler durant l’année scolaire un maximum de 20 heures par semaine. J’ai trouvé sur la plateforme de l’UdeM un poste d’assistante de recherche pour une étude sur le sommeil. Cet emploi, de nuit, me permet d’obtenir une expérience de recherche nécessaire à mon parcours universitaire ainsi qu’un revenu. Je travaille une nuit par semaine de 17h à 23h et une autre de 23h à 9h pour 13 $ CAN de l’heure. Cela ne perturbe pas ma semaine et me permet de suivre mes cours en parallèle. À chaque rentrée universitaire, je suis également ambassadrice pour accueillir les nouveaux étudiants étrangers. Pour cet été, j’ai trouvé sur la même plateforme, un emploi à temps partiel de conseillère en communication et réseaux sociaux dans un cabinet d’avocats.

Rester au Québec

Afin d’aider d’autres étudiants comme moi, j’ai créé en 2014, une page Facebook des étudiants algériens à Montréal. Je trouvais les démarches difficilement quand j’ai voulu poursuivre mes études à Montréal et j’avais fait beaucoup de recherche et de fiche sur les étapes à suivre, le renouvellement de son permis d’études…. Je me suis dit que cela pourrait aider d’autres étudiants et cela fonctionne. Je vais demander ma résidence permanente en janvier grâce au programme de l’expérience québécoise(PEQ). Il faut bien se renseigner sur les conditions d’admissibilité, car tous les parcours d‘études ne sont pas acceptés pour prétendre à ce programme.

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