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Publié le 23 novembre 2015

Quelques points de repère sur l'emploi au Québec

Prénom : Célia Arrivée en : 2011 Pays d'origine : France Statut à l'arrivée : Permis temporaire ouvert / PVT

J'ai grandi entre la France et les États-Unis et, depuis de nombreuses années, je me sentais très attirée par Montréal. Pour moi c'est la combinaison idéale entre les cultures européenne et nordaméricaine. Je suis venue à Montréal dans le cadre d'un échange universitaire et je me suis ensuite inscrite en MBA à l'université Concordia.

Ma première expérience québécoise

La culture nord-américaine encourage beaucoup le retour aux études et la possibilité de pouvoir travailler en parallèle. Au sein de l'université, j'étais assistante de recherche pour mes professeurs et également superviseur du centre d'appel de l'université pour la récolte de dons. Même s'il s'agissait d'emplois d'appoint, j'ai pu acquérir ma première expérience québécoise tant recherchée par les employeurs.

Le réseautage

Avant de terminer mes deux ans d'études, j'ai participé à de nombreux salons, événements de réseautage et autres manifestations organisées par l'université. C'est lors de l'un de ces salons que j'ai été recrutée par la Banque Scotia avant même d'avoir validé mon diplôme. Il faut essayer le plus possible de participer à ces événements de réseautage, plus ou moins formels. C'est l'occasion de faire des rencontres qui peuvent parfois amener à des opportunités d'embauche. À Montréal, il est possible de participer à des activités de réseautage tous les jours et dans tous les domaines d'activités, il faut juste se lancer même si ce n'est pas facile la première fois.

CV, entrevues, réseaux sociaux : maîtriser les outils de recherche d'emploi

Les outils de recherche d'emploi sont vraiment différents de ceux utilisés en France. Ici, le CV doit mentionner uniquement le nom et les coordonnées du candidat et il n'est pas nécessaire de résumer ses expériences professionnelles sur une seule page seulement. Pour les entrevues, cela peut être assez déboussolant au début. On peut sortir d'une entrevue très satisfait en pensant que tout s'est bien déroulé mais cela n'est pas forcément le cas. Enfin, au Québec, le profil LinkedIn est également très important. Il est régulièrement consulté par des recruteurs qui ne passent pas forcément par les canaux habituels. Il faut donc penser à mettre à jour son profil régulièrement.

Un environnement de travail agréable

Au Québec la hiérarchie est beaucoup moins présente dans les relations de travail ; le tutoiement favorise cela. Il est en effet courant qu'un employé tutoie son supérieur. L'environnement de travail est également plus propice à la collaboration. Par exemple, les réunions de brainstorming sont très répandues et chacun peut s'exprimer librement pour faire avancer les projets. C'est la combinaison des idées de chacun qui fait progresser.

Donner sa chance aux jeunes diplômés

Je trouve qu'au Québec, le marché de l'emploi est favorable aux jeunes diplômés. On nous considère tout de suite comme opérationnels et aptes à avoir des responsabilités. On nous fait confiance et on nous laisse notre chance. C'est ensuite au quotidien que l'on doit prouver ce que l'on vaut.

S'intégrer, une étape importante pour trouver un emploi

Les études permettent de s'acclimater à l'environnement local en rencontrant des gens très facilement, en apprenant la culture québécoise, la manière dont les personnes interagissent et le système du réseautage. À mon avis, les études sont la meilleure porte d'accès au marché du travail pour un immigrant. Au terme de mes deux ans de MBA, je me sentais parfaitement intégrée à la culture québécoise et je maîtrisais ses codes. Le nouvel arrivant passe par plusieurs phases avant de s'intégrer. La première est l'observation des codes, savoir ce qui se fait ou pas. Ensuite vient la phase où l'on s'imprègne de la culture locale et enfin la dernière phase où l'on se sent intégré. Cela peut être plus ou moins long en fonction des personnes mais il faut y mettre du sien et savoir décrocher de ses repères habituels.

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Je m’appelle Éma Gingras. J’ai 22 ans et je suis originaire de Nantes en France. Je suis arrivée au Québec au mois de janvier 2017 dans le froid et la neige, en laissant derrière moi parents, conjoint et amis.

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