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Publié le 04 décembre 2014

Reprendre mes études : un projet bien réfléchi

Prénom : Sirléia Arrivée en : 2010 Pays d'origine : Brésil Statut à l'arrivée : Permis de travail fermé / jeunes pros

Apprendre le français pour réussir son projet

Le plus important pour réussir mon projet d’immigration était d’apprendre le français. Après avoir effectué une maîtrise en éducation technologique au Centre Fédéral d’Éducation Technologique - CEFET au Brésil dans la ville de Belo Horizonte en 2006, je suis partie un mois avec un visa de touriste à Montréal suivre des cours intensifs de français. J’étais en immersion totale avec des cours toute la journée et je découvrais en même temps la culture québécoise et la ville de Montréal. Au Brésil, parallèlement à mon métier de professeur à l’université d’État de Minas Gerais - UEMG, je suivais régulièrement des cours de français et faisais partie d’un groupe de Brésiliens à Belo Horizonte qui se rencontrait une fois par mois pour parler en français et échanger sur le Canada et le Québec. Ce groupe qui s’appelait « Quoi ? » ainsi que l’usage de médias sociaux m’ont aidé à réussir mon projet d’étude.

Saisir les opportunités

Malgré un poste confortable à l’université d’État de Minas Gerais, je souhaitais reprendre mes études de doctorat à l’étranger, je voulais affronter d’autres défis. Je m’intéressais de très près à la recherche au Québec dans le domaine de la technologies de l'information et de la communication en éducation. J’avais lu un article dans une revue canadienne sur l’innovation en éducation et appris que l’auteur de cet article, professeur à l’Université de Montréal - UdeM, allait faire une conférence lors d’un colloque à Ottawa. J’ai pris mes économies et m’y suis rendue pour essayer de le rencontrer. Cette initiative a été très déterminante pour la suite car j’ai beaucoup partagé avec ce professeur qui m’a proposé de le rencontrer dans son bureau à la Faculté des sciences de l'éducation de l’UdeM et avec qui j’ai maintenu le contact lors de mon retour au Brésil.

Reprendre ses études

J’avais entamé les démarches pour obtenir ma résidence permanente à la fin de l’année 2008. À ce moment il fallait environ un an pour l’obtenir. Dans mon esprit, j’étais déjà partie, je me préparais à quitter le Brésil. En septembre 2009, j’avais fait une demande d’admission à l’UdeM pour la session d’hiver, le professeur que j’avais rencontré lors du colloque à Ottawa ayant accepté d’être mon directeur de recherche. En novembre 2009, ma résidence permanente était acceptée et j’avais reçu ma lettre d’admission à l’UdeM. Pour moi le vrai défi dans ma reprise d’études était de comprendre les cours en français. Je prenais donc des cours de français le soir avec PROMIS, organisme qui favorise l’intégration des immigrants et par la suite à l’école de langues de l’UdeM pour me perfectionner. 

Ces cours m’ont vraiment aidé à suivre mes études et à m’intégrer à Montréal. J’ai tout de suite obtenu de très bons résultats et cela m’a rassuré et convaincu d’avoir fait le bon choix. Le rapport avec les professeurs aide beaucoup, ils nous considèrent comme des collaborateurs, la relation est amicale et basée sur le respect et l’échange, ils sont très accessibles et humains. Les opinions qui divergent ne sont pas des problèmes, au contraire, on réfléchit ensemble pour trouver des solutions innovantes. Les recherches sont riches et les discussions participent beaucoup à notre développement intellectuel et personnel. Aux étudiants étrangers je conseille une immersion complète pour apprendre le français. À Montréal, je ne parlais presque pas portugais, je lisais en français, regardais la télévision dans la même langue et ne suis pas rentrée au Brésil pendant un an et demi pour vraiment vivre la langue et la comprendre. 

Être étudiant au Québec est un vrai métier et cela demande une préparation bien en amont. Pour ma part mes deux voyages en 2007 et 2009 ont été très importants car, à mon arrivée, je ne me suis pas sentie perdue, je connaissais déjà la ville, la culture québécoise et j’avais commencé à apprendre la langue. Je m’étais renseignée sur les professeurs dont j’allais suivre les cours, sur les travaux qu’ils menaient afin de faire le bon choix et de ne pas regretter ma décision par la suite. Je connaissais déjà le contenu des cours que j’allais suivre mais ce qui m’importait était de les comprendre en français, de faire du réseautage, d’apprendre de nouveaux outils et de mettre à jour mes connaissances. De plus, il faut vivre une langue pour bien s’intégrer culturellement dans une société.

Travailler à l’université

En tant que résidente permanente, je paye les mêmes frais que les étudiants québécois soit 1 136 $CAN pour 15 crédits ou 3 408 $CAN par an dans mon cas, car le montant peut être variable selon la quantité de crédits. . Je n’avais pas de bourse d’études à mon arrivée et j'ai demandé un prêt que je devrai rembourser à la fin de mon doctorat. Quelques mois après le début des cours, j’ai eu plusieurs propositions pour travailler sur le campus. Parfois j’assiste des professeurs, j’anime des ateliers ou des conférences et en tant que doctorante, je donne un cours d’intégration des technologies en éducation aux étudiants en baccalauréat en enseignement préscolaire et primaire. 

Travailler sur le campus est un excellent moyen d’intégration et cela me permet de développer mon réseau professionnel et académique. Avec le soutien de mon directeur de recherche, j’ai demandé des bourses au mérite du Fonds de recherche sur la société et la culture du gouvernement du Québec - FRQSC et du Conseil de recherches en sciences humaines - CRSH et j’ai obtenu la première de 20 000$ par an jusqu’à la fin de mon doctorat. J’ai eu une bourse d’admission de la Faculté des sciences de l'éducation de l’Université de Montréal qui est généralement offerte aux nouveaux doctorants. En effet, la majorité des universités donnent ces bourses d’accès au doctorat.

Réussir son intégration

Après un an et demi à Montréal, je commençais à mieux m’organiser, à comprendre le système, à maîtriser les codes culturels et linguistiques. Je ne pense pas qu’immigrer signifie repartir à zéro, je vois cela comme un bagage supplémentaire que l’on ajoute à notre vécu, cela nous aide à nous intégrer. Pour comprendre la culture québécoise, je conseille de s’ouvrir aux autres communautés, d’échanger avec les autres et à partir de là de créer son propre point de vue. Il faut être ouvert et ne pas se figer devant de nouveaux défis. Réussir son intégration demande beaucoup de persévérance et motivation, il faut être capable d’aller au-delà de la première année d’installation qui est très difficile. Ambassadrice étudiante depuis un an, j’aide le Service de l'admission et du recrutement (SAR) de l'UdeM à accueillir de futurs étudiants brésiliens. 

J’ai créé un groupe de discussion sur Facebook suivi par plus de 3000 Brésiliens (www.facebook.com/groups/udembrasilcanada/) et j’ai collaboré à la création d’un microsite web au sein de l’université (http://admission.umontreal.ca/brasil/). Je collabore également à la création d'autres outils et de stratégies de communication qui facilitent l'information et l’accompagnement de futurs étudiants à l'UdeM. Par exemple, j’ai récemment élaboré un document d’aide pour que les directeurs de recherche puissent mieux comprendre les étapes qu’un futur étudiant doit franchir pour faire une demande de bourse du programme brésilien Science sans Frontières, ainsi que les documents à fournir pour qu’il puisse réussir sa demande de bourse. En 2015, je dois normalement terminer ma thèse et j’espère ensuite obtenir un poste de professeure dans une université québécoise ou trouver un emploi dans le domaine de l’éducation ou en tant que conseillère en technologie éducative.

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