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Publié le 20 décembre 2017

S’épanouir professionnellement dans un secteur qui n’est pas le sien

Prénom : Tahar Arrivée en : 2015 Pays d'origine : Algérie Statut à l'arrivée : Résident permanent

Quand j'ai démarré mon aventure au Canada, j'imaginais partir avec des atouts : une licence en commerce international à HEC Alger et une maîtrise spécialisée en marketing, management et communication à l’École supérieure de commerce (ESC) de Toulouse. Après quelques belles expériences en force de vente, je me suis lancé en affaires entre la France et l'Algérie, et la vente d'objets publicitaires et de communication entre l'Algérie et la Chine. Tout allait très bien à mon arrivée au Québec, en mai 2015.

Avec mes diplômes et mes 10 ans d'expériences internationales, je pensais que les choses allaient être simples. J'ai commencé à chercher du travail pour rapidement constater que j'avais tort. Je ne connaissais rien de "l'expérience québécoise". Je ne savais même pas que je devais adapter mon CV ! 2016 a été une année noire. Difficultés à comprendre le fonctionnement du travail au Québec, les propositions qui n'aboutissent pas...

Jusqu'au jour où ma femme revient d’un salon de l’emploi et me parle d’ALPA. Ç'a été le déclic. J'ai assisté à tous les modules thématiques proposés par ALPA pour m'outiller dans ma recherche d'emploi et entamer la refonte de mon CV et de mon profil Linkedin. Puis j'ai passé 3 semaines à temps plein en ateliers de groupe destinés à la mise en application de ces outils, ponctués de rencontres individuelles avec une conseillère. On m'a enseigné les règles du jeu, et je me suis adapté au contexte québécois. La force d'ALPA est là : c'est de savoir valoriser le potentiel de chacun, que l'on soit bardé de diplômes ou que l'on n'ait rien. J'ai appris à adapter mon profil au plus près des offres pour décrocher un premier emploi. J'ai d'ailleurs fait le test de retirer la maîtrise de mon CV et la Banque nationale du Canada m'a contacté.

J’avais toujours fui ce secteur mais un mois après ma prise de poste, je savais que c'était ça que je voulais. Étonnamment, le domaine bancaire et le B2C me plaisent. Je sais que je suis surqualifié pour le poste mais j'ai compris que cette première expérience était une porte d'entrée autant qu'une école. Je suis satisfait de ce que j'ai et je sais où je veux aller : donner sa chance à mon employeur comme il me l'a donnée et évoluer. Je sais que je pourrai toujours invoquer ma maîtrise le jour où j'en aurai besoin pour progresser.

Aujourd’hui, je suis heureux, épanoui dans mon travail. Pour avancer ici, j’ai dû tout effacer et embrasser un métier qui n'est pas le mien. Mais j'avais avec des acquis, des connaissances, un savoir-faire qui m'ont permis de démarrer gagnant, c'est-à-dire de ne pas accepter de faire n'importe quel travail et être aujourd'hui en mesure de me projeter sur le long terme.

Vous désirez découvrir d’autres témoignages en liens avec le travail au Québec ? Téléchargez notre guide Travailler au Québec.

Auteur : Immigrant Québec

Immigrant Québec informe toutes les personnes désireuses de s’installer au Québec sur l'immigration et la vie dans la Belle Province.

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