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Toutes les informations pour immigrer, vivre, travailler et étudier au Québec (Canada)

Publié le 13 mai 2014

Savoir rester ouvert d’esprit, souriant et dynamique !

Prénom : Jimena Arrivée en : 2011 Pays d'origine : Mexique Statut à l'arrivée : Permis de travail fermé / jeunes pros

J’ai obtenu la résidence permanente grâce au système de parrainage, je suis mariée à un Québécois que j’avais rencontré quelques années précédentes à l’occasion d’un échange universitaire à Montréal. La résidence a été très compliquée à obtenir. Dans le cadre du parrainage, il a fallu que je fournisse de très nombreuses preuves de notre vie commune : des photos de notre mariage, une liste de personnes présentes à notre mariage qui pouvaient attester de la bonne foi de notre union. Finalement, au bout d’un an, avec l’aide d’un avocat, nous avons pu fournir un dossier très complet, quasiment 600 pages de preuves.

L’envie de trouver un emploi au Québec dans le domaine communautaire

Au Mexique, j’ai effectué des études en Relations Internationales et je voulais trouver un emploi au Québec dans le communautaire et le développement social. Je m’étais déjà préparée à la recherche d’emploi depuis le Mexique en consultant les sites web d’organismes internationaux qui pouvaient correspondre à ce que je recherchais, voir s’ils proposaient des offres d’emploi. Mais je n’ai pas répondu aux offres qui m’intéressaient car je redoutais le fait de devoir expliquer que j’étais au Mexique, j’ai préféré attendre d’être sur place.

De la chaleur du Mexique au froid québécois

Je pense que j’ai immigré au mauvais moment, juste au début de l’hiver ! C’est dur de passer d’une température moyenne au Mexique de 28°C à -5°C à Montréal. Et puis, au niveau des offres d’emploi, au mois de décembre, le marché est plutôt mort. Quand les températures ont véritablement commencé à chuter, ça ne donnait pas envie de sortir pour effectuer toutes ces démarches. Le pire, c’est que je pensais que le plus dur de l’hiver était juste le mois de décembre mais j’ai découvert que ça continuait en janvier, février, mars… Il était donc temps pour moi de me mettre sérieusement à chercher un emploi. 

Je parle le français depuis la maternelle mais je voulais tout de même m’améliorer au niveau de l’écrit. J’ai suivi une session intensive de cours de français écrit au YMCA pendant un mois. Ça a été plutôt efficace et j’ai aussi pu me créer un premier réseau de contacts avec d’autres immigrants de nationalités différentes. Dans le même temps je souhaitais également commencer à me faire des premiers contacts dans le domaine communautaire mais c’est un milieu très fermé. J’ai également envoyé ma candidature pour plusieurs postes mais on me répondait que je ne correspondais au profil recherché ou que j’étais surqualifiée. J’ai donc essayé ensuite de cibler des postes de chargée de projet, correspondant un peu plus à mon expérience au Mexique mais je n’ai jamais eu de réponses, les portes se fermaient. Ce fut une période plutôt difficile où j’ai pensé plusieurs fois retourner au Mexique. Heureusement, mon mari était là pour me soutenir.

Faire appel à des organismes d’aide à la recherche d’emploi

Finalement, après 9 mois de recherches infructueuses, j’ai contacté des organismes d’aide à la recherche d’emploi pour les nouveaux arrivants. Depuis mon arrivée, j’avais plutôt eu des échos négatifs à propos de ces organismes de la part d’autres immigrants donc je m’attendais à rencontrer des structures très bureaucratiques pas vraiment efficaces mais ça a été tout le contraire ! 

Dans un premier temps,  je me suis rendue au CDEC de Rosemont-Petite-Patrie où on m’a redirigé vers l’organisme La Maisonnée car, en tant que nouvelle arrivante, cet organisme correspondrait mieux à mes besoins. Entre temps, j’avais pris mes billets pour retourner quelque temps au Mexique, faire une pause et me ressourcer. Je n’étais plus très sûre de mon avenir au Québec mais j’ai tout de même pris un rendez-vous avec une conseillère en emploi à la Maisonnée à mon retour de vacances et j’ai bien fait !

Un rendez-vous avec une conseillère en emploi qui se transforme en entrevue d’embauche

Lors du rendez-vous, après 15 min de discussion, la conseillère m’a proposé une entrevue d’embauche avec son responsable ! Ça faisait quelque temps qu’il recherchait quelqu’un correspondant à mon profil. Je n’étais pas prête et pas habillée pour une entrevue mais ça s’est bien passé ! Quelques jours plus tard, j’ai passé un deuxième entretien avec le responsable de l’organisme. 

Cette fois-ci, j’avais du temps mais je l’ai préparé à la mexicaine, c’est-à-dire avec les talons hauts, du parfum, des bijoux, des couleurs très flashy ! Ça a beaucoup fait rire mon mari qui m’a expliqué que ça ne fonctionnait pas comme ça au Québec : il faut s’habiller de façon plus classique et plus sobre. L’entrevue s’est parfaitement déroulée, j’ai eu le poste et pris mes fonctions dès le lundi suivant. J’ai commencé à la Maisonnée comme assistante et, un an plus tard, je suis devenue conseillère en emploi. Je serais toujours reconnaissante envers les personnes qui ont crû en moi.

L’importance d’avoir un bon niveau d’anglais à Montréal

Au niveau des langues, je pense que maitriser le français et posséder en plus un bon niveau d’anglais est très important à Montréal. Le Québec est quand même frontalier avec les États-Unis et le Canada anglophone donc, dans ce contexte, l’anglais est obligatoire. D’ailleurs, j’ai pu constater que l’anglais est souvent une compétence exigée de la part des employeurs. Un employeur m’a même fait passer un test d’anglais plutôt poussé pour un stage auquel j’avais postulé.

Rester positif et dynamique

Quand je reçois des immigrants, dans le cadre de mon travail, je leur conseille toujours de rester ouverts d’esprit, souriants, positifs, dynamiques et d’aller de l’avant. Il ne faut surtout jamais lâcher, être persévérant. Et puis, malgré le froid et l’hiver, se forcer à sortir de chez soi. Je perçois l’immigration comme une feuille blanche, on repart de zéro, c’est l’occasion de faire et devenir ce que l’on veut. On ne connaît personne dans ce nouveau pays, on ne sera pas jugé, on peut réinventer sa vie ! 

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