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Toutes les informations pour immigrer, vivre, travailler et étudier au Québec (Canada)

Publié le 04 octobre 2015

Savoir se réinventer

Prénom : Fabien Arrivée en : 2010 Pays d'origine : Suisse Statut à l'arrivée : Permis de travail fermé / jeunes pros

Enseignant et chargé de projet en environnement pour des organisations internationales, je jonglais entre la Hongrie, la Suisse et la Chine. Je suis arrivé à Montréal en 2010 après avoir rencontré une montréalaise à Pékin. J'avais la chance d'être né en Ontario et d'avoir la citoyenneté canadienne (mais je n'avais presque jamais vécu au Canada). Je n'ai donc eu aucune démarche d'immigration à faire à mon arrivée.

Obtenir un diplôme québécois pour faciliter mon insertion professionnelle

J'avais réalisé mes études en Suisse et en Chine et aucun de mes diplômes n'étaient reconnus au Québec. Je n'avais pas d'expérience québécoise et je ne trouvais aucun emploi dans mon domaine, l'environnement. Voyant que mon profil n'était pas adapté au marché du travail local, j'ai décidé de reprendre une formation en cours du soir. De 2011 à 2013, j'ai suivi une maîtrise à l'Université de Sherbrooke à Longueuil dans la gestion des systèmes en technologie de l'information. La majorité de ma classe était des nouveaux arrivants qui souhaitaient obtenir un diplôme québécois pour faciliter leur insertion professionnelle.

Repartir de zéro

Parallèlement à ma formation, j'avais trouvé un emploi de traducteur pour le français et l'allemand dans une entreprise de jeux vidéos. Je m'étais également inscrit dans des agences de placement pour du travail alimentaire. Au Québec, il ne faut surtout pas renoncer mais accepter des expériences professionnelles en dessous de ses capacités pour pouvoir rebondir par la suite. Je ne comprenais pas très bien le système du réseautage qui est très différent de ce que j'avais vécu en Chine ou en Suisse. J'ai donc commencé à particper à des 5 à 7 et à me tisser ainsi un réseau professionnel.

Lancer mon entreprise

Je me posais beaucoup de questions sur le système financier canadien. J'ai donc décidé de lancer mon entreprise. Je suis d'une part courtier autonome dans la planification financière et également recruteur en technologie de l'information (TI). En tant qu'immigrant, j'ai la chance d'avoir expérimenté d'autres réalités professionnelles, de connaître d'autres façons de faire. Ce côté novateur et innovant est un atout car, au Québec, il est très facile de se réinventer et de promouvoir d'autres idées.

Des opportunités d'emploi dans les TI en région

En tant que recruteur en TI, je rencontre de nombreux candidats qui ont des difficultés à trouver un emploi à Montréal. Certains employeurs sont également parfois réticents à recruter des nouveaux arrivants sans expérience québécoise. En région, la situation est vraiment différente. La pénurie de main-d'oeuvre dans ce secteur est importante et les employeurs n'hésitent pas à embaucher un nouvel arrivant qui ne correspond pas forcément au profil recherché. Il y a de réelles opportunités d'emploi dans le secteur des TI en région.

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