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Publié le 21 octobre 2015

Se confronter à une autre culture

Prénom : Sarah et Sébastien Arrivée en : 2012 Pays d'origine : Belgique Statut à l'arrivée : Étudiant

Nous nous sommes préparés durant un an et demi avant de partir. Nous nous sommes notamment rendus à Bruxelles au salon Destination Canada. À cette occasion, nous avions adapté notre CV aux normes québécoises et rencontré de nombreux recruteurs. Nous avons obtenu les réponses à nos questions concernant le marché de l'emploi au Québec. Nous étions prêts à partir.

Trouver un emploi : plus difficile que prévu

Malgré nos recherches en amont, nous avons connu quelques désillusions concernant le travail. Nous pensions que cela serait plus facile de trouver dans nos domaines respectifs ; la confrontation avec la réalité du marché a été difficile à accepter. Le PVT est un permis de travail qui n'est pas toujours bien vu par les employeurs et qui est assez précaire. Certains sont réticents à embaucher une personne dont le permis expire au bout d'une année. 

Sébastien : Je recherchais un emploi de chargé de projets dans le domaine de la construction. J'avais envoyé beaucoup de CV et de candidatures spontanées mais la recherche était longue et difficile. Je savais que la première expérience québécoise était importante et me donnerait de la crédibilité pour mes recherches. J'ai finalement trouvé un emploi d'estimateur dans une entreprise familiale de plomberie. J'avais trouvé l'offre sur le site Internet Jobboom et je m'étais déplacé pour postuler. Ce n'était pas l'emploi que je recherchais mais le domaine n'était pas très éloigné.

Sarah : Me concernant cela a été plus difficile que Sébastien. Je recherchais un poste dans le domaine du marketing ou de la communication mais je ne pensais pas que le bilinguisme était exigé. J'avais démarché plusieurs agences de placement qui me proposaient uniquement des missions à court terme mais je souhaitais vraiment un poste stable sur du long terme. Finalement j'ai occupé le poste de réceptionniste pour l'entreprise familiale dans laquelle travaillait Sébastien. Je suis restée à ce poste un an et demi avant d'avoir une autre opportunité.

Ne pas se vendre au rabais

Sébastien : Les premiers mois, j'étais rémunéré à 18 $ CAN de l'heure puis, après quelques mois, mon salaire est passé à 20 $ CAN de l'heure pour 40 heures par semaine. Je suis resté un an et demi dans cette entreprise qui a bien voulu me garder à la fin de mon PVT avec un permis de travail fermé. Finalement, j'ai démissionné et j'ai trouvé un emploi de chargé de projet qui me correspondait. Je suis mieux rémunéré, 52 000 $ CAN par an et j'ai de nombreux avantages comme 4 semaines de vacances en été, une assurance santé, etc.

Sarah : C'est vrai qu'ici il faut savoir négocier et surtout ne pas se vendre au rabais. La relation lors de l'entrevue est vraiment différente de ce que je connaissais en Belgique. Ici, c'est l'employeur qui doit séduire le candidat alors qu'en Belgique le rapport est inversé. 

S'adapter aux spécificités locales

Sébastien : Le domaine de la construction au Québec est différent de celui que je connaissais en Belgique. Système de mesure, spécificités techniques, matériaux, il m'a fallu du temps pour adopter les bons termes mais aujourd'hui je maîtrise le sujet. 

Réseauter en toute occasion

 Sarah : J'avais trouvé mon premier emploi grâce à Sébastien dans l'entreprise pour laquelle il travaillait. Ensuite, par le biais d'amis et de connaissances, j'ai trouvé mon poste actuel de rédactrice technique. Réseauter ce n'est pas forcément assister à des événements de réseautage, c'est aussi faire marcher son réseau de contacts plus ou moins proche et rester connectée aux autres. Faire fonctionner son réseau est un moyen efficace pour trouver un emploi.

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