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S'extraire de la culture familiale

Publié le 19 mars 2017
Prénom : Olena
Arrivée en : 2012
Pays d'origine : Ukraine

Les parents d’Olena sont arrivés d’Ukraine enfants, ils n’avaient que 3 et 5 ans. Et c’est ici, au sein de la communauté ukrainienne de Montréal qu’ils se sont rencontrés. Quand on lui pose la question de son identité, Olena répond qu’elle est multiple. « Je suis canadienne, mais aussi ukrainienne et québécoise ». Mais ça n’a pas toujours été aussi facile de se définir : « A l’adolescence, j’ai vécu un véritable conflit identitaire, je n’arrivais pas à trouver ma place. » 

Il faut dire qu’Olena a subi une très grande pression familiale quant à ses origines. Elle a baigné toute son enfance dans l’univers ukrainien. « J’allais à l’école ukrainienne le samedi, à l’orchestre ukrainien le mardi, à la danse ukrainienne et aussi aux scouts ukrainiens. C’est seulement en commençant la danse, vers l’âge de 12 ans, que j’ai commencé à m’émanciper peu à peu de cette culture. » S’extraire du joug familial n’a pas été une mince affaire. « Quand j’ai eu mon premier chum vers l’âge de 16 ans, ça a été vraiment compliqué. Ma grand-mère a eu des mots vraiment durs, elle disait que je l’emmenais à son tombeau. Je pense que ç’aurait été différent s’il avait été ukrainien ». 

Elle ajoute « Ce n’était pas plaisant ni pour moi ni pour mes parents. J’avais l’impression qu’ils étaient menottés à leur culture. » Aujourd’hui, Olena a fait la paix avec ses origines et son identité. « Et puis, ma famille s’est fait une raison » plaisante-t-elle. 

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Finalement, nous avons tellement aimé Québec et sa région que nous sommes restés. C’est tellement pittoresque et romantique. On a l’impression d’être dans un décor de carte postale ici. Il y a plein de festivals, les gens sont très gentils et on y mange très bien.

Une nostalgie récurrente

Après un voyage en été au Québec, puis un autre en hiver, j’ai trouvé un job à Montréal depuis la France. Ce que je recherchais c'était l’aventure et le dépaysement. Je n’ai pas quitté la France parce que j’en étais dégouté, ou frustré, j’y avais une bonne situation et beaucoup d’amis.