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Publié le 21 novembre 2016

Suivre une formation professionnelle en région

Prénom : Jérôme Arrivée en : 2014 Pays d'origine : France Statut à l'arrivée : Permis temporaire ouvert / PVT

En 2013, quand ma copine m’a proposé de la suivre au Québec pour ses études, je ne savais même pas où cela se situait sur la carte. Après un mois de recherche, j’ai finalement accepté son offre et je suis parti suivre un DEP en mécanique automobile en Abitibi-Témiscamingue.

Mes premières démarches

Lors d’un salon en France, nous avons rencontré des représentants du Québec qui nous ont dirigés vers la ville de Val-d’Or afin que ma copine puisse suivre un DEP en coiffure. Nous avions réservé un logement depuis la France pour les premiers jours et ensuite le service du centre de formation de Val-d’Or nous a beaucoup accompagné pour les premières démarches : ouverture d’un compte bancaire, recherche de logement, faire son épicerie… Je m’étais renseigné depuis la France pour refaire mon CV selon les critères québécois, car je voulais trouver un travail dès mon arrivée en complément de mes études. J’ai très rapidement été embauché comme plongeur. J’ai par la suite trouvé un emploi près de chez moi. Je travaillais 30 heures par semaine en plus de mes 36 heures de cours.

S’adapter à l’environnement

J’ai eu beaucoup de mal à m’adapter à la fois à l’école, mais aussi au climat québécois. La majorité des étudiants de ma classe avait entre 16 et 17 ans alors que j’en avais 23. Les centres d’intérêt n’étaient pas les mêmes. Ici la pêche et la chasse sont une tradition très importante. J’étais davantage centré sur mes études et mon travail, en décalage certain avec les autres élèves. La langue a également été un défi pour moi. J’avais beaucoup de mal à comprendre ce que l’on me disait, mais aussi le vocabulaire courant. La première fois que j’ai entendu le mot char pour désigner une voiture je n’ai pas du tout compris ! Dans le domaine automobile, l’anglais est utilisé pour tous les termes techniques. Moi qui ne maitrisais pas cette langue, j’ai dû faire de grands efforts pour comprendre les cours. Mon premier hiver a été difficile à passer. J’avais déjà froid au mois d’août ! Finalement, à partir du printemps, je me suis senti mieux. J’avais mes repères et j’avais quelques amis.

Financer ses études

Nous étions venus avec toutes nos économies pour subvenir à nos frais. Malgré cela, il était nécessaire pour moi de travailler en dehors de mes études. Les frais d’inscription, de 2 500 $ CAN pour les deux ans, étaient les mêmes que pour les étudiants québécois et nous avons dû payer 1500 $ CAN pour une assurance santé pour deux ans. La seconde année, j’ai bénéficié du programme de prêt bourse. J’ai obtenu 2370 $ CAN de prêt et 5000 $ CAN de bourse. Je vais les rembourser à la fin de ma formation. J’ai terminé mon DEP au mois de mai, ma famille est venue pour ma graduation. Après un stage de 3 semaines dans un garage, le patron m’a proposé un contrat de 5 ans. En échange de mon engagement, je pourrai partir tous les deux ans pour 3 à 4 semaines de vacances.

Autres témoignages

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Finalement, nous avons tellement aimé Québec et sa région que nous sommes restés. C’est tellement pittoresque et romantique. On a l’impression d’être dans un décor de carte postale ici. Il y a plein de festivals, les gens sont très gentils et on y mange très bien.

Publié le : 13 février 2018

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Mon mari ayant été recruté par une entreprise québécoise, nous avons traversé la frontière pour nous installer à Québec avec un visa de travail valable pour trois ans.

Publié le : 15 janvier 2018