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Publié le 01 octobre 2012

Un retour aux études indispensable pour travailler dans nos secteurs d'activités

Prénom : Hocine et Tinihenene Didaoui Arrivée en : 2011 Pays d'origine : Algérie Statut à l'arrivée : Permis de travail fermé / jeunes pros

Nous sommes arrivés à Montréal en juillet 2011 après 6 années d'attente de notre résidence permanente. Malgré une bonne situation, nous n'avions pas les moyens d'accéder à la propriété et nous avions envie d'améliorer notre quotidien. Lorsque notre fils est né, cela nous a conforté dans notre choix. 

Hocine

En Algérie, j'étais technicien supérieur en froid industriel et climatisation depuis neuf ans. Ici, j'ai d'abord travaillé pendant 14 jours comme cariste, puis j'ai été licencié pour cause de restructuration. J'ai alors pris rendez-vous avec un conseiller au CLE de Lasalle qui m'a informé du programme PRIIME qui permet aux employeurs de recevoir une aide financière pour l'embauche d'un immigrant, mais je n'ai pas rencontré d'entreprises intéressées. La plupart des employeurs me demandaient si j'avais une carte de compétences. J'ai pu obtenir une carte de qualification de « lift » après avoir réussi un examen qui m'a coûté 250$. 

Tinihenene

Je travaillais en administration/comptabilité en Algérie. Après l'obtention du CSQ, j'ai reçu une invitation à participer au programme SIEL du ministère de l'Immigration et des Communauté culturelles (MICC) qui permet de se familiariser avec l'univers du travail québécois. Il s'agit d'une vraie formation avec des travaux pratiques, un plan d'action et des rendez-vous virtuels avec des conseillers. Je l'ai énormément utilisé. Mais à mon arrivée au Québec, je n'ai pas réussi à trouver un emploi malgré l'envoi de nombreux CV. J'ai été surprise de voir à quel point l'anglais était important pour trouver du travail. La plupart des postes auxquels j'ai postulé exigeaient un vrai bilinguisme, et non pas un anglais fonctionnel. J'ai regretté que le SIEL n'informe pas plus sur l'usage de l'anglais au travail car nous avons attendu notre résidence permanente pendant 6 ans : autant de temps où nous aurions pu prendre des cours d'anglais. 

Hocine

Pour exercer ma profession de frigoriste, je dois reprendre des études. Je vais bientôt suivre une formation sur 16 mois (1 800 heures) pour obtenir un DEP (Diplôme d'études professionnelles). J'aurais pu faire reconnaître une partie de mon expérience grâce au programme de RAC (Reconnaissance des acquis et des compétences), mais les normes, la technologie et le vocabulaire utilisés au Québec sont tellement différents qu'en Algérie que je préfère reprendre un parcours initial. Ensuite, je devrai travailler pendant 5 000 heures (environ 4 ans) comme apprenti pour obtenir une carte de compétences. 

Tinihenene

Face à mes difficultés pour trouver un emploi, j'ai pris un rendez-vous avec l'OFII (Office français de l'immigration et de l'intégration au Québec). C'est un organisme qui offre gratuitement des services d'aide à la recherche d'emploi. Je me suis aperçue que mon CV n'employait pas le bon vocabulaire pour décrire mes expériences professionnelles. Parallèlement, je prépare un diplôme de 1er cycle universitaire (un certificat) à HEC Montréal dans le but d'intégrer l'ordre des comptables généraux accrédités (CGA). 

Hocine

Il faut faire preuve d'abnégation car malgré une expérience professionnelle solide, pour exercer certains métiers, il faut tout reprendre à zéro. Financièrement, il faut avoir beaucoup d'argent de côté ou trouver une solution pour reprendre les études. 

Tinihenene

Je bénéficie d'un prêt-bourse qui nous permet de subvenir à nos besoins le temps de faire notre cycle d'études. Il faut être très patient et montrer beaucoup de volonté. Je conseillerais aux futurs immigrants déjà francophones de travailler fort leur anglais : cela leur sera vraiment utile sur le marché du travail.  

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